Accueil arrow Contenus
Contenus

L'opération Turquoise au coeur de la bataille mémorielle entre la France et le Rwanda

Version imprimable Suggérer par mail
par TASCH Barbara

Après plusieurs jours de tension entre les deux pays, la France n'aura finalement pas été représentée aux commémorations marquant le 20ème anniversaire du génocide rwandais à Kigal.

  

La France avait annoncé samedi qu’elle ne participerait pas aux commémorations après des accusations sur sa part de responsabilité lors du génocide. Elle s'est ensuite rétractée dimanche et a annoncé que Michel Flesch, l’ambassadeur français au Rwanda serait présent. Les autorités rwandaises ont alors retiré l'accréditation de l'ambassadeur, l'empêchant ainsi de participer aux cérémonies. 

 

Paul Kagamé

 

    

Paul Kagamé, le président rwandais au World Economic Forum en 2009 

 Crédit Photo: World Economic Forum, Matthew Jordaan

 

 

Lire la suite...


 

Marathon de Paris, édition 2014 à records

Version imprimable Suggérer par mail
par SCHLIENGER Diane

Le marathon de Paris s'est déroulé dimanche entre l'avenue Foch et l'avenue des Champs Elysées. Une boucle de 42,195 km qui a réuni 50 000 inscrits. Une 38ème édition de tous les records.

 

 

20140406_120348

 

 

 Crédits photo: Diane Schlienger

 

Un record pour une première

 

Il visait le record du monde, il n'a obtenu que celui de la compétition. L'Ethiopien, Kenennisa Bekele, a franchi la ligne d'arrivée après 2 heures, 5 minutes et 2 secondes de course. Soit 8 secondes de mieux que le record établi en 2012 par le Kenyan, Stanley Biwott.

Une grosse performance pour ce spécialiste du 10 000 mètres qui s'essayait pour la première fois sur cette distance en compétition officielle. Une première pour laquelle il a volontairement choisi Paris : « J'ai couru de nombreuses fois à Paris, rappelle-t-il. C'est ici que j'ai gagné mon premier titre de champion du monde sur piste, sur 10 000 m, en 2003. Paris est vraiment un endroit spécial pour moi, j'adore y courir. »

Le marathon a bien réussi aux pays africains. Chez les filles, c'est la Kényane Flomena Chevech qui l'emporte en 2 heures, 22 minutes et 42 secondes. 

 

20140406_115502-1

 

 Le clan kényan autour de la vainqueur Flomena Chevech

Crédits photo: Diane Schlienger

 

 

Une participation record 

 

Ils étaient 50 000 inscrits, ils n'ont finalement été que 42 000 au départ donné par la nouvelle maire de Paris, Anne Hidalgo. Mais c'est un record. Déjà l'un des marathons les plus fréquentés au monde l'an dernier avec 40 000 coureurs (5ème), Paris a doublé Berlin avec cette édition 2014 et ses plus de 130 nationalités.

 

Les françaises au top, les français beaucoup moins

 

Meilleure performance pour une Française depuis 3 ans. Martha Komu, qui courait en 2008 pour le Kenya, a terminé en 2 heures 36 minutes et 33 secondes, malgré des problèmes de chaussures : « A partir du 5e kilomètre, ma chaussure gauche m'a gênée. J'ai eu très mal sous le pied. Sans ce problème, cela aurait été beaucoup mieux. J'aurais pu aller plus vite. »

Mention spéciale à Laurane Picoche qui finit 8ème féminine en 2 heures 39 minutes et 22 secondes pour sa première course sur cette distance. (ndlr : sa discipline est le cross) Au bout de l'effort, elle était avant tout fière de sa performance : « J'ai des crampes partout. Je suis marathonienne, je m'en fous ! »

