|
Lors de ce premier tour des élections régionales, dimanche 14 mars, le
Parti socialiste est devenu la première force politique de France en
devançant l’UMP
>> Lire l’analyse du politologue Bruno Cautres: L’UMP,
un parti sans alliés avec une stratégie qui s’essouffle
Ces
élections ont été également marquées par un regain du Front national
(FN) et une abstention exceptionnelle (53%), plus d’un électeur sur deux ayant boudé les urnes.
>> Revoir tous les résultats de la soirée en images
En Ile-de-France, Les listes UMP de Valérie Pécresse devancent à
l’issue du premier tour les listes PS de Jean-Paul Huchon (28% contre
24,3%), Europe Ecologie arrivant 3e avec 17,7% des voix, devant le FN
(9,6%), selon une estimation Opinionway. Le Front national, dont la tête
de liste est Marie-Christine Arnautu, serait proche de la barre
fatidique des 10% nécessaire pour se maintenir.
Avec 6,4%, la liste du Front de gauche menée par le numéro deux du PCF
Pierre Laurent est en mesure de fusionner avec la liste de Jean-Paul
Huchon, qui devrait aussi fusionner avec Europe Ecologie. Toutes les
autres listes sont éliminées.
Le MoDem obtient 3,8% des voix, Debout la République 3,7%, le NPA
mené dans la région par Olivier Besancenot 2,5%.
L’Alliance écologiste indépendante recueille 1,7%, Lutte ouvrière 0,7%,
la liste Chrétienne 1% et la liste Émergences (DIV) 0,6%.
>> Lire
les réactions de la classe politique à l'issue du premier
tour
>> Suivez en temps réel le compte Twitter de Ramdam
«Les Français ont
envoyé un message clair et fort, ils ont aujourd’hui exprimé leur refus
d’une France divisée, angoissée et affaiblie», a déclaré une
Martine Aubry (PS) rayonnante. Sur des plateaux de télévision à
l’ambiance électrique, Rachida Dati (UMP) a estimé que la majorité
présidentielle devait «reprendre (ses) fondamentaux» pour
éviter de «se retrouver encore une fois avec des électeurs qui se
sentent abandonnés». L’abstention «ne permet pas de tirer un
enseignement national» et «tout reste ouvert» pour le
second tour, a toutefois affirmé François Fillon. L’UMP a cherché dès ce
soir à remobiliser les abstentionnistes pour faire la différence au
second tour.
>> Rendez-vous toute la semaine sur Ramdam pour l'entre deux tours, et dimanche prochain, le 21 mars, pour un live du deuxième tour >>
|
|
|
Le New York Times a déjà édicté, à l’usage de ses
journalistes, une charte interne pour l’utilisation des réseaux
sociaux. C’est au tour de Reuters de s’emparer du problème. L’agence
vient de rédiger un règlement à l’adresse de ses employés. «Nous
voulons vous encourager à vous servir des réseaux sociaux dans votre
métier de journaliste, mais nous voulons aussi être certains que vous
connaissez les risques – notamment ceux qui menacent la réputation
d’indépendance et d’intégrité de Reuters.»
Pas de scoop sur Twitter, pas de liens intempestifs, pas de bagarre
dans les commentaires en ligne… Voici quelques unes des recommandations
relevées.
>> Lire la suite sur le blog Work In Progress >>
|
|
2h27. C'est l’heure à laquelle Koli allume encore une
cigarette, histoire de se détendre. C’est à son tour d’occuper le
bâtiment d’une entreprise dans le 6e arrondissement de Paris jusqu’au
lever du soleil. Avec quelques camarades, tous sans papiers, il va
rester debout toute la nuit.
