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Productions des élèves

La fin de vie fait toujours débat

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par LECCIA Anna-Francesca

 

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Crédit Photo : Alex Proimos - The Stethoscope / Flickr

 

Pour la première fois l'Assemblée nationale a sollicité ses citoyens pour une consultation citoyenne en ligne sur la proposition de loi sur la fin de vie. Cette consultation, qui a eu lieu entre le 2 et le 16 février, a donné la possibilité à plus de 12.000 internautes d'exprimer leur avis sur chacun des 11 articles de la loi proposée par Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (UMP). Après cette consultation, la proposition de loi a été discutée mardi 17 février à la Commission des affaires sociales, puis fera l'objet d'un examen à l'Assemblée en mars.


"Au moment de la mort, nos citoyens ne sont pas tous égaux"

 

C'est par ce constat que Leonetti et Claeys commencent leur rapport sur la fin de vie, rendu à François Hollande en décembre 2014. Les deux parlementaires se sont penchés sur la loi de 2005, loi dite "Leonetti" pour renforcer la reconnaissance de l'autonomie du patient et de son droit de refuser des traitements qu'ils jugent disproportionnés ou inutiles.

 

Au cœur du débat relancé par l'affaire Vincent Lambert, deux injonctions relevées par les parlementaires, celles des patients : "je veux être entendu" et "je veux une fin de vie apaisée". Entre ceux qui défendent la légalisation du suicide assisté et ceux qui s'y opposent, tous sont d'accord avec ces deux injonctions. Mais les interprétations et les solutions défendues divergent.

Quelles sont les différentes pratiques médicales qui font débat?

 

Quelle différence entre l'euthanasie, le suicide assisté, les soins palliatifs et la sédation?


Ces termes fusent dans les discussions, ainsi que dans nombre de commentaires laissés par les internautes sur le site de l'Assemblée nationale. Chacun de ces termes est relatif à la fin de vie, mais ils représentent des traitements et des intentions différentes. Quelle différence entre chacun de ces traitements?

  • l'euthanasie : en grec ancien euthanasie signifie la mort bonne, ou la mort douce. Aujourd'hui lorsque nous parlons d'euthanasie dans le cadre de la fin de vie, il s'agit d'une pratique médicale visant à provoquer le décès d'une personne en phase terminale d'une maladie incurable. En France l'euthanasie est interdite par la loi. La proposition de loi de Claeys et Leonetti n'envisage pas de légaliser l'euthanasie, mais certains des internautes qui se sont exprimés sur le site de l'Assemblée nationale craignent que la sédation profonde ne soit qu'une euthanasie cachée.

  • le suicide assisté : le suicide assisté se fait dans un environnement médical, qui fournit les moyens au patient de se suicider, et un contrôle du bon déroulement de la procédure. Le suicide assisté est différent de l'euthanasie car il implique que la mort n'est pas induite par un tiers (le médecin), mais par le patient lui-même. 

  • les soins palliatifs : une brochure du gouvernement définit les soins palliatifs comme "des soins associés aux traitements de la maladie. Ils ont pour objectif de préserver la qualité de vie, de soulager les douleurs physiques et tous les autres symptômes gênants. Ils prennent également en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle de la personne malade et de sa famille." Dans leur rapport Claeys et Leonetti regrettent un manque d'application de la loi sur les soins palliatifs qu'ils attribuent à un manque de moyens, à une inégalité territoriale des structures délivrant ces soins, ainsi qu'à un manque de formation des soignants.

  • la sédation consiste à endormir le patient pour apaiser ou faire disparaître la perception d'une situation qu'il jugerait insupportable. Pour procéder à une sédation le patient doit être informé et consentant. L'article 2 de la loi de 2005 précise que cet endormissement n'a pas pour but de provoquer le décès mais de "soulager, quelles qu'en soient les conséquences, un malade qui présente une situation de souffrance qu'il juge insupportable". La sédation prévue par la loi de 2005 est dite intermittente ou provisoire, c'est à dire que le personnel soignant réveille régulièrement le patient pour s'assurer qu'il est toujours consentant. Cette pratique est considérée par certains comme une forme de maltraitance.

Où l'euthanasie est-elle légale ? Aux Pays-Bas depuis avril 2001, en Belgique depuis mai 2002, ainsi qu'au Luxembourg depuis 2009.

