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Productions des élèves

Indiana : la loi sur la "liberté religieuse" amendée pour éviter toute discrimination

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par VANNOORENBERGHE Alice

Il y a une semaine l'Indiana promulguait une loi sur la "liberté religieuse". Elle sera amendée afin d'éviter toute forme de discrimination vis à vis des homosexuels.   

 

 

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Loi Touraine : la généralisation du tiers payant fâche aussi certains étudiants en médecine

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par VANNOORENBERGHE Alice

La loi de Marisol Touraine, qui veut notamment mettre en place la généralisation du tiers payant, est actuellement examinée à l’Assemblée.

Retour sur la réaction des étudiants en médecine depuis l’annonce de cette mesure qui fait polémique. 

 

 

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Mobilisation de l'ANEMF, Association des Etudiants en Médecine de France, le 15 mars 2015
crédits photo : Ysé Moreau

 

 

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Des héroïnes nouvelle génération dépoussièrent l’industrie des comics

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3 vieilles couvertures de Comics (Photomontage à partir de ressources Wikimedia Commons : 1, 2, 3 )

 


De nouvelles super-héroïnes au caractère bien trempé débarquent en nombre dans le monde des comics, temple de la testostérone et des clichés sexistes. Une nouveauté qui ne semble pas déplaire aux lecteurs. Les cinq nouveaux volumes de la série Thor lancés en octobre 2014 se vendent 30% plus que les précédents sortis en 2012. Une nouvelle importante puisque les auteurs de la série avaient décidé que Thor avait assez vécu en juillet dernier. Pas question de renouveler le personnage tel quel. Marvel a annoncé que Thor devenait une femme. Le lourd viking au marteau s'est donc résigné à laisser sa place à une héroïne nouvelle génération, blonde svelte et surpuissante, bien loin des midinettes de seconde zone habituelles des BD du genre.

 

Le succès de Thor au féminin rappelle les très bonnes ventes de « Mrs Marvel », une BD mettant à l'honneur une super-héroïne Pakistano-Américaine. Signe que quelque chose a changé dans l'univers des comics.

 

Le syndrome des femmes dans le réfrigérateur

 

La bataille pour la visibilité des héroïnes dans les BD de super héros était loin d'être gagnée. La plupart des protagonistes féminins servaient jusqu'à présent à remplir les cases sans pour autant réellement exister dans l'histoire. Pas question non plus de les laisser trop longtemps dans le récit. Après un passage éclair auprès du héros, elles étaient bien souvent tuées par l'ennemi juré de leur protecteur. Un bon filon pour rendre la bagarre crédible.

 

En 1999, un blog créé par une auteur de DC Comics a recensé toutes ces morts absurdes de personnages féminins. Son nom : « Women in Refrigerators », «Femmes dans le réfrigérateur », un clin d'oeil au sort tragique de la petite amie d'un personnage de Green Lantern, assassinée et rangée dans un frigo dans le numéro 54 de la série. L'internet foisonne de classements en tout genre de ces sacrifices. Un florilège varié qui va de la balle dans la tête à la chute de gratte-ciels, en passant par la mort par suffocation. 

 

Une révolution possible grâce à Internet

 

Quelques héroïnes ont pu bénéficier d'un meilleur statut et survivre durant quelques volumes. C'est le cas de l'iconique Wonder Woman, ou de Typhoid Mary dans Daredevil à partir de 1988. Dans les X-Men, les personnages féminins ont généralement plus de relief, mais ces héroïnes ne trouvent pas leur public. Les ventes baissent lorsque les auteurs tentent de mettre l'accent sur ces femmes, comme le souligne Ann Nocenti dans The Guardian, éditrice de X Men, à présent auteure chez Marvel. Un échec qu'elle comprend mieux à présent : «Personne n'écrivait pour un lectorat féminin. Je n'ai jamais pensé que j'écrivais pour des femmes. C'était certainement une erreur. 

