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Les inscriptions à l'Ecole de journalisme de Sciences Po sont ouvertes

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Les inscriptions à l'Ecole de journalisme de Sciences Po sont ouvertes. Pas une minute à perdre, nous vous attendons !

Et aussi :

 

A propos de l'Ecole de journalisme de Sciences Po

 

A propos des admissions de Sciences Po

 

Bonne chance à vous tous !



 

Applications for Sciences Po Journalism School are open

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Applications for Sciences Po Journalism School are open. Don't wait, we are waiting for you !

And :

 

About Sciences Po Journalism School

 

About Sciences Po admissions

 

Best of luck !



 

L’Ecole de journalisme de Sciences Po et Google saluent l’innovation pour la 3e fois

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Paris, le 8 décembre 2014 - L’Ecole de journalisme de Sciences Po et Google ont attribué le Prix de l’innovation en journalisme aux projets « Ijsberg » réalisé par des étudiants de l’Université de Lyon III, l'ISCPA de Lyon et l'IEP d'Aix et à l’application « Combien gagne mon voisin? » portée par des étudiants de l’Ecole de journalisme de Sciences Po.


Cette troisième édition du Prix de l’innovation salue l’utilisation innovante des technologies du Web au service d’une information de qualité. Elle s’inscrit dans la continuité des partenariats entre Google et Sciences Po depuis 2011, qui comprennent aussi des bourses d’études pour les élèves de l’Ecole de journalisme de Sciences Po admis au double diplôme avec Columbia pour les aider à financer leur scolarité.


Les deux projets lauréats ex-aequo ont su démontrer, chacun à leur manière, une ambition journalistique servie par une utilisation pertinente des ressources des médias numériques, le tout combiné à une démarche intelligente et rigoureuse dans la conception d’informations adaptées aux nouveaux usages.

Les deux projets récompensés en un clin d'oeil :

 

 

- Ijsberg Magazine

 

Capture d’écran 2014-12-04 à 13.45.04.png

 


Promptement, calmement, ou lentement, Ijsberg Magazine est un nouveau média adapté à différentes temporalités de consultation de l’actualité, qui met l’accent sur les longs formats et sur des contenus pensés pour le Web. Fondé par Sébastien Bossi Croci, Florent Tamet, Antoine Boyet, Willy Clauzel, Laure Curien, Rémy Fayon, Camille Grange et Melyna Lemonaris, ce projet, innovant, né comme une véritable start-up de l’information, remporte le prix doté de 5.000 euros.

ijsbergmagazine.com


- Combien gagne mon voisin?

 

Capture d’écran 2014-12-04 à 14.06.15.png

 


Quel est le salaire de M. Durand, 44 ans, comptable à Lyon? La réponse est sur l’application Combien gagne mon voisin?, lancée pendant l’hiver 2014 par des étudiants de l’Ecole de journalisme de Sciences Po, Camilo Moreno Kuratomi et Florencia Rovira Torres. Ce projet, qui pousse très loin l’exploitation des données et leur traitement journalistique, donne à voir les inégalités salariales entre hommes et femmes, même lorsque ceux-ci font le même métier, et entre Paris et les régions. « Combien gagne mon voisin? » remporte le prix doté de 5.000 euros.

combiengagnemonvoisin.com

 

 

Le Prix de l’innovation en journalisme est remis à l’occasion de la 6e conférence internationale sur « les nouvelles pratiques du journalisme » organisée le 8 décembre 2014 à Paris par l’Ecole de journalisme de Sciences Po et la Graduate School of Journalism de Columbia, à New York.

 

 

Sélectionnés parmi plus de 80 candidatures, les lauréats ont séduit un jury de professionnels composé de :

Clémence Lemaistre, rédactrice en chef de BFMTV.com et BFM Business en ligne

Jean-Marc Manach, journaliste d'investigation

Thibaud Vuitton, rédacteur en chef adjoint de France TV Info

Alice Antheaume, directrice adjointe de l'Ecole de journalisme de Sciences Po


Conformément au règlement, aucun des membres du jury n’a pu voter pour un projet issu d’une organisation dont il serait salarié ou collaborateur.


A propos de Google Inc.

