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Jake Bilardi, le djihadiste australien au «visage de bébé»

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 Article publié le 12-03-2015 par PIPONIOT-LAROCHE Ingrid

 

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Jake Bilardi au centre avec deux autres dijhadistes en Syrie, photo publiée sur Twitter en décembre

 

 

Jake Bilardi était un parfait inconnu il y a encore quelques jours. Mais depuis lundi, le jeune djihadiste australien suscite beaucoup d'attention dans les médias anglo-saxons. Tout a débuté avec l'identification par Fairfax media du jeune adolescent « au visage de bébé » présent sur plusieurs photos de propagande de l’État Islamique. Mercredi on apprenait par de nombreux comptes Twitter de combattants de l’État Islamique que le garçon aurait mené un attentat-suicide en Irak. Ce jeudi, le Guardian en Australie a fait la découverte de son ancien blog inititulé « De Melbourne à Ramadi: mon aventure », sur lequel il décrit sa radicalisation. Alors qui est ce jeune Australien qui a tout lâché pour combattre auprès de l’État Islamique ?


Une enfance « normale » dans la banlieue de Melbourne

Avant de quitter son lycée pour partir combattre en Syrie, Jake Bilardi est un enfant comme les autres. Issu d'une famille athée de la banlieue de Melbourne, et petit dernier d'une fratrie de six, il rêve de devenir journaliste politique selon ce qu'il raconte sur son blog. Il souhaite notamment couvrir les zones de conflit comme l'Irak ou l'Afghanistan. Fan de football, et notamment de l'équipe de Chelsea, il avait monté un association caritative destinée à promouvoir le football comme échappatoire pour les enfants en Ouganda.

 

Mais le jeune homme souffre d'exclusion sociale. Ses anciens camarades le décrivent comme un loup solitaire, souvent moqué par le reste de la classe. « Il n'avait que deux ou trois amis de mémoire, mais ce n'était pas le genre d'amis à aider en cas de problème », a déclaré l'un de ses anciens camarades au Daily Mail Australia. Jake Bilardi le confirme sur son blog, où il dit passer la grande majorité de son temps le nez plongé dans la lecture, ou bien derrière son écran d'ordinateur. 

 

Une radicalisation faite seul, sur Internet

Dans son blog, l'adolescent déclare avoir toujours eu une fascination envers les groupes d’insurgés au Moyen-Orient. Intéressé par les relations internationales, il mène des recherches sur Internet pour en savoir plus sur la « guerre contre la terreur » menée par les États-Unis, qu'il juge profondément injuste. « Les invasions et occupations de l'Irak et de l'Afghanistan ont créé mon dédain envers les États-Unis et ses alliés, dont l'Australie », dit-il sur son blog.

 

Au fur et à mesure qu'il avance dans ses recherches, l'adolescent déclare développer une théorie « que les autorités qualifieraient d’extrémiste malgré le fait que je sois encore athéiste à cette époque là ». Car après la mort de sa mère, atteinte de cancer, l'adolescent de quinze ans se retrouve déstabilisé, et pense pouvoir trouver refuge dans l'Islam. Pourtant il n'entrera que très peu en contact avec le centre musulman où il s'est converti. C'est encore une fois sur Internet qu'il s'informe sur les départs en Syrie, rencontre des djihadistes, et organise minutieusement son voyage.


Abu Abdullah al Australi, le « djihadiste blanc » endoctriné par l’État Islamique


Dans une interview datant de décembre avec le journaliste de la BBC Secunder Kermani, Jake Bilardi a déclaré être venu en Syrie en août 2014 « pour y trouver la mort ».

 

Convaincu de sa « mission », il est parti pour être entraîné en tant que kamikaze. Alors que son nom était sur la « liste d'attente », il en avait profité pour déclarer à deux reprises sur Twitter vouloir rentrer en Australie pour y commettre des attentats. Des explosifs ont même été retrouvés à son ancien domicile, preuve que ses actions avaient été anticipées avant son départ.