 

Où le suicide assisté est-il autorisé ? Le suicide assisté est autorisé dans certains États des États-Unis, mais aussi en Suisse. L'aide au suicide est autorisée par le Code pénal suisse depuis 2001, à condition que celle-ci ne soit pas motivée par un "mobile égoïste". Une enquête fournie par le Journal of Medical Ethics révèle que les 611 personnes décédées par suicide assisté en Suisse entre 2008 et 2012 étaient de 31 nationalités différentes, et 66 d'entre elles étaient françaises.

 

En France, le suicide assisté est considéré comme un homicide volontaire. La proposition de loi Claeys-Leonetti ne prévoit pas non plus la légalisation du suicide assisté.

Qu'il y a-t-il de nouveau dans la proposition de loi Claeys - Leonetti ?

 

Les deux parlementaire veulent renforcer la reconnaissance du droit du patient à vivre de manière plus apaisée sa fin de vie. Pour cela, deux nouveautés dans la loi qu'ils proposent : la sédation "profonde et continue" et les directives anticipées.

 

- la sédation "profonde et continue"

L'article 3 de la proposition de loi prévoit qu' "A la demande du patient d'éviter tout souffrance et de ne pas prolonger inutilement sa vie, un traitement à visée sédative et antalgique provoquant une altération profonde et continue de la vigilance jusqu'au décès associé à l'arrêt de l'ensemble des traitements de maintien en vie est mis en œuvre." La sédation profonde et continue est mise en œuvre dans trois cas : lorsque le patient est en phase terminale d'une affection grave et incurable et présente une souffrance réfractaire au traitement ; lorsque la décision du patient d'arrêter un traitement engage son pronostic vital à court terme ; enfin lorsque le patient ne peut pas s'exprimer. 

 
Les sédatifs et les antalgiques peuvent donc avoir pour "double effet" qu'ils abrègent la vie en même temps qu'ils soulagent le patient. Pour Patrick Bouet, président du Conseil national de l'Ordre des médecins, cela ne peut pourtant pas être associé à ce que certains appellent une "euthanasie déguisée" puisque l'intention n'est pas la même.


- les directives anticipées

Enfin, les médecins devront appliquer les "directives anticipées" laissées par les patient à leurs proches. Deux exceptions sont prévues dans la loi proposée : lorsque le médecin n'a pas le temps d'avoir accès aux souhaits du patient et lorsque les directives sont "manifestement inappropriées". 


Ces directives anticipées donneront donc la priorité à la volonté du patient. Encore faut-il que celui-ci ait rédigé ces directives anticipées. Car d'après Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), pour l'instant, "seulement 2,5% des mourants écrivent des directives anticipées".



 

Télé-réalité : jusqu'où iront-ils ?

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par LEFEBVRE Augustin

 

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Crédit photo : Flickr/CC/Daniel Go/Television

 

Jusqu'à Mars ! C'est en tout cas le but du projet Mars One, qui a dévoilé hier les noms des 100 candidats retenus pour participer au dernier tour des sélections. L'occasion de revenir sur les projets de télé-réalité les plus originaux, extrêmes ou insolites. Toujours se renouveler, c'est le défi de ces émissions qui sont donc constamment à l'affut de nouveaux concepts.

Présentation de 6 émissions récentes ou à venir qui changent de ce que l'on a l'habitude de voir.


Dans la catégorie "survie"


L'émission la plus "space" : Mars One (diffusion mondiale, date inconnue)

 

 

 

 

 

Établir une colonie sur Mars en finançant le projet avec une émission de télé : c'est le pari étonnant de la mission Mars One. Ils étaient 202 586 à vouloir tenter l'aller simple pour la planète rouge, ils ne sont plus que 100.

 

Les sélections vont se poursuivre pour tester la capacité des candidats à travailler en équipe et désigner ceux qui pourront, à partir de 2024, partir explorer l'espace. Le projet d'émission prévoit de filmer l'entraînement des candidats et devrait être produit par une filiale d'Endemol. La faisabilité scientifique et économique du projet est très controversée et certains voient dans ce projet une vaste campagne de publicité pour l'émission.