 

Google est un leader technologique mondial, dont l’objectif est d’améliorer l’accès de chacun à l’information. Les innovations de Google dans le domaine de la recherche et de la publicité en ligne ont fait de son site l’un des premiers du web, et de sa marque l’une des plus reconnues du monde.

Google est une marque déposée de Google Inc. Tous les autres noms d'entreprises et de produits peuvent être des marques déposées des sociétés respectives auxquelles ils sont associés.

A propos de l’Ecole de journalisme de Sciences Po

 

L’Ecole de journalisme de Sciences Po, située à Paris, est une école reconnue par la profession des journalistes. Ses programmes, ouverts sur l’international et axés sur le journalisme numérique, reposent sur une double exigence : l’approfondissement de savoirs académiques en sciences sociales, propres à Sciences Po, indispensables aujourd’hui à de futurs journalistes ; et l’apprentissage pratique du métier de journaliste par l’intervention de professionnels des médias, journalistes et rédacteurs en chef reconnus.

Pour en savoir plus, veuillez visiter le site www.journalisme.sciences-po.fr

 

Contacts :

Caroline Allain, Sciences Po

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Alice Antheaume, Ecole de journalisme de Sciences Po

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Clément Wolf, Google

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#NPDJ Ce qu'il faut retenir de la conférence des nouvelles pratiques du journalisme 2014

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Written by Les étudiants de l'Ecole de Journalisme de Sciences Po

 

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La 6ème édition des NPDJ commence à Sciences Po. Ouverture de la journée par Bruno Patino, directeur de l'Ecole de journalisme de Sciences Po,

sur le thème des métamorphoses du journalisme. © Jérôme Lachasse

 

Vous n'avez pas pu participer à la 6e conférence sur les nouvelles pratiques du journalisme du 8 décembre 2014 mais êtes curieux de savoir ce qui s'y est dit ? Vous avez oublié ce que l'un des intervenants a dit pendant cette journée ? Ou vous souhaitez retrouver un lien partagé pendant cette journée ? Cette page est faite pour vous ! Vous y retrouverez les 5 points clés de chaque intervention ainsi que des interviews vidéo de chaque professionnel invité sur la scène.

 

>>> Retrouvez le live de la journée >>> 

 

>>> Retrouvez le livestream vidéo de la journée >>>

 

>>> Retrouvez toutes les photos >>>

   

 

10 ans de métamorphoses journalistiques et ensuite... / 10 years of journalistic changes and after...

 

Qu'a dit Bruno Patino, directeur de l’Ecole de journalisme de Sciences Po @brunopatino ?

 

● Ces 10 dernières années, les journalistes ont dû faire face à de nouveaux défis : l’irruption du temps réel, l’apparition des pure-players, la montée en puissance des réseaux sociaux.

● Aujourd’hui, la concurrence dans le monde des médias est omniprésente et protéiforme. Dans son "Innovation Report", le New York Time (NYT) se trouve 7 concurrents : pure players, réseaux sociaux, applications, portails, médias de niche, médias traditionnels, médias étrangers.

● 2014 est l’année où le Web mobile a dépassé l'audience sur le Web "fixe".

● Le monde des médias a connu un bouleversement de la publicité : avec le native advertising, la muraille de Chine entre les informations et la publicité est tombée.

● À l’heure du Big Data, les données sont devenues un terrain d’enquête journalistique à part entière. Elles nécessitent un savoir-faire particulier, qui n’est pas toujours partagé dans l’ensemble des rédactions.

 

 

Anatomie d’un robot journaliste / Anatomy of a robot journalist

 

 

 

Qu'a dit Nicholas Diakopoulos, assistant professeur à l’Université du Mariland et chercheur du Tow Center de Columbia @ndiakopoulos ?

  

●  Des algorithmes sont présents dans les rédactions, et il y a même des journalistes robots. Ceux-ci aident les journalistes à gérer plus d’informations, plus vite et avec moins de main d'oeuvre : ils collectent les informations et leur donnent du sens en agrégeant des données.

● Quel type de décisions prennent les algorithmes? Les décisions qu'ont choisi les développeurs qui ont programmé ces mêmes algorithmes quand ils hiérarchisent, classifient, associent et filtrent. 

● Par exemple, sur Facebook, un algorithme hiérarchise les informations qui arrivent dans le fil d’actualités. Il repère certains mots-clés et en déduit que le post mérite d’être lu par les amis de l’utilisateur.

