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Nouvelles pratiques du journalisme

#NPDJ - Les nouvelles pratiques du journalisme 2015

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En replay

 

Résumé


Retrouvez les photos, les interviews en vidéo et l'essentiel des conférences ici

 

Lieu / Location

 

 

Sciences Po - amphithéâtre Jean Moulin
13 rue de l'Université à Paris

 

Programme / Program

 

MATIN - 8.30 - 12.45

 

Introduction

  • Frédéric Mion - directeur de Sciences Po


La quête de la bonne mesure d'audience / The hunting of the good metric


Les dernières innovations de Vox Media / Editorial innovations at Vox Media

  • Jackie Goldstein - directrice des opérations éditoriales de Vox Media @jackiegoldstein

Les chiffres déterminent-ils ce que c'est que l'information? / Are news data-driven?

  • Renée Kaplan - head of audience engagement The Financial Times @rkapkap
  • Chris Moran - audience editor The Guardian @chrismoranuk
  • Cécile Dehesdin - rédactrice en chef Buzzfeed France @sayseal
  • Jean-François Fogel - professeur associé Ecole de journalisme de Sciences Po

La fin des chaînes d'information en continu? / The end of 24-hour TV news channels?

  • Richard Sambrook - ex-head of BBC News @sambrook  

Remise du prix de l’innovation en journalisme Sciences Po/Google

 

Avec les lauréats et les membres du jury :

  • Annick Cojean - grand reporter au Monde @annickcojean
  • Thibaud Vuitton - rédacteur en chef de France TV Info @thibo 
  • Clémence Lemaistre - rédactrice en chef numérique des Echos @clemaistre 
  • Alice Antheaume - directrice adjointe de l'Ecole de journalisme de Sciences Po @alicanth

Traquer les tendances pendant les élections / Tracking trends concerning elections

  • Isabelle Sonnenfeld - directrice de Google News Lab en Allemagne @isasun

A quoi servent les laboratoires de l'information? / Labs for news : what for?

  • Matt Boggie - directeur exécutif du laboratoire du New York Times @mattboggie
  • Isabelle Sonnenfeld - directrice de Google News Lab en Allemagne @isasun
  • Boris Razon - directeur des nouvelles écritures de France Télévisions 
  • Bruno Patino - directeur de l’Ecole de journalisme de Sciences Po @brunopatino 

 

Les usines à clics / Trafic factories

  • Caitlin Petre - fellow au Tow Center de Columbia University @cbpetre  

 

Blendle et les lecteurs français / Blendle and the French readership

  • Duco Van Lanschot - directeur de Blendle international @lanschot  

 

APRES-MIDI - 13.30 - 17.00

 

Washington Post : la vie avec Jeff Bezos / Washington Post : life with Jeff Bezos

  • Cory Haik - executive director, emerging news product The Washington Post @coryhaik

Quand les médias traditionnels achètent des pure-players / When legacy media buy digital players

  • Marc Feuillée - directeur général du groupe Le Figaro   
  • Frédéric Daruty - directeur executif de Prisma media digital @fdaruty
  • Sylvain Attal - directeur adjoint de France 24, chargé des nouveaux médias @sylvainattal
  • Bruno Patino - directeur de l’Ecole de journalisme de Sciences Po @brunopatino

 

Les nouveaux formats mobiles de la BBC / New mobile contents at BBC

  • Matthew Danzico - directeur du bureau pop up de la BBC @mattdanzico  


L'information sur Snapchat : ce qui marche ou pas / News on Snapchat : the dos and the don'ts 

  • Samantha Barry - directrice de la stratégie sur les réseaux sociaux de CNN @samanthabarry
  • Jackie Goldstein - directrice des opérations éditoriales de Vox Media @jackiegoldstein
  • Matthew Danzico - directeur du bureau pop up de la BBC @mattdanzico  
  • Alice Antheaume - directrice adjointe de l'Ecole de journalisme de Sciences Po @alicanth

Quoi de neuf au New York Times? / What's new at The New York Times?

  • Matt Boggie - directeur exécutif du laboratoire du New York Times @mattboggie

Les algorithmes de l'information / News algorithms

  • Guillaume Bournizien - directeur marketing digital de Le Parisien @gbournizien
  • Alexandre Malsch - fondateur de Melty @netmad 
  • Claude de Loupy - cofondateur de Syllabs @cdeloupy 
  • Alice Antheaume - directrice adjointe de l'Ecole de journalisme de Sciences Po @alicanth

 

Conclusion

  • Bruno Patino - directeur de l’Ecole de journalisme de Sciences Po @brunopatino  

  

En partenariat avec 

 

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#NPDJ Ce qu'il faut retenir de la conférence des nouvelles pratiques du journalisme 2014

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par Les étudiants de l'Ecole de Journalisme de Sciences Po

 

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La 6ème édition des NPDJ commence à Sciences Po. Ouverture de la journée par Bruno Patino, directeur de l'Ecole de journalisme de Sciences Po,

sur le thème des métamorphoses du journalisme. © Jérôme Lachasse

 

Vous n'avez pas pu participer à la 6e conférence sur les nouvelles pratiques du journalisme du 8 décembre 2014 mais êtes curieux de savoir ce qui s'y est dit ? Vous avez oublié ce que l'un des intervenants a dit pendant cette journée ? Ou vous souhaitez retrouver un lien partagé pendant cette journée ? Cette page est faite pour vous ! Vous y retrouverez les 5 points clés de chaque intervention ainsi que des interviews vidéo de chaque professionnel invité sur la scène.