 

 

 

L'émission la plus lourde : Fat guys in the wood (Etats-Unis, 2014) 

 

 

 

 

En 2014, la chaîne américaine The Weather channel a envoyé des personnes obèses survivre dans la forêt. Oui, c'est le concept de Fat guys in the wood : envoyer des personnes vues comme des "couch potatoes" dans les Appalaches pour faire d'eux des "hommes" avec un spécialiste de la survie. L'émission présenterait trop de discussion et pas assez d'action pour certains commentateurs

 

 

 

Dans la catégorie "expérience psychologique"

 

L'émission la plus mortelle : la Zone Xtrême (France, 2010)

 

 

 

 

 

Dénoncer la télé-réalité en créant volontairement une émission polémique : c'est le but de cette émission diffusée en 2010 sur France 2, qui a recréé l'expérience de Milgram à la télévision.

 

Cette expérience vise à évaluer l'obéissance des candidats à l'autorité en les forçant à infliger des décharges électriques à un cobaye, décharges qui sont en fait simulées. La totalité des candidats ont accepté de faire souffrir un inconnu si celui-ci n'arrivait pas à se souvenir d'associations de mots. 

 

 

L'émission la plus "so 1984" : Diktatorn (Suède, 2014)

 

 

 

 

 

Elle a le titre d'une comédie de Charlie Chaplin mais elle ne fait pas rire : Diktatorn, le dictateur, est une émission suédoise qui présente 8 jeunes enfermés dans un hôpital désaffecté sous les ordres d'un dictateur invisible. Ils sont privés de leurs libertés individuelles, n'ont plus de notion du temps et doivent réaliser des ordres absurdes pour essayer de gagner 11 000 euros.

Là encore, le but est louable (faire comprendre aux jeunes l'importance de la démocratie) mais le résultat est controversé : au-delà du concept, les propos anti-islam d'un candidat d'extrême-droite dans la bande-annonce ont provoqué un tollé avant la diffusion de l'émission.

 

 

 

Dans la catégorie "Gens nus"

 

L'émission la plus "on n'a pas de budget costume mais c'est pas grave" : Adam recherche Eve (France, 2015)

 

 

 

 

 

D8 a récemment annoncé sa prochaine émission, dans laquelle elle va filmer des jeunes gens sur une île paradisiaque en train de se séduire. Rien de neuf, si ce n'est que ces candidats seront nus. Le but, selon la production, supprimer les conventions sociales, les masques imposés par les habits et retrouver une sorte de paradis originel.

 

Pour la production, il n'est pas question de voyeurisme : « L'idée n'est pas de faire de la provocation. (...) On a essayé de fabriquer un programme qui soit dans la norme. Et de rendre les gens beaux en les filmant sous leur meilleur jour" a déclaré au Parisien Xavier Gandon, directeur des divertissements de D8. Les parties génitales ne seront en effet pas visibles (mais les fesses et les seins le seront...). 

 


L'émission la plus interdite aux moins de 18 ans : The Sex factor (Etats-Unis, 2015)

 

 

 

 

 

Celle-ci n'est pas diffusée à la télévision mais sur Internet : aucune chaîne n'a pour l'instant voulu diffuser le projet, même si les producteurs auraient une annonce à faire "prochainement". Le principe de l'émission ? Trouver les nouvelles stars du porno. 8 hommes et 8 femmes n'ayant jamais tourné de film X vont tenter de gagner 1 million de dollar et une notoriété dans un monde très concurrentiel grâce aux votes du public. Le jury est composé de professionnels du secteur.

 

 

Et si la télé-réalité prenait fin ? Même si c'est un débat qui revient régulièrement, cette longue liste de projets prouve que leur arrêt n'est pas programmé.

 

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Attentats de Copenhague : le tueur présumé abattu, deux complices arrêtés

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 Article publié le 16-02-2015 par LECCIA Anna-Francesca

 

 

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Crédit Photo : Larsgottlieb - Fleurs devant la maison de la culture danoise- Copenhague le 15 février 2015
 
 

Les Danois se réveillent après les attentats qui ont frappé leur capitale ce week-end. Le bilan : deux morts, cinq blessés. Le tueur présumé a été abattu à l'aube dimanche. Deux hommes accusés d'être ses complices ont été arrêtés. Qui est l'assaillant? Où en est l'enquête?