● Mais les robots journalistes ont un problème : si les données ne sont pas correctement organisées, le texte écrit ne le sera pas non plus, car l'algorithme ne les reconnaîtra pas (et ne les traitera pas) correctement.

● L'utilisation des robots et des algorithmes posent des questions éthiques. Il faut donc décider quelle est leur place et leur rôle au sein de la rédaction, et surtout, comment ils sont présentés au public.

 

 

Qu'a dit Kelly McBride, vice-présidente des programmes académiques de Poynter @kellymcb ?

 

● Les algorithmes prennent aussi le rôle des médias dans la sélection de l’information, de moins en moins effectuée par des humains.

● Volontairement ou non, les journalistes sont quotidiennement influencés par les algorithmes. Ils doivent donc apprendre à les comprendre : comment marchent-ils ? Comment leurs contenus sont-ils partagés sur les réseaux sociaux ? Quel est l’intérêt des mots-clés dans les titres ?

● Les algorithmes contrôlent aussi l’acheminement de l’information. C’est le principe du “News will find me”. Kelly McBride note que "la plupart du temps, le public ne remarque pas si un article a été rédigé par un robot".

● Les journalistes doivent être plus transparents sur le rôle des algorithmes, éduquer les internautes sur l’implication d’un paysage de l’information maîtrisé par les algorithmes. Comment ? En étant disponible sur Twitter, sur Reddit, etc.

● Les algorithmes vont changer l’organisation de la démocratie, car la popularité d’une idée n’est plus déterminée par la rhétorique d’un citoyen, comme dans la démocratie athénienne, mais par les algorithmes.

 

 

Slate Reader, la sélection 50% algorithmique 50% humaine / Slate Reader, 50% algorithm 50% human selection

 

Qu'a dit Melissa Bounoua, journaliste à Slate.fr @misspress ?

 

  

● A l’origine de Slate Reader se trouve un constat : il y a trop d’informations sur Internet et donc un besoin urgent de tri et de hiérarchisation. Reader s’inspire de différents outils déjà existants : NYT Now (The New York Times), i100 (The Independent), Brief.me, L’important, mais aussi Reddit.

● Sur Reader, la curation est 50% algorithmique, 50% humaine. Les contenus (50% en français, 50% en anglais) sont organisés en tags, non plus en rubriques traditionnelles (International, Politique, Economie, etc…).

● Le fonctionnement : un algorithme scanne 50.000 URLs chaque jour sur les réseaux sociaux et procède à une première sélection.

● Le second niveau de sélection est humain : retitrage, tagging, enrichissement avec des contenus multimédias…

● Reader est dans la lignée de l’identité de Slate et de sa culture de la "curation" : contenus décalés et en quantité raisonnable (40 par jour). 

 

 

Journalisme, vie privée et sécurité en ligne : faut-il devenir parano? / Journalism and paranoia : how to deal with digital privacy and security?

 

Qu'a dit Susan E. McGregor, directrice adjointe du Tow Center de Columbia @susanEMcG ?

 

 

● En France, les metadata sont privées mais elles ne le sont pas aux Etats-Unis. Par exemple, l’affaire des “fadettes” du Monde n’aurait jamais pu exister là-bas. Si on lui demande, un journaliste doit donner ses sources.

● Notre smartphone est une “radio” qui ne protège pas nos informations privées, mais au contraire les communique : points de connexion les plus fréquents, où et qui nous appelons, durée des appels, etc.

● “Don’t be paranoid, be prepared”. Il faut s’organiser pour se protéger, individuellement et collectivement. Les journalistes peuvent conserver les contacts de leurs sources dans un carnet de note, mais aussi crypter leurs systèmes de chat, leurs ordinateurs et leurs téléphones.

● Les rédactions ont recours à des experts en informatique pour former et donner de bons outils aux journalistes. Quelques exemples : Security in a Box, Saferjourno

● Il est également possible de collaborer avec des organisations non journalistiques, comme Tactical Technology Collective\PThe Guardian Project, Committee to Protect Journalists… 

 

>>> Par ici, Susan E. McGregor vous aide à comprendre Internet en un clic ! <<< 

 

 

La déontologie sur mesure / Do-it yourself ethics code

 

Qu'a dit Tom Kent, éditeur en charge de la déontologie à Associated Press @tjrkent ?