 

>>> Retrouvez le live de la journée >>> 

 

>>> Retrouvez le livestream vidéo de la journée >>>

 

>>> Retrouvez toutes les photos >>>

   

 

10 ans de métamorphoses journalistiques et ensuite... / 10 years of journalistic changes and after...

 

Qu'a dit Bruno Patino, directeur de l’Ecole de journalisme de Sciences Po @brunopatino ?

 

● Ces 10 dernières années, les journalistes ont dû faire face à de nouveaux défis : l’irruption du temps réel, l’apparition des pure-players, la montée en puissance des réseaux sociaux.

● Aujourd’hui, la concurrence dans le monde des médias est omniprésente et protéiforme. Dans son "Innovation Report", le New York Time (NYT) se trouve 7 concurrents : pure players, réseaux sociaux, applications, portails, médias de niche, médias traditionnels, médias étrangers.

● 2014 est l’année où le Web mobile a dépassé l'audience sur le Web "fixe".

● Le monde des médias a connu un bouleversement de la publicité : avec le native advertising, la muraille de Chine entre les informations et la publicité est tombée.

● À l’heure du Big Data, les données sont devenues un terrain d’enquête journalistique à part entière. Elles nécessitent un savoir-faire particulier, qui n’est pas toujours partagé dans l’ensemble des rédactions.

 

 

Anatomie d’un robot journaliste / Anatomy of a robot journalist

 

 

 

Qu'a dit Nicholas Diakopoulos, assistant professeur à l’Université du Mariland et chercheur du Tow Center de Columbia @ndiakopoulos ?

  

●  Des algorithmes sont présents dans les rédactions, et il y a même des journalistes robots. Ceux-ci aident les journalistes à gérer plus d’informations, plus vite et avec moins de main d'oeuvre : ils collectent les informations et leur donnent du sens en agrégeant des données.

● Quel type de décisions prennent les algorithmes? Les décisions qu'ont choisi les développeurs qui ont programmé ces mêmes algorithmes quand ils hiérarchisent, classifient, associent et filtrent. 

● Par exemple, sur Facebook, un algorithme hiérarchise les informations qui arrivent dans le fil d’actualités. Il repère certains mots-clés et en déduit que le post mérite d’être lu par les amis de l’utilisateur.

● Mais les robots journalistes ont un problème : si les données ne sont pas correctement organisées, le texte écrit ne le sera pas non plus, car l'algorithme ne les reconnaîtra pas (et ne les traitera pas) correctement.

● L'utilisation des robots et des algorithmes posent des questions éthiques. Il faut donc décider quelle est leur place et leur rôle au sein de la rédaction, et surtout, comment ils sont présentés au public.

 

 

Qu'a dit Kelly McBride, vice-présidente des programmes académiques de Poynter @kellymcb ?

 

● Les algorithmes prennent aussi le rôle des médias dans la sélection de l’information, de moins en moins effectuée par des humains.

● Volontairement ou non, les journalistes sont quotidiennement influencés par les algorithmes. Ils doivent donc apprendre à les comprendre : comment marchent-ils ? Comment leurs contenus sont-ils partagés sur les réseaux sociaux ? Quel est l’intérêt des mots-clés dans les titres ?

● Les algorithmes contrôlent aussi l’acheminement de l’information. C’est le principe du “News will find me”. Kelly McBride note que "la plupart du temps, le public ne remarque pas si un article a été rédigé par un robot".

● Les journalistes doivent être plus transparents sur le rôle des algorithmes, éduquer les internautes sur l’implication d’un paysage de l’information maîtrisé par les algorithmes. Comment ? En étant disponible sur Twitter, sur Reddit, etc.

● Les algorithmes vont changer l’organisation de la démocratie, car la popularité d’une idée n’est plus déterminée par la rhétorique d’un citoyen, comme dans la démocratie athénienne, mais par les algorithmes.

 

 

Slate Reader, la sélection 50% algorithmique 50% humaine / Slate Reader, 50% algorithm 50% human selection

 

Qu'a dit Melissa Bounoua, journaliste à Slate.fr @misspress ?

 

  

● A l’origine de Slate Reader se trouve un constat : il y a trop d’informations sur Internet et donc un besoin urgent de tri et de hiérarchisation. Reader s’inspire de différents outils déjà existants : NYT Now (The New York Times), i100 (The Independent), Brief.me, L’important, mais aussi Reddit.

● Sur Reader, la curation est 50% algorithmique, 50% humaine. Les contenus (50% en français, 50% en anglais) sont organisés en tags, non plus en rubriques traditionnelles (International, Politique, Economie, etc…).

● Le fonctionnement : un algorithme scanne 50.000 URLs chaque jour sur les réseaux sociaux et procède à une première sélection.

● Le second niveau de sélection est humain : retitrage, tagging, enrichissement avec des contenus multimédias…

● Reader est dans la lignée de l’identité de Slate et de sa culture de la "curation" : contenus décalés et en quantité raisonnable (40 par jour). 

 

 

Journalisme, vie privée et sécurité en ligne : faut-il devenir parano? / Journalism and paranoia : how to deal with digital privacy and security?

 

Qu'a dit Susan E. McGregor, directrice adjointe du Tow Center de Columbia @susanEMcG ?

 

 

● En France, les metadata sont privées mais elles ne le sont pas aux Etats-Unis. Par exemple, l’affaire des “fadettes” du Monde n’aurait jamais pu exister là-bas. Si on lui demande, un journaliste doit donner ses sources.