Mais il semblerait que « l'attente » de Jake Bilardi soit arrivée à sa fin. Des photos publiées mercredi sur le compte Twitter de djihadistes le montrent dans une camionnette remplie d'explosifs quelques minutes avant son attentat-suicide. L'authenticité des images n'a pas pu être confirmée par les autorités australiennes, mais cinq voiture piégées ont bel et bien explosé mercredi à Ramadi, en Irak.



 

Malcolm X, Lincoln, Ali... Ces films sur la condition noire aux Etats-Unis

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 Article publié le 11-03-2015 par PIOGER Tiphaine

Des centaines de manifestants pacifistes réprimés dans la violence. Cette scène se passe aux États-Unis, dans la ville de Selma, en 1965. C'est un des moments forts du film Selma, qui sort en salles mercredi 11 mars. Le film met à l'honneur le leader noir pour les droits civiques, Martin Luther King. L'occasion de revenir sur les films consacrés à ceux qui ont marqué l'histoire des Noirs-américains. 

 


 



 

Pierre-Yves Debroise: "Ces hélicoptères sont faciles à manier pour des pilotes aussi experimentés"

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 Article publié le 11-03-2015 par PIPONIOT-LAROCHE Ingrid

 

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 Crédit photo: Flickr/CC/Ludmila Tavares

 


 

Que s'est-il-passé entre les deux hélicoptères qui sont entrés en collision lundi en Argentine, causant la mort de dix personnes, dont huit Français ? L'incertitude plane sur les causes du crash, et les autorités locales se gardent de diffuser les premiers éléments de l'enquête. Selon Pamela Suarez, présidente du bureau argentin d'enquête sur les accidents, il faudra attendre plusieurs mois avant que le rapport sur les causes de l'accident ne soit rendu.

Ce que l'on sait repose pour l'instant sur la publication d'une vidéo amateur, filmée par un jeune homme présent sur place lors du crash. Nous avons donc posé trois questions à Pierre-Yves Debroise, ancien pilote d'essai d'hélicoptère et spécialiste de la Sécurité des vols et du contrôle aérien.

 


 

A la lumière de cette vidéo, que comprend-t-on des circonstances de l'accident ?


Le décollage n'apparaît pas à l'image. On sait que les deux hélicoptères ont décollé en même temps depuis un terrain de football en sable. Cela doit soulever beaucoup de poussière, mais pas assez pour gêner les pilotes. Ensuite sur la vidéo les conditions semblent bonnes, le temps est dégagé. Il est vrai que l'on voit les arbres bouger, mais ce n'est pas nécessairement dû à des rafales de vent, il se peut que ce soit simplement le souffle des rotors qui fasse bouger les branches.

Sur les images on remarque que le deuxième hélicoptère se rapproche dangereusement du premier, et le percute. Il semble avoir un mouvement de roulis vers la gauche, c'est-à-dire que l'appareil a un mouvement d'oscillation latérale. Il perd donc l'équilibre, il dévie. C'est pourquoi ce sont les cellules des appareils qui entrent en collision, et non pas les rotors.

 

Ce mouvement de roulis peut-être dû à une rafale de vent ou une remontée d'air chaud, bien cela me paraisse peu probable car la rafale aurait également perturbé le deuxième appareil. A mon avis, le plus probable est l'erreur humaine ou l'anomalie mécanique.

 

Quoi qu'il en soit il m'est impossible de déterminer les causes de l'accident à partir de cette vidéo de mauvaise qualité. Il faudra attendre les expertises sur la carcasse de l'appareil pour en savoir plus.

 

Pourquoi ces deux hélicoptères décollent en même temps et à courte distance l'un de l'autre ? Est-ce sûr ?


Ce genre de situation correspond à un « vol en patrouille », c'est-à-dire que les deux hélicoptères vont effectuer le trajet côte à côte. C'est une technique courante, surtout pour deux anciens pilotes militaires. L'idée est de décoller simultanément pour être en position adéquate une fois dans l'air, et manœuvrer ensemble pendant tout le trajet.