 

 

● “La moralité journalistique ne peut être la propriété d’un seul code” : le Do It Yourself Ethics Code de l'Online News Association (ONA) est un code de déontologie sur-mesure, en ligne depuis 15 mois et qui mobilise 30 journalistes. “Tout le monde a le droit d'oser avoir des opinions sur l’éthique journalistique”.

● Le but premier est de déterminer les principes fondamentaux du journalisme même à l’ère du numérique : dire la vérité, rectifier les erreurs, ne pas permettre aux annonceurs de menacer l’intégrité du reportage, etc.

● Le deuxième objectif concerne l’engagement du journaliste. Il doit consciemment choisir entre objectivité et opinion, et cette décision influencera toute sa carrière journalistique.

● Le troisième objectif est la personnalisation, par les journalistes, de leur propre code de déontologie. Celle-ci a recours à 40 dossiers aux sujets controversés : citations, activités politiques des journalistes, sources confidentielles, comportement du journaliste sur les réseaux sociaux

● Quelques journalistes, y compris au sein de l'agence AP (Associated Press) où travaille Tom Kent, ont émis des doutes sur l'idée que la moralité journalistique puisse être relative. Mais les débats ne font qu'aller dans le sens de la démarche, ouverte à tout commentaire

 

 

Comment manager des journalistes à l’ère numérique? / How to manage a newsroom in the digital era?

 

 

 

Qu'a dit Lauren Brown, éditrice responsable des opérations spéciales à Quartz @laurenalixb  

 

● L’identité de Quartz se résume à une question : à quoi ressemblerait The Economist s’il avait été créé aujourd’hui? Il serait mobile-first, intuitif et global (40% des lecteurs de Quartz sont internationaux).

● La rédaction fonctionne comme une startup car elle a voulu rester composée de peu de journalistes. Les journalistes proposent leurs sujets sur la plateforme de messagerie Slack, avec un titre, un format et une date de rendu. Les ingénieurs informatiques travaillent en étroite collaboration avec les journalistes et les éditeurs.

● Les contenus s’organisent autour "d’obsessions” (des thèmes incontournables) : l’économie mondiale, situation économique de l’Europe, économie spatiale ou Ébola. Le site n’utilise pas les rubriques traditionnelles.

Quartz cherche deux talents chez un jeune journaliste: une approche entrepreneuriale, innovante, et une attitude volontaire, qui se prête à une organisation horizontale des rédactions.

● Les réseaux sociaux sont essentiels pour Quartz: 60 à 70% de son trafic provient des réseaux sociaux. “Quartz n’a pas de stratégie propre aux réseaux sociaux : ce sont ces derniers qui sont la stratégie”.

 

 

Qu'a dit Mathias Müller von Blumencron, rédacteur en chef des activités numériques au Frankfurter Allgemeine Zeitung (F.A.Z.) @mtblumencron 

 

● Le Frankfurter Allgemeine Zeitung (équivalent allemand du Monde) a décidé de miser massivement sur Internet (un pari tardif qui remonte à quelques années seulement) : newsroom commune, astreinte de nuit, applications smartphone, site mobile remodelé composent la nouvelle organisation du F.A.Z.

● En Allemagne, le site n°1 partagé sur les médias sociaux s’appelle Heftig, une copie de Buzzfeed. Il additionne faible crédibilité, faible influence et audience massive.

● Le journalisme est à la croisée des chemins : soit on crée de l’audience, soit on crée de la crédibilité et on préserve le label "qualité" du journal.

● Pour le journalisme digital, la période actuelle est à l’expérimentation : il faut essayer, et ajuster le tir en fonction de ce qui marche et de ce qui marche pas. L’échec ne doit plus être perçu comme quelque chose de disqualifiant. C’est toute une culture qui est à changer.

● Les deux articles les plus lus l'été dernier sur le site du F.A.Z. sont sur la vie d’un troll qui poste des commentaire agressifs et la fin des histoires d'amours.

 

 

Brief.me, premières leçons d’une expérience française lancée en version beta / Brief.me, first lessons of an editorial French experience

 

Qu'a dit Laurent Mauriac, fondateur de Brief.me @lmauriac ?