● Notre smartphone est une “radio” qui ne protège pas nos informations privées, mais au contraire les communique : points de connexion les plus fréquents, où et qui nous appelons, durée des appels, etc.

● “Don’t be paranoid, be prepared”. Il faut s’organiser pour se protéger, individuellement et collectivement. Les journalistes peuvent conserver les contacts de leurs sources dans un carnet de note, mais aussi crypter leurs systèmes de chat, leurs ordinateurs et leurs téléphones.

● Les rédactions ont recours à des experts en informatique pour former et donner de bons outils aux journalistes. Quelques exemples : Security in a Box, Saferjourno

● Il est également possible de collaborer avec des organisations non journalistiques, comme Tactical Technology Collective\PThe Guardian Project, Committee to Protect Journalists… 

 

>>> Par ici, Susan E. McGregor vous aide à comprendre Internet en un clic ! <<< 

 

 

La déontologie sur mesure / Do-it yourself ethics code

 

Qu'a dit Tom Kent, éditeur en charge de la déontologie à Associated Press @tjrkent ?

 

 

● “La moralité journalistique ne peut être la propriété d’un seul code” : le Do It Yourself Ethics Code de l'Online News Association (ONA) est un code de déontologie sur-mesure, en ligne depuis 15 mois et qui mobilise 30 journalistes. “Tout le monde a le droit d'oser avoir des opinions sur l’éthique journalistique”.

● Le but premier est de déterminer les principes fondamentaux du journalisme même à l’ère du numérique : dire la vérité, rectifier les erreurs, ne pas permettre aux annonceurs de menacer l’intégrité du reportage, etc.

● Le deuxième objectif concerne l’engagement du journaliste. Il doit consciemment choisir entre objectivité et opinion, et cette décision influencera toute sa carrière journalistique.

● Le troisième objectif est la personnalisation, par les journalistes, de leur propre code de déontologie. Celle-ci a recours à 40 dossiers aux sujets controversés : citations, activités politiques des journalistes, sources confidentielles, comportement du journaliste sur les réseaux sociaux

● Quelques journalistes, y compris au sein de l'agence AP (Associated Press) où travaille Tom Kent, ont émis des doutes sur l'idée que la moralité journalistique puisse être relative. Mais les débats ne font qu'aller dans le sens de la démarche, ouverte à tout commentaire

 

 

Comment manager des journalistes à l’ère numérique? / How to manage a newsroom in the digital era?

 

 

 

Qu'a dit Lauren Brown, éditrice responsable des opérations spéciales à Quartz @laurenalixb  

 

● L’identité de Quartz se résume à une question : à quoi ressemblerait The Economist s’il avait été créé aujourd’hui? Il serait mobile-first, intuitif et global (40% des lecteurs de Quartz sont internationaux).

● La rédaction fonctionne comme une startup car elle a voulu rester composée de peu de journalistes. Les journalistes proposent leurs sujets sur la plateforme de messagerie Slack, avec un titre, un format et une date de rendu. Les ingénieurs informatiques travaillent en étroite collaboration avec les journalistes et les éditeurs.

● Les contenus s’organisent autour "d’obsessions” (des thèmes incontournables) : l’économie mondiale, situation économique de l’Europe, économie spatiale ou Ébola. Le site n’utilise pas les rubriques traditionnelles.

Quartz cherche deux talents chez un jeune journaliste: une approche entrepreneuriale, innovante, et une attitude volontaire, qui se prête à une organisation horizontale des rédactions.

● Les réseaux sociaux sont essentiels pour Quartz: 60 à 70% de son trafic provient des réseaux sociaux. “Quartz n’a pas de stratégie propre aux réseaux sociaux : ce sont ces derniers qui sont la stratégie”.

 

 

Qu'a dit Mathias Müller von Blumencron, rédacteur en chef des activités numériques au Frankfurter Allgemeine Zeitung (F.A.Z.) @mtblumencron 

 

● Le Frankfurter Allgemeine Zeitung (équivalent allemand du Monde) a décidé de miser massivement sur Internet (un pari tardif qui remonte à quelques années seulement) : newsroom commune, astreinte de nuit, applications smartphone, site mobile remodelé composent la nouvelle organisation du F.A.Z.

● En Allemagne, le site n°1 partagé sur les médias sociaux s’appelle Heftig, une copie de Buzzfeed. Il additionne faible crédibilité, faible influence et audience massive.

● Le journalisme est à la croisée des chemins : soit on crée de l’audience, soit on crée de la crédibilité et on préserve le label "qualité" du journal.

● Pour le journalisme digital, la période actuelle est à l’expérimentation : il faut essayer, et ajuster le tir en fonction de ce qui marche et de ce qui marche pas. L’échec ne doit plus être perçu comme quelque chose de disqualifiant. C’est toute une culture qui est à changer.

● Les deux articles les plus lus l'été dernier sur le site du F.A.Z. sont sur la vie d’un troll qui poste des commentaire agressifs et la fin des histoires d'amours.

 

 

Brief.me, premières leçons d’une expérience française lancée en version beta / Brief.me, first lessons of an editorial French experience

 

Qu'a dit Laurent Mauriac, fondateur de Brief.me @lmauriac ?

 

Brief.me est une newsletter encore à sa version bêta qui sera lancée en janvier 2015. Les quinze premiers jours seront gratuits.

● Le projet par d'un constat : les gens sont débordés par le flux de news.