Pour Koli, fumer, cela le réchauffe un peu. La cour du bâtiment du 6e arrondissement où ils ont installé leur camp est à ciel ouvert
et, au moment de mon passage, il y fait un froid terrible. Il me voit glisser dans la cour et s’avance vers moi pour me serrer
la main. « Comment ça va? Comment tu t’appelles? » demande-t-il, apparemment
peu surpris par mon passage nocturne. Les autres, assis derrière lui et emmitouflés de manteaux épais et
bonnets en laine, ne bougent pas.
Koli m’explique qu’il avait quitté son Mali natal pour venir à
Paris, où il a trouvé du travail en tant que maçon. Mais l’année
dernière, Koli était parmi les 250 sans-papiers, pour la plupart des
salariés éparpillés dans diverses petites entreprises, qui se sont
mobilisés pour obtenir un titre de séjour.
Cela fait trois mois qu’ils occupent les locaux du Fonds
d’assurance formation des salariés de l’artisanat du BTP. Cela fait un
mois qu’un ordre du Tribunal de grande instance de Paris exige qu’ils
soient expulsés. « On est 15 à monter la garde cette nuit », me raconte-t-il, la
voix rauque. On sait que les flics peuvent nous
expulser à n’importe quel moment. »
|
|
|
L'équipe
de Ramdam s'associe avec avec MSN et se mobilise dimanche 14 mars, lors du premier tour des élections régionales en Ile-de-France.
Dès 18 heures, pour vous faire vivre la soirée électorale en direct
depuis les Etats-majors des partis.
Sur le site, retrouvez dans un flux alimenté en continu leurs textes,
sons, vidéos des journalistes et venez poster vos commentaires.Des
reporters feront partager via Twitter l'ambiance dans les QG, les
réactions des militants et des principales têtes de liste.
Dès 20 heures, pour vous donner tous les résultats du premier tour à
l'échelle de la région, des partis et des départements, via des cartes
ou des graphiques.
A partir de 22 heures, pour décrypter les
dynamiques politiques régionales et les enjeux du deuxième tour.
Ramdam c'est une veille des médias et du Web sur les régionales, un
décryptage des enjeux des élections, par thème, par parti ou par
département, des bonnes histoires et du buzz.
Pour suivre la
campagne des régionales en Ile-de-France, rendez-vous dès à présent sur
Twitter,
sur Facebook, sur Le
Monde.fr et toujours à l'adresse suivante: http://regionalesidf.fr.
>> A ne pas manquer en ce moment sur Ramdam >>
- Un comparateur des programmes bien utile avant d'aller
voter;
- Une vidéo très LOL "dans le bus de Julien Dray".
- Une enquête désintox sur la fiscalité en Ile-de-France
|
|
|
Journaliste anglais et auteur de l'ouvrage SuperMedia, Charlie Beckett a travaillé
dans des rédactions traditionnelles, à la BBC et à Channel 4 News, avant de réfléchir à l’impact
des nouvelles technologies sur le journalisme et aux mutations de son métier. Aujourd’hui,
il est le directeur du think tank «Polis» à la London School of
Economics.
Vendredi 26 février, il était à l’école de journalisme de Sciences
Po pour donner un cours sur le «networked journalism». Autrement dit, le journalisme
en réseau. «Une synthèse de journalisme traditionnel, de technologies issues
des nouveaux médias, et de participation de l’audience», explique-t-il. «Dans le monde entier, les médias vivent une
révolution. La technologie, la politique et l’économie ont radicalement changé le
journalisme. Etes-vous prêts pour ce nouveau monde?»
>> A lire sur Work In Progress: le résumé du cours de Charlie Beckett >>
|
|
|
Yamakasi, un nom qui fait rêver. Tout le monde se souvient des acrobaties spectaculaires, des tours de cités escaladées en quelques instants sous l'œil de la caméra de Luc Besson. Ces exploits sont le fruit d'un long travail et d'une vraie philosophie... Et c'est pour apprendre tout cela aux autres que Chau Belle et les autres Yamakasi ont créé leur académie, nommée ADD .
Reportage: Sarah Benhaida et Emanuele Marzari
|
|
|