 

Une identité non confirmée

 

La police danoise n’a toujours pas confirmé l’identité du tueur présumé des attentats qui ont frappé Copenhague (Danemark) samedi mais la plupart des médias danois et étrangers relaient la photo d'un jeune homme de 22 ans, du nom d'Omar al-Hussein, né au Danemark. Considéré comme étant le tireur présumé de Copenhague, il a été exécuté par les forces de l'ordre danoise, dimanche matin à 5h. Nous n'avons pas encore d'information sur les deux hommes accusés d'avoir aidé al-Hussein. Pour l'instant aucun groupe terroriste n'a revendiqué les attaques.

 

 

"Un élève doué et talentueux"

Après que les médias ont publié la photo d'Omar al-Hussein, photo que nous ne publions pas ici, une ancienne camarade de lycée le reconnaît et témoigne auprès de l'AFP. Omar al-Hussein lui avait porté secours en 2013 alors qu'elle avait été renversée par une voiture. C'était trois jours avant qu'il ne poignarde à la jambe un jeune homme de 19 ans dans un train. Omar al-Hussein a fréquenté un établissement lycéen et d'enseignement supérieur, le VUC Hvidovre, dans le sud-ouest de Copenhague. Le proviseur de l'établissement confie à la télévision danoise qu'Omar "était un élève doué et talentueux". Sa camarade de lycée dit qu'"il avait parfois un comportement assez agressif, mais sinon il était gentil et très intelligent. Il avait de bonnes notes à l'école, avec des amis et était bon camarade".

 

Un délinquant

La police ne donne que peu d'éléments sur le tireur mais les services de renseignement (PET) affirment qu’il était connu. Dans un communiqué, la police a transmis que le jeune homme était “connu de la police pour plusieurs délits dont des infractions à la législation sur les armes et des violences”, et “ pour ses liens avec des bandes de délinquants”.

 

Selon le journal danois Ekstra Bladet, l’homme de 22 ans était sorti il y a seulement deux semaines de prison après y avoir purgé une peine d’un an pour avoir poignardé un homme à la jambe à la gare de Copenhague en 2013.

 

Comment la police l'a repéré

 

Après la fusillade de samedi devant la maison de la culture danoise, la police a eu accès à toutes les caméras de surveillance de l’endroit. Les autorités danoises font la description d’un homme "entre 25 et 30 ans, d'environ 1,85 m, athlétique, d'apparence arabe, (...) les cheveux lisses", et diffusent cette photo obtenue grâce aux caméras de surveillance sur laquelle on le voir, caché derrière une cagoule bordeaux, un sac noir à la main.

 

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Ces films montrent le suspect passant un coup de téléphone depuis une cabine téléphonique. Il commande un taxi dans lequel il monte rapidement. Le chauffeur de taxi reconnaît la description de son client, alerte la police, et la conduit dans le quartier de Norrebro, dans le Nord-Ouest de Copenhague, à l’adresse à laquelle il l’a conduit.

 

L’appartement a ensuite été mis sur surveillance par la police. C’est lorsque le tueur suspecté est retourné à cette adresse vers 5h dimanche matin qu’il se confronte à la police en ouvrant le feu sur elle avant d’être abattu.


Pas d'information sur les deux complices supposés

 

C’est dans un cyber-café, près du lieu où a été abattu le tueur présumé, que la police danoise a arrêté deux hommes selon la chaîne de télévision TV2. La police a d'abord spécifié que les ces interrogations entraient dans la procédure normale de l'enquête, avant de retenir formellement les deux suspects comme complices du tireur.

 

L'inspiration des attentats de Charlie Hebdo

Les attentats de Copenhague surviennent seulement seulement cinq semaines après ceux qui ont frappé la région parisienne. La police danoise pense que le tueur a pu s’inspirer des attentats français, en s’attaquant à un lieu et des acteurs discutant de la liberté d’expression, ainsi qu’à des Juifs. Très rapidement, les réseaux sociaux ont vu fuser des "Je suis danois". Dimanche soir, plus de 300 personnes se sont rassemblées spontanément à Paris devant l'ambassade du Danemark. François Hollande y a rejoint l'ambassadrice pour témoigner de sa peine et de sa solidarité. Le PS a également lancé un appel à la réunion lundi à 18h devant l'ambassade. La France et le reste de l'Europe resteront en alerte vigipirate jusqu'à nouvel ordre.

 

 



 

Le conducteur : une espèce en voie de disparition ?