● Brief.me a utilisé le financement participatif pour se lancer et créer une communauté de lecteurs. 900 personnes ont participé, ce qui a permis d’avoir un grand nombre de retours des lecteurs. Grâce à cette expérience, l’équipe de Brief.me a appris plusieurs choses : le lectorat qu'elle cible (le lecteur type est très occupé et perdu dans le flux incessant de news), le fait que la valeur d’une news ne diminue pas avec le temps et qu’entretenir le sentiment d’appartenance à une communauté est primordial.

● Autre point important : les lecteurs attachent des valeurs à cette newsletter. L’originalité du concept, la variété des contenus, l’importance donnée aux news internationales mais aussi les explications données ou le ton optimiste de la newsletter sont autant de critères plaisants pour les lecteurs.

● Le business model choisi par Brief.me repose sur l’abonnement. L’équipe a volontairement décidé de ne pas recourir à la publicité, qui serait une intrusion pour le lecteur, à l’encontre de l’expérience “reposante”, “calme”, que souhaite offrir Brief.me à ses lecteurs.


Prendre des décisions sous la pression du temps réel / Decisions on deadline : media ethics in the digital age

 

Qu'a dit Samantha Grant, directrice de Gush Productions @samanthagrant ?

 

 

● La dead-line, en journalisme comme ailleurs, différencie l'amateur du professionnel, et l'ère digitale accentue ce phénomène. La dead-line est "permanente" : il faut publier le plus rapidement possible.

● La pression exercée sur les journalistes pour qu'ils produisent plus de contenu augmente et en parallèle, les recrutements se raréfient. Résultat : les erreurs se multiplient. Le cas "Jayson Blair", ce journaliste du New York Times qui a été renvoyé en 2003 pour avoir publié des articles plagiés ou infondés, en est le syndrôme (Cf. le documentaire A Fragile Trust - Une Confiance Fragile). 61% des articles des journaux locaux américains contiennent des inexactitudes, d'après une étude réalisée en 2004.

● Les accumulations répétées d'inexactitudes, de plagiats et d'articles de fiction pure ont érodé la confiance du public envers le journalisme. Pourtant, prendre la bonne décision en cas de dilemme éthique est peu évident.

● Jusqu'ici, les cours d'éthique en journalisme se résumaient à des études de cas existants. Désormais, une application iPad, "Decisions on Deadline", vous plonge dans un monde virtuel où vous pouvez tester votre éthique en temps réel. Un genre de "simulateur d'éthique", à la manière du simulateur de vol.

● S'il y a une demande, ce sera aux journalistes de la remplir. Si la mode est aux applications et aux contenus additionnels, ce sera aux journalistes de les produire. S'il y a un "back-end" à construire, il faudra apprendre à le coder, il sera impossible d'y déroger.

 

 

Entre contenus journalistiques et contenus sponsorisés, où est la ligne jaune? / Where is the line between journalistic contents and sponsored contents?

 

 

Qu'a dit Isabelle André, présidente du Monde interactif @isaandre ?

 

● Le native advertising ("publicité indigène") est une publicité en ligne qui adopte le format du site sur laquelle elle est hébergée.

● Elle doit être clairement identifiable par le lecteur. Sur Le Monde, ces contenus portent une mention "Conçu et proposé par..."

● Un département des opérations spéciales s'occupe du native advertising, ce n'est pas la rédaction des médias. Le Monde ne reçoit pas de commande de traitement de sujet lorsqu'il y a une opération native.

● L'enjeu soulevé par le native advertising est celui de la pression publicitaire. Un contenu sponsorisé peut-il être journalistique ? Le native advertising peut permettre de contrebalancer les effets de cette pression, en proposant moins de publicités pour un contenu, parce qu'elles le valorisent mieux.

● Un publicité "native" rapporte plusieurs dizaines (voire centaines) de milliers d'euros aux médias qui les diffusent, selon le contenu et le temps d'exposition de la pub.


 

Qu'a dit Stéphane Hauser, délégué général d'IAB France ?

 

 

 

● IAB France, une association chargée de structurer le marché de la communication sur Internet, de favoriser son usage et d'optimiser son efficacité, a réalisé un Livret Blanc sur le native advertising disponible ici.

● L'un des critères principaux du native advertising : être proche de l'ergonomie du contenu du site. Il existe plusieurs types de native advertising, par exemple cet article du New York Times sponsorisé par Netflix.

● Le native advertising n'existe pas seulement pour des opérations de presse. Il peut aussi servir sur d'autres sites. Chaque opération est particulière.

● Le native advertising peut coûter cher. L'opération du Huffington Post sur l'environnement sponsorisé par GDF Suez a, par exemple, coûté des dizaines de milliers d'euros.

● Les annonceurs utilisent le native advertising pour s'approprier une légitimité éditoriale. Ils créent du partage de contenus plus légitimes à destination d'une communauté qui existe déjà.

 

 

Qu'a dit Eric Mettout, directeur adjoint de la rédaction de L'Express @mettout ?

 

 

● Le native advertising, c'est tout et n'importe quoi. Le publi-rédactionnel en fait notamment parti. C'est une pratique depuis longtemps en place dans les rédactions.

● Qui propose ? Ça peut être l'annonceur qui envoie un synopsis à la rédaction. C'est la rédaction qui décide, par exemple, de couvrir le Festival de Cannes avec un annonceur.

● Il n'y a pas de modèles de native advertising. Les opérations sont toutes différentes.