Le record est moins glorieux pour les hommes. Les pros français ont été bien moins en forme que les années précédentes. Ahmed Ezzobayry finit premier Français en 2 heures, 15 minutes et 32 secondes. « Même si je suis content de terminer premier Français, je suis un peu déçu. Je visais 2h10 - 2h11 pour pouvoir me qualifier pour les championnats d'Europe de Zürich (ndlr : en août prochain). Mais les lièvres ne sont pas partis sur les bases que je voulais. Ils sont partis en 1h06 alors que j'aurais aimé passer plus vite. Et à partir du 25e, je me suis retrouvé seul, face au vent. Ce fut difficile. »

En moyenne, les marathoniens ont été un peu moins rapides que les années précédentes. Seuls 863 sont passés sous la barre symbolique des 3 heures de course alors qu'ils avaient été 943 en 2013.

 

 

20140406_113636
La ligne d'arrivée à 11h40 : 301 coureurs en avaient fini
Crédits photo: Diane Schlienger

 

Un record de générosité

 

Un  euro reversé à l'association Mécénat chirurgie cardiaque par concurrent doublé. C'est le défi relevé par Benoît Zwierzchiewski recordman d'Europe. Parti en dernier, il est arrivé à 13h20 après avoir doublé plus de 23 000 concurrents : « Il a fallu slalomer entre les coureurs, il y a des gabarits différents, mais j'ai vécu un moment extraordinaire. Je suis plus crevé que quand j'ai battu le record d'Europe ici ! » souriait le Français.

 

Revivre le live >>>



 

Premier tour de la présidentielle en Afghanistan : la tension monte

Version imprimable Suggérer par mail
par STERN Elise

Meurtres de journalistes, attentats suicide contre un poste de police, la situation en Afghanistan est de plus en plus tendue. Le premier tour de l' élection présidentielle débute aujourd'hui. Les Talibans ont juré de la perturber.

 

 

us_army

 

 L'armée américaine en Afghanistan (2007)

Crédits Photo : Flickr/CC/TheU.S.Army

 

 

 

Attaques contre les journalistes


Nouvelle tragédie pour les journalistes implantés en Afghanistan. Une journaliste allemande de l'agence américaine AP (Associated Press) a été tuée par un homme habillé en policier. Sa collègue canadienne est grièvement blessée. Depuis la province de Khost, dans l'Est du pays, les deux journalistes devaient couvrir l'élection présidentielle, dont le premier tour commence aujourd'hui.  

 

Ce meurtre fait suite à la disparition de Sardar Hamad, correspondant de l'AFP, sa femme et deux de ses enfants, dans l'attentat de un hôtel de luxe de la capitale afghane il y a deux semaines. Plus tôt en mars, c'est en pleine rue de Kaboul que Nils Horner, grand reporter anglo-suedois, avait été abattu.

  

 

Un manque de sécurité organisé pour troubler la tenue de l'élection

 

Pour le média qatari Al Jazeera, cette attaque démontre le manque de sécurité dans le pays. Il rappelle que les Talibans ont promis de déranger le scrutin en utilisant "toute la force nécessaire". L'insécurité pourrait avoir un impact sur la participation : en 2009, elle n'avait été que de 33%.

 

 

L'enjeu de l'après Karzaï : le retrait américain


Le contexte semble donc particulièrement tendu a la veille de la fin de l'ère Hamid Karzaï, sur fond d'échec des négociations avec les Talibans. Malgré sa relation parfois ambiguë avec Washington, le départ d'Hamid Karzaï peut amener une plus grande instabilité encore. Installé depuis la chute des Talibans en 2001, il ne peut se présenter une troisième fois, sous peine d'entraver la Constitution. Son successeur aura du mal à affirmer son autorité dans le pays, particulièrement s'il refuse de signer l'accord avec les Etats-Unis pour le maintien de 10 000 soldats jusqu'en 2016.

 

 

Les efforts du pouvoir en place, illusion ou réalité ?