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par LEFEBVRE Augustin


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Un des premiers prototypes de voiture autonome par Google
Crédit photo : Flickr/CC/Smoothgroover22 /Google self-driving car

 

Dans le film Blade Runner, Ridley Scott imaginait la ville de Los Angeles remplie de voitures volantes. Une telle vision relève aujourd'hui de l'utopie. Il est en revanche probable qu'une autre forme de véhicule révolutionnaire commence à circuler à Los Angeles en 2019 : la voiture autonome. 


Renault-Nissan, PSA ou Audi misent sur ces véhicules dans lesquels la conduite est effectuée entièrement ou en partie par un ordinateur qui remplace ou assiste le conducteur. Google aussi, avec sa "connected car ". Lancé en 2010, le projet de Google a commencé par l'adaptation de véhicules commerciaux pour les rendre automatiques. Fin 2014, la firme a présenté une version fonctionnelle de sa propre voiture. 

 

 

 

 

Apple serait en train de travailler sur son propre modèle de voiture électrique et autonome, le projet Titan, selon les informations de Reuters publiées samedi.  


La veille, la Grande-Bretagne a autorisé la circulation de voitures autonomes sur certaines routes de Bristol, Greenwich, Coventry et Milton Keynes à titre expérimental. Les habitants Milton Keynes vont même pouvoir bénéficier du projet "Autodrive", un service d'autopartage avec des petits véhicules autonomes, la Lutz Pathfinder. Le programme devrait commencer dans les prochains mois.  

 

Ce bond technologique soulève de nombreuses questions. Voici les réponses.


Une voiture sans pilote, vraiment?

 

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L'évolution de la voiture autonome, du contrôle de la vitesse à l'inaction totale du conducteur
Crédit photo : Flickr/CC/James Provost/Self-Driving Cars Timeline Icons
 


Il y a plusieurs degrés d'autonomie, et certains modèles haut de gamme intègrent déjà des éléments d’autonomie (contrôle de la trajectoire, de la vitesse...). Ces dispositifs, qui relèvent de l'aide à la conduite, vont être de plus présents dans nos véhicules, jusqu'à arriver à une voiture dans laquelle personne n'aura à se soucier de la route : la voiture se guidera toute seule à l'aide de GPS et de capteurs, elle ne sera même plus équipée d'un volant ou de pédales.


Est-ce dangereux ?

La sécurité routière est l'une des principales raisons du développement de ce projet. Puisque la grande majorité des accidents sont causés par les conducteurs, supprimer le conducteur permettrait de supprimer les accidents.


Les constructeurs sont conscients qu'il faudra imposer ces nouveaux véhicules, qui peuvent faire peur. Confier sa vie à une machine, même si elle est réputée sûre, risque d'en effrayer certains. Google a bien compris cela avec son prototype dont le design se veut rassurant et qui rappelle un jouet : la voiture est ronde avec une sorte de visage. Le modèle ne peut pas dépasser les 40 km : pas question d'aller sur l'autoroute avec.
 
Et que dit la loi ? Est-ce que ces véhicules sont légaux ?


C'est l'un des principaux problèmes de ce projet : la législation n'évolue pas aussi vite que la technologie. Il va falloir adapter les lois et les polices d'assurances à ces nouveaux véhicules.

Il faudra notamment modifier la convention de Vienne, qui règle le trafic routier dans plus de 70 pays (elle n'a toutefois pas été signée par les Etats-Unis).  Selon l'article 8, "tout véhicule en mouvement ou tout ensemble de véhicules en mouvement doit avoir un conducteur". Ce conducteur "doit constamment avoir le contrôle de son véhicule" et "doit éviter toute activité autre que la conduite". Le texte n'est donc absolument pas prévu pour ces véhicules.


Il a été amendé en mai dernier : le nouveau texte permettra un certain degré d'autonomie mais il faudra que le conducteur puisse reprendre le contrôle du véhicule à tout moment. La voiture sans volant n'est donc pas encore envisageable sur les routes européennes.

Et si jamais ma voiture autonome cause un accident, qui sera responsable ? Le propriétaire ? L'ordinateur ? Le constructeur ?