● À L'Express, il n'y a pas d'obstacles particuliers à faire travailler des pigistes sur des opérations de native.

● Le native peut-il remplacer des contenus journalistiques ? Oui et c'est déjà le cas. Un exemple : le concurrent de Côté Maison, c'est Leroy Merlin.

 

 

Les 10 tendances qui vont changer le journalisme de demain / 10 tech trends for the future of journalism

 

Qu'a dit Amy Webb, fondatrice de Webbmedia Group @webbmedia ?

 

● Les algorithmes nous envahissent. Ils rédigent déjà les articles à la place des humains (pas d'inquiétude, les articles sont pour l'heure toujours repris et finalisés par des journalistes).

● Des plateformes d'achat d'algorithmes existeront un jour : il sera possible d'acheter un algorithme qui correspond à votre besoin spécifique aussi facilement qu'une paire de chaussures sur Amazon.

● La frontière entre le monde réel et le monde virtuel s'amenuise. Dernière invention en date, une pipette comme dans Photoshop qui vous indique avec précision la couleur de l'objet de votre choix en utilisant simplement votre smartphone.

● Les objets connectés, les "wearables", vont se généraliser : montres, lunettes, chaussures, bracelets, bijoux, et même t-shirts avec fonction vibreur ! S'ils ne sont pas encore pleinement au point à l'heure actuelle, leur arrivée massive est à prévoir d'ici 2018.

● Les messageries temporaires (comme Snapchat, Confide ou Versapp), à terme, seront probablement fusionnés à des réseaux majeurs comme Facebook et Twitter.


 

Remise du prix de l’innovation en journalisme Sciences Po/Google

 

Avec les lauréats et les membres du jury :

 

Jean-Marc Manach, journaliste d'investigation, auteur du blog Bug Brother @manhack

Thibaud Vuitton, rédacteur en chef adjoint de France TV Info @thibo

Clémence Lemaistre, rédactrice en chef de BFMTV.com et BFM Business en ligne

Alice Antheaume, directrice adjointe de l'Ecole de journalisme de Sciences Po @alicanth

 

Qui sont les lauréats du Prix de l'innovation en journalisme Sciences Po/Google ?

 

 

 

Les lauréats sont Ijsberg Magazine et Combien gagne ton voisin !

 

 

Quels sont les applications et les comptes Twitter qui vont compter en 2015 ? 

 

Les réponses des intervenants de la NPDJ 2014 en infographie :

 

 

L'Intervenant___________________ Sur Twitter_____________________ L'Application______________ Le Compte Twitter

 

Clapperboard
1
Clapperboard
Diigo
1
Diigo
Evernote
1
Evernote
Feedly
1
Feedly
FranceTVInfo
1
FranceTVInfo
L'Express
1
L'Express
Le Monde
1
Le Monde
NPR one
1
NPR one
NYT now
2
NYT now
OverCast
1
OverCast
Photosynth
1
Photosynth
Pocket
1
Pocket
Vice News
1
Vice News
WhatsApp
1
WhatsApp
Wikr
1
Wikr
Andrew Gruen
1
Andrew Gruen
Bruno Patino
1
Bruno Patino
Clémence Lemaistre
1
Clémence Lemaistre
Eric Mettout
1
Eric Mettout
Florencia Rovira Torres
1
Florencia Rovira Torres
Florent Tamet
1
Florent Tamet
Jean-Marc Manach
1
Jean-Marc Manach
Kelly McBride
1
Kelly McBride
Laurent Mauriac
1
Laurent Mauriac
Mathias Müller Von Bluemencron
1
Mathias Müller Von Bluemencron
Melissa Bounoua
1
Melissa Bounoua
Nicholas Diakopoulos
1
Nicholas Diakopoulos
Samantha Grant
1
Samantha Grant
Susan McGregor
1
Susan McGregor
Thibaut Vuitton
1
Thibaut Vuitton
Tom Kent
1
Tom Kent
@AcademicSay
1
@AcademicSay
@BrunoPatino
1
@BrunoPatino
@Chartbeat
1
@Chartbeat
@Cyceron
1
@Cyceron
@Dakami
1
@Dakami
@ESA_Rosetta
1
@ESA_Rosetta
@Ijsberg
1
@Ijsberg
@KellyMcB
1
@KellyMcB
@NPR
1
@NPR
@NYTimesKrugman
1
@NYTimesKrugman
@OCDE_fr
1
@OCDE_fr
@Pmarca
1
@Pmarca
@Rezo_
1
@Rezo_
@RobinSloan
1
@RobinSloan
@Rustyk5
1
@Rustyk5
@Slate
1
@Slate
@AGruen
1
@AGruen
@BFMTV
1
@BFMTV
@BrunoPatino
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@BrunoPatino
@FTamet
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@FTamet
@KellyMcB
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@KellyMcB
@LeMondeFr
1
@LeMondeFr
@lmauriac
1
@lmauriac
@manhack
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@manhack
@Mettout
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@Mettout
@misspress
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@misspress
@mtbluemencron
1
@mtbluemencron
@ndiakopoulos
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@ndiakopoulos
@SamanthaGrant
1
@SamanthaGrant
@SusanEMcG
1
@SusanEMcG
@thibo
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@thibo
@tjrkent
1
@tjrkent

 

 

Et pour finir, le making-of de la journée :

 

 

 

Rendez-vous à la NPDJ 2015 ! 