 

On peut imaginer qu'avant le départ, les deux pilotes ont établi un plan de vol et répété ensemble la mission. Si l'idée était d'effectuer un vol en patrouille, c'est peut-être parce que les caméramen présents dans l'un des appareils ont demandé à être proches de l'hélicoptère des sportifs.

Pendant le vol, les deux pilotes sont en communication par radio pour s'assurer que les manœuvres soient synchronisées. Je ne sais pas s'il existe des boîtes noires sur les appareils concernés, mais a priori on ne pourra pas retrouver ce qu'ils se sont dit. Il faudra donc attendre les explications de la production sur le plan de vol qui avait été prévu en amont.

 


Ces hélicoptères sont-ils obsolètes ? Nécessitent-ils une expérience poussée pour les piloter ?


Ces deux appareils sont des Eurocopter, du modèle Écureuil AS350. Ce sont des hélicoptères faciles à manier, qui ne devraient pas poser de problème aux deux pilotes très expérimentés.

Ils sont faits pour transporter jusqu'à six personnes, or lors de l'accident chaque appareil comptait cinq personnes à bord. Ils n'étaient donc pas surchargés.

De plus ces appareils ont une très bonne visibilité. Lors du décollage, le deuxième hélicoptère se trouve légèrement plus bas que le premier, mais pas assez pour ne plus avoir de visibilité. Il est donc très peu probable que le pilote n'ait pas vu le deuxième appareil, à moins qu'il ait eu une seconde d'inattention.



 

Le féminicide, une spécificité juridique latino-américaine

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 Article publié le 10-03-2015 par PIPONIOT-LAROCHE Ingrid

 

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Graffiti dans les rues de Mexico City
Crédit photo: Flickr/CC/Denis Bocquet

 

 

 

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a signé lundi une loi concernant l'incorporation du « féminicide » dans le code pénal brésilien. Le Brésil devient ainsi le onzième pays du continent à intégrer dans son arsenal juridique les crimes « commis contre les femmes parce qu'elles sont femmes ». Selon Dilma Rousseff, la dite loi du Féminicide vise à réduire les violences liées au genre, dans un pays où 16.900 cas de féminicides ont été identifiés par l'Institut de Recherche Economique Appliquée (Ipea) entre 2009 et 2011. Décryptage d'un phénomène juridique spécifique à l'Amérique latine.

 

 

Le « féminicide », ce néologisme qui prend de l'ampleur

 

Le féminicide, c'est un néologisme regroupant « femme» et « homicide ». Il s'agit donc d'un homicide volontaire visant une femme. Le terme insiste notamment sur la relation entre la victime et son agresseur. Celle-ci peut être intime pour les conjoints et les connaissances, mais aussi non-intime s'il est commis par un inconnu. Dans ce cas là, il est difficile de distinguer le féminicide d'un crime commis au hasard, car les motifs de l'agression ne sont pas toujours élucidés. D'où la réticence de certains pays, dont la France, à intégrer ce concept flou dans leur droit pénal.

 

Pourtant en Amérique latine, ce terme est devenu central dans les débats sur les droits des femmes.

 

 

La médiatisation du féminicide au Mexique dans les années 2000

 

Si le terme de « féminicide » naît dans les années 1980 dans un ouvrage des auteurs féministes Diana Russell et Jill Radford, ce n'est qu'en 2007 qu'il fait son entrée dans le monde juridique au Mexique.

 

Dès les années 1990, le pays frontalier des États-Unis connaît une nette augmentation du nombre de meurtres de femmes, la plupart n'étant pas élucidés ou même répertoriés. Selon Amnesty International, le nombre de cadavres découverts jusqu'en 2008 s'élève à 1653. Ces assassinats touchent particulièrement les femmes employées dans les maquiladoras, des usines nord-américaines qui produisent à moindre coûts sur le territoire mexicain. Le phénomène prend de l'ampleur médiatique grâce au travail des familles, regroupées dans l'association « Nuestras Hijas de Regreso a Casa » (Nos Filles de Retour à la Maison).