 

Aujourd'hui, de nombreuses femmes se sont mises à esquisser les contours d'héroïnes nouvelles et ont trouvé leur public. C'est sur internet que cette révolution s'est organisée progressivement. Grâce notamment aux nombreux sites indépendants qui font vivre une contre-culture de la  BD. C'est le cas de Womenwriteaboutcomics.com, qui publie des planches esquissées par des femmes.

 

Le site en profite aussi pour commenter toute l'actualité du monde de la BD sous un prisme féministe. Plus question d'entrevoir des femmes assassinées toutes les deux pages en feuilletant une revue sans commenter. Un véritable espace s'est aussi ouvert sur les réseaux sociaux pour tous ceux qui veulent remettre en question les normes du genre. La polémique récente liée à un tweet d'Erik Larsen, auteur de comics à succès, montre la force de ces nouvelles communautés critiques. Le dessinateur a souhaité revendiquer sa liberté de choisir les tenues de ses personnages, sans se préoccuper de ceux qui l'accusent d'entretenir des clichés sexistes. "Quelques voix" dissonantes seulement qui ne représentent pas grand chose, selon lui.

 


 

Mais ces "quelques voix" ont protesté si vivement qu'Erik Larsen a été obligé de justifier et modérer ses propos par la suite

 Ces dissidents engagés constituent un marché très porteur, comme l'explique G Willow Wilson, l'auteur de la nouvelle « Mrs Marvel » dans The Guardian : «Des livres comme Ms Marvel ont changé tous les calculs de l'industrie de la BD. Ils ont mis à mal la théorie selon laquelle les personnages féminins, ou les protagonistes issus des minorités ne vendent pas. » Preuve que même les super-héros doivent apprendre à s'adapter aux évolutions de leur société. 

 



 

L’Islande, puissance génétique mondiale

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 Article publié le 26-03-2015 par WOJCIK Laura

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 Séquences d'ADN, molécule renfermant toute l'information génétique d'un être humain (Crédits photo : PhotonQ-An (Flickr))

 

Les scientifiques de la firme Decode, entreprise islandaise en pointe sur la recherche en génétique, viennent de dévoiler le résultat de recherches sans précédents. Une série de publications parues dans la revue Nature Genetics détaille l’ampleur de l’opération. 2636 génomes ont été décortiqués, et plus de 100 000 échantillons génétiques ont pu être collectés depuis 18 ans en Islande. C'est un tiers de toute la population qui est concernée par ces recherches. Il s'agit de la plus grande base de donnée jamais collectée sur une seule population. De quoi grandement améliorer la connaissance en génétique actuelle.

 

Grâce à cette collection immense de génomes, les généticiens de Decode ont réussi à explorer en détails les causes génétiques de certaines pathologies courantes, du calcul rénal aux maladies cardio-vasculaires, en passant par la maladie d'Alzheimer, les cancers et les problèmes de thyroïde. Ils sont ainsi parvenus à établir une cartographie détaillée des mécanismes complexes qui font qu'une mutation génétique peut, ou non conduire à certaines maladies. 

 

Les chercheurs investis sur le projet « Decode » ne souhaitent plus seulement se plonger dans notre ADN pour comprendre les causes de certaines pathologies, mais bien explorer toutes les expressions possibles de cet ADN en fonction de facteurs propres à chacun. 

 

Le paradis islandais des chromosomes

 

Cette opération de très grande ampleur n'est peut-être possible qu'en Islande, paradis de la génétique. La plupart des Islandais partagent un patrimoine génétique similaire. 300 000 personnes vivent aujourd'hui avec des gènes qui se ressemblent, et obéissent à des logiques similaires.C’est ce qu’on appelle l’effet « fondateur ». Tous les habitants de l’île ou presque sont les descendants directs d’un tout petit groupe de colons venus d’Ecosse, de Scandinavie et d’Irlande il y a plus de 1100 ans. Depuis, la population n’a que très peu interagi avec le reste de la planète, tout du moins pas assez pour troubler la quiétude de leurs chromosomes. Une telle homogénéité est précieuse pour les chercheurs puisqu'elle simplifie leurs raisonnements.