 

#NPDJ Le live de la 6e conférence des nouvelles pratiques du journalisme

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par Les étudiants de l'Ecole de journalisme de Sciences Po

 

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La 6e conférence des nouvelles pratiques du journalisme, c'est ce lundi 8 décembre 2014 à Sciences Po, 27 rue Saint Guillaume, 75007 Paris.

 

Au menu de cette journée :

  • L'arrivée des robots journalistes
  • Les algorithmes d'information
  • L'irruption des données
  • Le management des journalistes à l'ère numérique
  • La production d'informations sous la pression du temps réel
  • La remise du Prix de l'Innovation en Journalisme avec Google

Laurent Mauriac (@lmauriac), fondateur de Brief.me, Lauren Brown (@laurenalixb) de Quartz, Amy Webb (@webbmedia), "gourou" des nouvelles technologies, Isabelle André (@isaandre), présidente du Monde Interactif, Susan E. McGregor (@susanemcg ), directrice adjointe du Tow Center de Columbia figurent parmi les 17 intervenants qui, venus des deux côtés de l'Atlantique, vont évoquer leur vision du futur du journalisme et des usages de l'audience.

 

Vous pouvez suivre l'ensemble des conférences en streaming via ce lien, et posez vos questions dans le LIVE de la journée, réalisé en direct par les étudiants de l'Ecole de journalisme de Sciences Po (ci-dessous).

 

Vous pouvez également réagir sur Twitter et Facebook avec le hashtag #NPDJ.

 

Live Blog Le live #NPDJ 2014

 

Cliquez ici si le direct ne se charge pas

 



 

#NPDJ - Les nouvelles pratiques du journalisme 2014

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par ANTHEAUME Alice

 

invitation_npdj_2014

 

Programme / Program 

 

10 ans de métamorphoses journalistiques et ensuite... / 10 years of journalistic changes and after...

 

Bruno Patino, directeur de l’Ecole de journalisme de Sciences Po @brunopatino

 

Anatomie d’un robot journaliste / Anatomy of a robot journalist

 

Nicholas Diakopoulos, assistant professeur à l’Université du Mariland et chercheur du Tow Center de Columbia @ndiakopoulos

Kelly McBride, vice-présidente des programmes académiques de Poynter @kellymcb


Slate Reader, la sélection 50% algorithmique 50% humaine / Slate Reader, 50% algorithm 50% human selection

Melissa Bounoua et Nora Bouazzouni, journalistes à Slate.fr @misspress @norabz


Journalisme, vie privée et sécurité en ligne : faut-il devenir parano? / Journalism and paranoia : how to deal with digital privacy and security?

 

Susan E. McGregor, directrice adjointe du Tow Center de Columbia @susanEMcG

 

Remise du prix de l’innovation en journalisme Sciences Po/Google

 

Avec les lauréats et les membres du jury :

 

Jean-Marc Manach, journaliste d'investigation, auteur du blog Bug Brother @manhack

Thibaud Vuitton, rédacteur en chef adjoint de France TV Info @thibo

Clémence Lemaistre, rédactrice en chef de BFMTV.com et BFM Business en ligne
Alice Antheaume, directrice adjointe de l'Ecole de journalisme de Sciences Po @alicanth

 

La déontologie sur mesure / Do-it yourself ethics code

 

Tom Kent, éditeur en charge de la déontologie à Associated Press @tjrkent

 

Comment manager des journalistes à l’ère numérique? / How to manage a newsroom in the digital era?

 

Lauren Brown, éditrice responsable des opérations spéciales à Quartz @laurenalixb

Mathias Müller von Blumencron, rédacteur en chef des activités numériques au Frankfurter Allgemeine Zeitung (F.A.Z.) @mtblumencron

Andrew Gruen, chercheur pour l'Université de Northwestern et l'Université de Cambridge @agruen

 

Brief.me, premières leçons d’une expérience française lancée en version beta / Brief.me, first lessons of an editorial French experience

 

Laurent Mauriac, fondateur de Brief.me @lmauriac

 

Prendre des décisions sous la pression du temps réel / Decisions on deadline : media ethics in the digital age

 

Samantha Grant, directrice de Gush Productions @samanthagrant


Entre contenus journalistiques et contenus sponsorisés, où est la ligne jaune? / Where is the line between journalistic contents and sponsored contents?

 

Isabelle André, présidente du Monde interactif @isaandre

Stéphane Hauser, délégué général d'IAB France

Eric Mettout, directeur adjoint de la rédaction de L'Express @mettout

Alice Antheaume, directrice adjointe de l'Ecole de journalisme de Sciences Po @alicanth


Les 10 tendances qui vont changer le journalisme de demain / 10 tech trends for the future of journalism

 

Amy Webb, fondatrice de Webbmedia Group @webbmedia

 

Conclusion

 

Fréderic Mion, directeur de Sciences Po @sciencespo

 

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#NPDJ Ce qu'il faut retenir de la conférence des nouvelles pratiques du journalisme 2013

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#NPDJ2013
La conférence des nouvelles pratiques du journalisme, le 3 décembre 2013
Crédit photo: Claire Rodineau

 

Vous n'avez pas pu venir à la conférence #NPDJ organisée le 3 décembre 2013? Vous ne vous souvenez plus de ce que l'un des intervenants a dit? Vous n'arrivez plus à retrouver l'un des (excellents) liens qui ont été partagés pendant le live? Pas de panique, tout est ici. 

 

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Le journalisme aujourd'hui est-il le meilleur ou le pire de tous les temps?

 

Qu'a dit Mathew Ingram (GigaOm)?