 

Brief.me est une newsletter encore à sa version bêta qui sera lancée en janvier 2015. Les quinze premiers jours seront gratuits.

● Le projet par d'un constat : les gens sont débordés par le flux de news.

● Brief.me a utilisé le financement participatif pour se lancer et créer une communauté de lecteurs. 900 personnes ont participé, ce qui a permis d’avoir un grand nombre de retours des lecteurs. Grâce à cette expérience, l’équipe de Brief.me a appris plusieurs choses : le lectorat qu'elle cible (le lecteur type est très occupé et perdu dans le flux incessant de news), le fait que la valeur d’une news ne diminue pas avec le temps et qu’entretenir le sentiment d’appartenance à une communauté est primordial.

● Autre point important : les lecteurs attachent des valeurs à cette newsletter. L’originalité du concept, la variété des contenus, l’importance donnée aux news internationales mais aussi les explications données ou le ton optimiste de la newsletter sont autant de critères plaisants pour les lecteurs.

● Le business model choisi par Brief.me repose sur l’abonnement. L’équipe a volontairement décidé de ne pas recourir à la publicité, qui serait une intrusion pour le lecteur, à l’encontre de l’expérience “reposante”, “calme”, que souhaite offrir Brief.me à ses lecteurs.


Prendre des décisions sous la pression du temps réel / Decisions on deadline : media ethics in the digital age

 

Qu'a dit Samantha Grant, directrice de Gush Productions @samanthagrant ?

 

 

● La dead-line, en journalisme comme ailleurs, différencie l'amateur du professionnel, et l'ère digitale accentue ce phénomène. La dead-line est "permanente" : il faut publier le plus rapidement possible.

● La pression exercée sur les journalistes pour qu'ils produisent plus de contenu augmente et en parallèle, les recrutements se raréfient. Résultat : les erreurs se multiplient. Le cas "Jayson Blair", ce journaliste du New York Times qui a été renvoyé en 2003 pour avoir publié des articles plagiés ou infondés, en est le syndrôme (Cf. le documentaire A Fragile Trust - Une Confiance Fragile). 61% des articles des journaux locaux américains contiennent des inexactitudes, d'après une étude réalisée en 2004.

● Les accumulations répétées d'inexactitudes, de plagiats et d'articles de fiction pure ont érodé la confiance du public envers le journalisme. Pourtant, prendre la bonne décision en cas de dilemme éthique est peu évident.

● Jusqu'ici, les cours d'éthique en journalisme se résumaient à des études de cas existants. Désormais, une application iPad, "Decisions on Deadline", vous plonge dans un monde virtuel où vous pouvez tester votre éthique en temps réel. Un genre de "simulateur d'éthique", à la manière du simulateur de vol.

● S'il y a une demande, ce sera aux journalistes de la remplir. Si la mode est aux applications et aux contenus additionnels, ce sera aux journalistes de les produire. S'il y a un "back-end" à construire, il faudra apprendre à le coder, il sera impossible d'y déroger.

 

 

Entre contenus journalistiques et contenus sponsorisés, où est la ligne jaune? / Where is the line between journalistic contents and sponsored contents?

 

 

Qu'a dit Isabelle André, présidente du Monde interactif @isaandre ?

 

● Le native advertising ("publicité indigène") est une publicité en ligne qui adopte le format du site sur laquelle elle est hébergée.

● Elle doit être clairement identifiable par le lecteur. Sur Le Monde, ces contenus portent une mention "Conçu et proposé par..."

● Un département des opérations spéciales s'occupe du native advertising, ce n'est pas la rédaction des médias. Le Monde ne reçoit pas de commande de traitement de sujet lorsqu'il y a une opération native.

● L'enjeu soulevé par le native advertising est celui de la pression publicitaire. Un contenu sponsorisé peut-il être journalistique ? Le native advertising peut permettre de contrebalancer les effets de cette pression, en proposant moins de publicités pour un contenu, parce qu'elles le valorisent mieux.

● Un publicité "native" rapporte plusieurs dizaines (voire centaines) de milliers d'euros aux médias qui les diffusent, selon le contenu et le temps d'exposition de la pub.