Là aussi, la loi va devoir définir de nouvelles règles. En France, l'Etat est conscient du travail à accomplir. Il faudra faire preuve d'imagination et repenser totalement les textes pour intégrer ces nouveaux véhicules. Autre problème à résoudre : le permis de conduire et l'habilitation à monter ou faire fonctionner un tel véhicule. Faudra-t-il un permis pour détenir un tel véhicule ? Faudra-t-il une formation spéciale ? Pourra-t-on laisser des enfants seuls dans un tel véhicule, pour aller à l'école par exemple ? Beaucoup des ces questions restent aujourd'hui sans réponses, elles viendront avec la généralisation de ces véhicules. 

 



 

L'homosexualité en Russie à l'honneur du World Press Photo 2015

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 Article publié le 13-02-2015 par LACHASSE Jérôme

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« Jon and Alex », la photographie de l'année selon le World Press Photo 2015

Crédit photo : Morten Rode


La World Press Photo a dévoilé jeudi 12 février la photographie de l'année 2015. Ce cliché, pris par le photographe danois Mads Nissen dans le cadre d'un projet intitulé "Homophobie en Russie", représente un couple homosexuel russe entrain de s'enlacer dans un chambre obscure. Un symbole fort. Jusqu'à l'année dernière, le World Press Photo privilégiait davantage le spectaculaire, des scènes de guerre ou de désastre. En 2014, le prix fut en effet accordé à un cliché du photographe américain John Stanmeyer où des migrants africains lèvent leur téléphone portable vers le ciel en quête de réseau pour appeler leurs familles. Ce prix marque-t-il le début d'une nouvelle tendance?

 

Pour Mads Nissen, sa photographie incarne une "version contemporaine de Roméo et Juliette", a-t-il déclaré au British Journal of Photography. À Saint-Petersbourg, deux hommes, Jonathan Jacques Louis, 21 ans, et Alexander Semyonov, 25 ans, s'aiment malgré la discrimination et les violences qu'ils subissent. Sur Twitter, le photographe a laissé exploser sa joie: "Aujourd'hui est vraiment vraiment un jour très particulier pour moi et les LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans) de Russie".

 


 

 

Mads Nissen a suivi pendant plus d'un an plusieurs militants homosexuels russes. C'est après l'agression de l'un de ses amis que le photographe danois s'est lancé dans ce reportage. "J'ai essayé de comprendre ce que c'est de vivre un amour interdit dans la Russie moderne", a-t-il écrit sur son site en introduction à son travail.

 

En récompensant une photographie moins spectaculaire et plus intimiste qu'à l'accoutumée, le jury du World Press Photo a voulu répondre aux organisations terroristes qui "utilisent aujourd'hui des images violentes comme propagande", a déclaré dans un communiqué de presse Alessia Glaviano, membre du jury du World Press Photo. "Nous devons [y] répondre de manière plus subtile, passionnée et réfléchie".

 

Michele McNally and Donald Weber on winner of the year 2014 from World Press Photo on Vimeo.


 

"C'est une chose qui manque souvent dans le photojournalisme, on a toujours l'impression qu'il faut chercher l'exotique", a indiqué au British Journal of Photography Donald Weber, également membre du jury. Le cas du World Press Photo n'est pas unique. Les photos spectaculaires et les scènes de guerre sont régulièrement primées dans les prix de photojournalisme.

 

À Visa pour Image, le Visa d'Or Arthus-Bertrand a récompensé en septembre 2014 le travail du photographe Guillaume Herbaut lors des affrontements en Ukraine. Un cliché de l'américain Josh Haner d'une victime des attentats de Boston a reçu le Prix Pulitzer en 2014. En 2013, la Robert Capa Gold Medal a été décerné au photojournaliste Tyler Hicks pour une photo de l'attaque du centre commercial de Westgate au Kenya.   

 


 

 

Malgré tout, plusieurs prix de photojournalisme en 2013 et en 2014 ont commencé à remettre leur premier prix à des photos évoquant la vie quotidienne. En 2013, la Fondation Henri Cartier Bresson, qui décerne le Prix HCB tous les deux ans, a distingué un reportage de Patrick Faigenbaum sur l'artiste indienne Shreyasi Chatterjee. En 2014, le Sony World Photography Awards a récompensé (dans la catégorie "contemporary issues", où concourrait également pour le World Press Photo le cliché de Mads Nissen) le reportage de Sara Naomi Lewkowicz sur les violences domestiques.

  

 

 


 



 
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