 

                                                  

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La croix rose, devenue symbole de la lutte contre le féminicide à Ciudad Juarez

Crédit photo: Flickr/CC/Ramiro Figueroa

 

Avec l'aide de nombreuses activistes nationales, l'association se lance dans une bataille juridique qui aboutit en 2007. Le Mexique devient alors le premier pays du monde à intégrer dans son Code Pénal une peine particulière pour les crimes commis par des hommes contre des femmes pour le simple fait qu'elles sont femmes.



Mexique : meurtres de femmes à Ciudad Juárez par ina

 

 

Un combat d'ampleur régionale pour le continent latino-américain

 

Après l'apparition du terme « féminicide » dans la loi mexicaine, des législations similaires naissent dans trois nations centre-américaines, à savoir le Costa Rica (2007), le Guatemala (2008) et El Salvador (2010). Comme le Mexique, cette région est historiquement et géographiquement exposée à la violence urbaine et au crime organisé. Elle est touchée de plein fouet par les violences faites au femmes, et détient le triste record mondial du nombre de féminicides.

 

Soutenue par les organisations régionales telles que la Cour Inter-américaine des Droits de l'Homme, la reconnaissance du féminicide va être appliquée par une quantité grandissante de pays. Aujourd'hui, onze des vingt pays d'Amérique latine font référence à ce terme légal dans leur Code Pénal.

 

 

Malgré ces nouvelles législations, le continent maintient tout de même des chiffres élevés de féminicides. Au Pérou, les meurtres liés au genre ont lieu tous les deux jours. Au Honduras, une femme est assassinée toutes les 18 heures. Et au Brésil c'est toutes les deux heures en moyenne.



 

3 bémols sur l'Apple Watch

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 Article publié le 10-03-2015 par PIOGER Tiphaine


 

La célèbre marque à la pomme a dévoilé lundi 9 mars sa nouvelle montre connectée à San Francisco lors d’une keynote (une conférence de presse de la marque Apple). Son PDG, Tim Cook, a présenté l’Apple Watch. La montre sera mise en vente le 24 avril dans une dizaine de pays, dont les Etats-Unis et la France. Mais de part et d’autre de l’Atlantique, les critiques affluent sur la toile.

  •   Un prix exorbitant

“Si t’as pas une Apple Watch à 50 ans, c’est que t’as raté ta vie !” Cela pourrait rapidement devenir la nouvelle phrase à la mode. L’Apple Watch se place déjà loin devant les autres montres connectées déjà sur le marché... au niveau du prix ! Rien que sur l’entrée de gamme avec la Watch Sport, la marque est au-dessus de ses concurrents : 349$ EUROS OU DOLLARS contre 199$ pour la Samsung Gear et 332$ pour la LG G watch R. Et nous n’en sommes qu’à l’entrée de gamme… Etudiants fauchés ou économes absolus, vous pouvez d’ores et déjà quitter cet article. Car la top version de la montre, la Watch edition, sera disponible en France au prix de 18 000 EUROS OU DOLLARS?. Certes, c’est une bagatelle pour Nicolas Sarkozy dont la montre que lui a offerte Patek Philippe vaut environ 55 000€. Mais pour les autres hommes politiques célébrités, la montre connectée pourrait bien être le nouveau symbole de réussite sociale indispensable. 

 

  • Un objet dépendant de l'iPhone

Une montre connectée, oui… mais surtout connectée à un iPhone ! Sans le smartphone de la marque, vous ne pourrez pas utiliser la Watch. La marque Samsung a au contraire fait un pied de nez à sa plus grosse concurrente en annonçant le lancement de l’application “Android Wear”, qui permettrait d’utiliser ses montres connectées avec le système d’exploitation d’Apple, l’iOS.

  • Le retour de l'une des applications les plus critiquées : Plans

Apple revient à la charge. Non, les internautes ne veulent pas de Plans, cette application censée vous guider quand vous êtes perdu. Ils l’ont crié haut et fort à la sortie de l’iOS6 : nous voulons Google Maps ! Mais Tim Cook espère relancer cette application défectueuse sur sa nouvelle merveille... et les utilisateurs de Twitter ne se sont pas gênés pour se moquer de cette décision. 




 



 



 
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