 

Qu'a dit Stéphane Hauser, délégué général d'IAB France ?

 

 

 

● IAB France, une association chargée de structurer le marché de la communication sur Internet, de favoriser son usage et d'optimiser son efficacité, a réalisé un Livret Blanc sur le native advertising disponible ici.

● L'un des critères principaux du native advertising : être proche de l'ergonomie du contenu du site. Il existe plusieurs types de native advertising, par exemple cet article du New York Times sponsorisé par Netflix.

● Le native advertising n'existe pas seulement pour des opérations de presse. Il peut aussi servir sur d'autres sites. Chaque opération est particulière.

● Le native advertising peut coûter cher. L'opération du Huffington Post sur l'environnement sponsorisé par GDF Suez a, par exemple, coûté des dizaines de milliers d'euros.

● Les annonceurs utilisent le native advertising pour s'approprier une légitimité éditoriale. Ils créent du partage de contenus plus légitimes à destination d'une communauté qui existe déjà.

 

 

Qu'a dit Eric Mettout, directeur adjoint de la rédaction de L'Express @mettout ?

 

 

● Le native advertising, c'est tout et n'importe quoi. Le publi-rédactionnel en fait notamment parti. C'est une pratique depuis longtemps en place dans les rédactions.

● Qui propose ? Ça peut être l'annonceur qui envoie un synopsis à la rédaction. C'est la rédaction qui décide, par exemple, de couvrir le Festival de Cannes avec un annonceur.

● Il n'y a pas de modèles de native advertising. Les opérations sont toutes différentes.

● À L'Express, il n'y a pas d'obstacles particuliers à faire travailler des pigistes sur des opérations de native.

● Le native peut-il remplacer des contenus journalistiques ? Oui et c'est déjà le cas. Un exemple : le concurrent de Côté Maison, c'est Leroy Merlin.

 

 

Les 10 tendances qui vont changer le journalisme de demain / 10 tech trends for the future of journalism

 

Qu'a dit Amy Webb, fondatrice de Webbmedia Group @webbmedia ?

 

● Les algorithmes nous envahissent. Ils rédigent déjà les articles à la place des humains (pas d'inquiétude, les articles sont pour l'heure toujours repris et finalisés par des journalistes).

● Des plateformes d'achat d'algorithmes existeront un jour : il sera possible d'acheter un algorithme qui correspond à votre besoin spécifique aussi facilement qu'une paire de chaussures sur Amazon.

● La frontière entre le monde réel et le monde virtuel s'amenuise. Dernière invention en date, une pipette comme dans Photoshop qui vous indique avec précision la couleur de l'objet de votre choix en utilisant simplement votre smartphone.

● Les objets connectés, les "wearables", vont se généraliser : montres, lunettes, chaussures, bracelets, bijoux, et même t-shirts avec fonction vibreur ! S'ils ne sont pas encore pleinement au point à l'heure actuelle, leur arrivée massive est à prévoir d'ici 2018.

● Les messageries temporaires (comme Snapchat, Confide ou Versapp), à terme, seront probablement fusionnés à des réseaux majeurs comme Facebook et Twitter.


 

Remise du prix de l’innovation en journalisme Sciences Po/Google

 

Avec les lauréats et les membres du jury :

 

Jean-Marc Manach, journaliste d'investigation, auteur du blog Bug Brother @manhack

Thibaud Vuitton, rédacteur en chef adjoint de France TV Info @thibo

Clémence Lemaistre, rédactrice en chef de BFMTV.com et BFM Business en ligne

Alice Antheaume, directrice adjointe de l'Ecole de journalisme de Sciences Po @alicanth

 

Qui sont les lauréats du Prix de l'innovation en journalisme Sciences Po/Google ?

 

 

 

Les lauréats sont Ijsberg Magazine et Combien gagne ton voisin !

 

 

Quels sont les applications et les comptes Twitter qui vont compter en 2015 ? 