 

 

  • La confiance entre les journalistes et leur public est essentielle, et ce sur quoi il faut apprendre à monétiser.
  • La stratégie du paywall n'est pas viable, sauf pour le New York Times qui est une "licorne"  et aucune conclusion ne peut être tirée de son succès.
  • Le modèle du "grumpy cat", du divertissement, peut aider à monétiser le journalisme d'investigation et de long format.

  • Les non-professionnels peuvent faire mieux que les journalistes, et gratuitement! C'est le cas de Brown Moses, devenu spécialiste de l'armement syrien grâce à YouTube. Le niveau d'exigence du journalisme s'en trouve rehaussé.

  • Le positif prend le pas sur le négatif. "Il y a plus d'opportunités que jamais. Le métier de journaliste n'est pas menacé, il est plus exigeant."

État des lieux de la vidéo en ligne

 

Qu'a dit Duy Linh Tu (Columbia Journalism School)? 

 

  • Depuis 2009, chaque année est l'année de la vidéo! Le journalisme se relance sur le Web en investissant massivement dans les vidéos. Des sites spécialisés aux journaux, tout le monde voit dans la vidéo l'avenir du journalisme en ligne.

  • L'enjeu, en 2013 et en 2014, est de répondre à trois questions: 1. Qu'est-ce qu'une vidéo? 2. Comment produire une vidéo? 3. Comment la rendre rentable? En vérité, personne n'a pas la réponse. Mais il existe deux stratégies principales en matière de vidéos: le format court et le format long.

  • Le format court pour les vidéos, sur le modèle d'Instagram, c'est-à-dire des vidéos de 15 secondes ou moins. Le vieux modèle des vidéos de 90 secondes est dépassé, et il s'agit désormais de s'assurer un trafic important, en diversifiant ses activités (divertissement, publicité).

  • Le format long pour les vidéos. Cela suppose d'énormes investissements sur la qualité, et un volume moindre en termes de quantité. Certains sites ont été capables d'attirer un large public grâce à des vidéos très longues. Et il y a des centaines de façon de financer ces vidéos.

  • Des journaux comme le New York Times ou le Guardian donnent l'exemple de nouveaux usages de la vidéo, au sein de reportages multimédias innovants et mêlant vidéo, photojournalisme et écriture.

  • Pour l'instant, la plupart des vidéos sont financées par la publicité diffusée avant, le pré-roll. Mais, aux Etats-Unis, ce modèle semble péricliter en faveur du sponsoring des vidéos par des marques. 

Le nouveau journalisme économique


Qu'a dit Kevin Delaney (Quartz) ?

 


 

  • Les quatre clés pour être un bon site d'infos aujourd'hui? 1. Etre à l'aise avec l'ère numérique 2. Penser aux smartphones et aux tablettes avant tout 3. Etre global et 4. Ne pas oublier de faire du journalisme!

  • Sur Quartz les visiteurs consultent surtout les contenus très courts et très longs : un bon article fait moins de 500 signes ou plus de 800 signes.
  • De la même manière, ils privilégient l'actualité très chaude ou très froide. Il n'y pas d'entre deux, pas d'actualité tiède, donc.
  • Quartz, c'est 20 journalistes à temps plein dont des correspondants à Paris, Washington et Singapour et 4 millions de visiteurs uniques.

  • Si Quartz n'a plus de home page à proprement parler, l'essentiel de son trafic provient des réseaux sociaux.

 

Erwann Gaucher, directeur des rédactions régionales à France TV, réagit à l'intervention de Kevin Delaney en vidéo

 

   

Nouvelles compétences pour futurs journalistes

 

Qu'ont dit Bill Grueskin (Columbia Journalism School) et Jean-François Fogel (École de journalisme de Sciences Po)?

 

  • Le nouveau programme de la Columbia Journalism School, mis en place en 2013, est le plus gros changement depuis des années et a été adopté à l'unanimité par le conseil d'administration, ce qui est rare.
  • La technologie est désormais inextricablement liée aux contenus journalistiques. Il est de la responsabilité des journalistes de suivre les dernières avancées technologiques, car "celles que nous apprenons en 2013 aux étudiants seront obsolètes dans quelques années".

  • Il est aujourd'hui essentiel de bien connaître son audience grâce à des outils comme ChartBeat. Il ne s'agit pas seulement d'avoir la plus grosse audience mais l'audience la plus réactive.

  • Dans le nouveau programme de Columbia, les domaines qui ont une place de choix sont: les données et les statistiques, la programmation informatique et le "business". Des compétences qui figurent aussi au programme de l'Ecole de journalisme de Sciences Po.

Leçons d'un rapprochement des rédactions Web/print au Monde via 7 idées reçues

 

Qu'a dit Nabil Wakim (Le Monde)?

 

 

 

  • Première idée reçue: les journalistes du print seraient des vieux rubricards qui ne comprennent rien au numérique, alors que les journalistes du Web seraient des geeks incapables de monter un projet éditorial. Faux!

  • Deuxième et troisième idée reçues: "le rapprochement, c'est surtout une question technique" ou "le rapprochement, ce n'est surtout pas une question technique". On ne peut faire du Web sans savoir se servir d'un ordinateur, en transférant le print sur écran. Car le Web a ses propres formats, ses propres usages, qu'il faut maîtriser, en recourant, parfois, à un peu de technique. 
  • Quatrième idée reçue: il faut installer toutes les équipes (Web et print) dans la même pièce sinon on n'arrivera pas à les rassembler. Encore faux!