 

Un gène donné interagit avec de nombreux autres gènes pour entraîner un caractère donné chez quelqu'un. Le porteur d'un gène anormal peut par exemple ne pas être malade si d'autres s'expriment simultanément et limitent son effet. Impossible donc de penser une conséquence physiologique B directement en fonction d’une seule cause génétique A. Inutile de raisonner en termes de petites flèches. La réalité ressemble plutôt à un gros nœud difficile à démêler. La faute à des variables beaucoup trop nombreuses, et des individus beaucoup trop différents entre eux pour qu'on puisse généraliser les conclusions tirées de chacun.

 

Et c'est là que le cas islandais fait école. Lorsqu'une population possède un patrimoine génétique qui obéit à des dynamiques communes, il est possible de comparer, de tester, et surtout de tirer des conclusions applicables à d'autres individus. Les causes à effets sont plus simples à isoler puisqu'on les observe dans beaucoup de cas. Les nœuds se ressemblent, et on apprend plus vite à les démêler.

 

Un vrai changement de paradigme en vue ?

 

Cette simplification de raisonnement a permis une vraie révolution. Les scientifiques de Decode partent du génome pour se concentrer ensuite seulement sur toutes les caractéristiques que l'on peut observer en regardant un individu. Cela peut-être des symptômes pathologiques, mais aussi la couleur de ses yeux, ou la forme de ses pieds. On part du tout petit pour comprendre la complexité du très gros. Et grâce à ce point de départ au cœur de notre ADN, il est possible d'explorer toute la multitude de possibilités qui s'offre à nos gènes pour s'exprimer et muter.

 

Or, avant le point de départ était le très gros, pour plonger vers le tout petit. On partait du phénotype pour ensuite plonger dans l'ADN des individus, comme l'explique très bien un article de Wired publié récemment à ce sujet. On partait du postulat que chaque gêne anormal générait une anomalie visible, puisque la plupart des gènes observés étaient ceux de personnes malades. Grâce à cette nouvelle approche, les chercheurs ont découvert qu’une anomalie génétique n’entraînait pas forcément de pathologies. Une nouvelle étape sera franchie lorsque ces équipes détermineront les mécanismes précis qui expliquent pourquoi un gène anormal a parfois des conséquences, et parfois non.

 

 

De l’arbre généalogique à l’empire de la génétique

 

L’idée folle de transformer l’Islande en panel scientifique géant a germé dans la tête du neurologue islandais Kari Stefansson en 1996. Un projet pas forcément illogique dans un pays où la généalogie est un sport national. Comme tous ses concitoyens, le Dr Stefansson peut facilement retrouver ses ancêtres jusqu’en 900 après Jésus Christ. Un très gros arbre généalogique qui a poussé le scientifique à collecter tous les échantillons de sang qu’il pouvait autour de lui, et à négocier l’obtention de nombreux autres auprès de son gouvernement.

 

La petite entreprise du Dr Stefansson s’est construite au milieu de la bulle internet. Dans la frénésie du nouveau millénaire. Puis elle s’est effondrée. Avant de se relever, se développer encore. La firme a fini par faire faillite en 2009, avant de se faire racheter par le géant de la génétique Amgen la même année.

 

Aujourd’hui l’idée folle du Dr Stefansson a de très beaux jours devant elle. Decode a peut-être même inventé une nouvelle manière d’étudier la génétique. Les nouveautés révélées le 26 mars ont même arraché des compliments de la bouche de George Yancopoulos, responsable scientifique de Regeneron, firme rivale d’Amgen : « C’est probablement un tour de force très impressionnant." Il a aussi promis de lui aussi se mettre à faire de la génétique comme les Islandais.

 

 

 




 

Là où seront les enjeux dimanche prochain

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par RAISON Alexis

 

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Crédit photo : Flickr / CC / Mr__H

 

La droite et le Front national vont avoir l'occasion dimanche prochain de pousser leur avantage électoral acquis la semaine dernière face à une gauche affaiblie. Récit cartographique sur les lieux qui marqueront le second tour.

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