 

Les réponses des intervenants de la NPDJ 2014 en infographie :

 

 

L'Intervenant___________________ Sur Twitter_____________________ L'Application______________ Le Compte Twitter

 

Clapperboard
1
Clapperboard
Diigo
1
Diigo
Evernote
1
Evernote
Feedly
1
Feedly
FranceTVInfo
1
FranceTVInfo
L'Express
1
L'Express
Le Monde
1
Le Monde
NPR one
1
NPR one
NYT now
2
NYT now
OverCast
1
OverCast
Photosynth
1
Photosynth
Pocket
1
Pocket
Vice News
1
Vice News
WhatsApp
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WhatsApp
Wikr
1
Wikr
Andrew Gruen
1
Andrew Gruen
Bruno Patino
1
Bruno Patino
Clémence Lemaistre
1
Clémence Lemaistre
Eric Mettout
1
Eric Mettout
Florencia Rovira Torres
1
Florencia Rovira Torres
Florent Tamet
1
Florent Tamet
Jean-Marc Manach
1
Jean-Marc Manach
Kelly McBride
1
Kelly McBride
Laurent Mauriac
1
Laurent Mauriac
Mathias Müller Von Bluemencron
1
Mathias Müller Von Bluemencron
Melissa Bounoua
1
Melissa Bounoua
Nicholas Diakopoulos
1
Nicholas Diakopoulos
Samantha Grant
1
Samantha Grant
Susan McGregor
1
Susan McGregor
Thibaut Vuitton
1
Thibaut Vuitton
Tom Kent
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Tom Kent
@AcademicSay
1
@AcademicSay
@BrunoPatino
1
@BrunoPatino
@Chartbeat
1
@Chartbeat
@Cyceron
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@Cyceron
@Dakami
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@Dakami
@ESA_Rosetta
1
@ESA_Rosetta
@Ijsberg
1
@Ijsberg
@KellyMcB
1
@KellyMcB
@NPR
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@NPR
@NYTimesKrugman
1
@NYTimesKrugman
@OCDE_fr
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@Pmarca
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@Pmarca
@Rezo_
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@Rezo_
@RobinSloan
1
@RobinSloan
@Rustyk5
1
@Rustyk5
@Slate
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@Slate
@AGruen
1
@AGruen
@BFMTV
1
@BFMTV
@BrunoPatino
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@BrunoPatino
@FTamet
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@FTamet
@KellyMcB
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@KellyMcB
@LeMondeFr
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@LeMondeFr
@lmauriac
1
@lmauriac
@manhack
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@manhack
@Mettout
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@Mettout
@misspress
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@misspress
@mtbluemencron
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@mtbluemencron
@ndiakopoulos
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@ndiakopoulos
@SamanthaGrant
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@SamanthaGrant
@SusanEMcG
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@SusanEMcG
@thibo
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@thibo
@tjrkent
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@tjrkent

 

 

Et pour finir, le making-of de la journée :

 

 

 

Rendez-vous à la NPDJ 2015 ! 



 

#NPDJ Le live de la 6e conférence des nouvelles pratiques du journalisme

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Written by Les étudiants de l'Ecole de journalisme de Sciences Po

 

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La 6e conférence des nouvelles pratiques du journalisme, c'est ce lundi 8 décembre 2014 à Sciences Po, 27 rue Saint Guillaume, 75007 Paris.

 

Au menu de cette journée :

  • L'arrivée des robots journalistes
  • Les algorithmes d'information
  • L'irruption des données
  • Le management des journalistes à l'ère numérique
  • La production d'informations sous la pression du temps réel
  • La remise du Prix de l'Innovation en Journalisme avec Google

Laurent Mauriac (@lmauriac), fondateur de Brief.me, Lauren Brown (@laurenalixb) de Quartz, Amy Webb (@webbmedia), "gourou" des nouvelles technologies, Isabelle André (@isaandre), présidente du Monde Interactif, Susan E. McGregor (@susanemcg ), directrice adjointe du Tow Center de Columbia figurent parmi les 17 intervenants qui, venus des deux côtés de l'Atlantique, vont évoquer leur vision du futur du journalisme et des usages de l'audience.

 

Vous pouvez suivre l'ensemble des conférences en streaming via ce lien, et posez vos questions dans le LIVE de la journée, réalisé en direct par les étudiants de l'Ecole de journalisme de Sciences Po (ci-dessous).

 

Vous pouvez également réagir sur Twitter et Facebook avec le hashtag #NPDJ.

 

Live Blog Le live #NPDJ 2014

 

Cliquez ici si le direct ne se charge pas

 



 
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