  • Cinquième idée reçu: les internautes sont des idiots! Toujours faux. On ne perd jamais son temps avec ceux qui nous lisent.

  • Sixième idée reçue: Le Web va sauver la presse papier. Faux! C'est une erreur de faire peser cette responsabilité sur le Web. Si on croit ça, on va rater notre transition numérique et de toute façon on ne sauvera pas le papier.

  • Septième idée reçue: il faut se cantonner à ce que l'on connaît. Au contraire, il faut donner la priorité à l'innovation.

À quoi devrait ressembler l'information sur mobile?

 

Qu'a dit David Cohn (Circa)?

  • Les meilleures expériences mobiles sont spécifiquement conçues pour mobiles.

  • Circa "atomise" les informations, mais ne se contente pas de les résumer. En clair, l'application "casse" l'histoire en plusieurs éléments qui représentent les parties les plus importantes de l'information.

  • Circa sait de plus ce que son audience a déjà lu grâce aux informations collectées en permanence via l'application. Impossible, dans ces conditions, qu'un lecteur se voit proposer une actualité qu'il connaîtrait déjà.

  • La façon dont les histoires sont structurées à travers leur "atomisation" rend possible l'update constante des internautes et permet de faire des recherches groupées très importantes.

  • Les médias doivent devenir des entreprises technologiques si elles veulent pouvoir rester dans la course (de la même façon que les entreprises technologiques sont des médias, comme Apple).  

La puissance de la vidéo interactive: le tour des bonnes pratiques

 

Qu'a dit Arnaud Dressen (HonkyTonk)?

 

 

  • Il faut tâcher de faire simple, même si c'est dur et couteux. Le coût d'une vidéo interactive augmente avec la qualité et la richesse du contenu.

  • Il faut capter l'attention de l'audience en un temps très court, pas plus de 7 secondes.

  • Il s'agit de donner des repères dans l'interface des vidéos interactives. L'internaute doit toujours savoir comment s'orienter dans le contenu multimédia en naviguant entre plusieurs niveaux de lecture sur un même sujet.

  • Et bien sûr, il faut expérimenter, tester encore et encore. Le HTML 5 est le langage clé pour des contenus multimédias et interactifs. Le format de la vidéo interactive dépend selon l'objectif visé. Il faut profiter des API pour tester, toujours tester...

  • Expérimenter ne signifie pas vouloir réinventer la roue. L'idéal est de s'inspirer des (bons) contenus existants.

L'explosion du deuxième et troisième écran

 

Qu'a dit Samantha Barry (BBC World News)?

 

 

  • L'information ne se détermine plus par ce qu'on regarde, mais plutôt par comment on la regarde.

  • La télévision devient interactive. Puisque l'audience recherche l'interaction, il faut lui en donner.

  • Parlons de l'humour. Il ne faut jamais hésiter à l'utiliser quand c'est possible.

  • Attention à adapter l'information qu'on donne en fonction du support. Sur les réseaux sociaux, pas plus de 90 secondes pour une vidéo.

  • Il faut tenir compte des spécificités de l'audience. En Asie et en Afrique, ce que l'on appelle en Europe le deuxième écran, à savoir les téléphones, est le plus souvent le seul écran utilisé.

Comment vérifier les contenus des utilisateurs en temps réel? Comment corriger les erreurs?

 

Qu'a dit Nick Wrenn (CNN)?  

 

 

  • Chaque jour, des utilisateurs et téléspectateurs font parvenir des contenus à CNN. La chaîne américaine s'est dotée en août 2006 d'une plateforme dédiée, CNN iReport. Cette stratégie semblait nécessaire face à l'émergence des réseaux sociaux. Il était devenu évident que les premières images d'événements majeurs n'émaneraient pas des journalistes de CNN, mais des utilisateurs eux-mêmes.
  • CNN iReport compte à présent plus de 1,3 millions d'utilisateurs enregistrés à travers le monde. Entre 300 et 500 contenus y sont envoyés chaque jour. Environ 8% de ces productions sont approuvées pour être diffusées sur les réseaux de CNN.

  • Pour CNN, les contenus des utilisateurs servent à remplir une mission de service public (après le typhon Haiyan, la chaîne a créé une page où les habitants pouvaient lancer des avis de recherche de leurs proches), à alimenter le débat social en publiant des témoignages, ou encore à permettre au public d'interviewer directement certains invités en envoyant ses questions.

  • Il importe d'établir une distinction entre le contenu vérifié par CNN et le contenu non vérifié. La mention "Not vetted by CNN" qui figure en haut à gauche indique que CNN n'a pas encore traité le contenu ou n'a pas pu le vérifier. Quand le contenu a été authentifié, cette mention est remplacée par le label "CNN iReport".

  • Le processus de vérification est divisé en trois étapes principales. La première consiste à dialoguer avec la personne ayant posté le contenu. La deuxième consiste à rassembler plus d'informations sur le sujet traité. La troisième consiste à examiner de près la photographie ou la vidéo envoyée pour détecter une potentielle supercherie. La prudence est de rigueur: si le moindre doute subsiste quant à l'authenticité d'un contenu, CNN ne lui donnera pas le label "CNN iReport" indiquant qu'il a été vérifié.

 

Amy Webb
Amy Webb le 3 décembre 2013
Crédit photo: Salomé Suarez

10 tendances qui vont changer le journalisme en 2014

 

Qu'a dit Amy Webb (Webbmedia Group)?

 



 
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