 

Ironie de la situation, le ministre de l'intérieur Umer Daudzai a promis que l'élection se déroulerait dans un "environnement sécurisé". Les régions de l'Est, proches de la frontière pakistanaise, sont les plus difficiles à contrôler pour le gouvernement. Les régions du sud sont également contrôlées par les Talibans. 200 000 soldats Afghans sont chargés de la sécurité des électeurs et des bureaux de vote. 10% des bureaux de vote ont cependant été fermés, a indiqué la Commission électorale indépendante. La participation viendra confirmer si le gouvernement a réussi à rassurer les électeurs...



 

Conflit gazier Moscou-Kiev : un scenario qui se répète

Version imprimable Suggérer par mail
 Article publié le 03-04-2014 par SCHLIENGER Diane

 Début des négociations ce jeudi à Moscou entre Russie et Ukraine sur la question du gaz naturel. Des pourparlers qui s'annoncent tendus étant donnée l'invasion récente de la Crimée par la Russie. L'objectif est de ne pas revivre un conflit gazier qui aurait des retombées économiques non seulement sur l'Ukraine mais aussi sur toute l'Europe.

 

gazukraine

 

 

 

Le gaz: un enjeu historique entre Kiev et Moscou

 

Depuis dix ans, les conflits gaziers se succèdent entre Russie et Ukraine et leurs entreprises respectives, Gazprom et Naftogaz.

 

Gazprom est une société russe, premier exploitant et premier exportateur de gaz au monde. Au sein de l'Union Européenne, la France dépend à 15,6% du gaz russe, un taux très faible comparé au 35,7% de l'Allemagne ou au 100% de la Finlande ou encore de la République Tchèque.

Naftogaz est une société détenue à 100% par le gouvernement ukrainien. Elle est connue pour l'extraction mais surtout pour le transport de gaz naturel.

 

 

Jusqu'en 2005, l'Ukraine profitait de prix avantageux de par son statut d'ex pays de l'Union soviétique. Gazprom voulait mettre fin à ce privilège. La raison principale ? l'Ukraine aurait revenu son surplus de gaz à l'Europe au prix fort , en empochant la différence. C'est le début des tensions entre les deux pays. Pendant 4 ans, des accords sont trouvés puis successivement cassés. La Russie augmente petit à petit ses prix en menaçant l'Ukraine de coupure de livraison de gaz et en réclamant le remboursement de la dette ukrainienne.

 

 

Le paroxysme est atteint en 2009: pendant 20 jours, Gazprom coupe le gaz  et donc le transit du gaz vers l'Europe à travers l'Ukraine. Les Balkans, très vite, ne reçoivent plus rien, la Hongrie, la Grèce et la Bulgarie sont très touchées. La France subit une baisse de livraison de plus de 70%. Gazprom perd aussi de l'argent, 1,1 milliard de dollars de chiffre d'affaire, d'après Dimitri Medvedev. Après plusieurs rencontres, d'accords brisés et la présence d'experts européens, Vladimir Poutine et le premier ministre de l'Ukraine, Ioulia Tymochenko, trouve un terrain d'entente.

 

Moscou joue la dépendance ukrainienne et européenne à son gaz

 

La chute du régime pro-russe en Ukraine et l'invasion de la Crimée font ressurgir la question du gaz. La Russie l'utilise comme moyen de pression pour éviter de trop lourdes sanctions économiques de l'Europe et pour continuer de tenir l'Ukraine dans une situation de dépendance, malgré le gouvernement pro européen.

 

Kiev dépend en effet pour  trois cinquièmes des livraisons du gaz russe. En novembre 2013, le président ukrainien,Viktor Ianoukovitch renonça à se rapprocher de l'Union européenne justement parce que Vladimir Poutine menaçait Kiev de "conséquences sur les exportations ukrainiennes". C'est de là que commencèrent les grandes manifestations place de l'Indépendance.

Poutine fait d'ailleurs payer très rapidement le changement  d'orientation politique de l'ex pays de l'URSS.

En décembre, Kiev déboursait 268,5 dollars (194,7 euros) pour 1000 mètres cubes de gaz. Le nouveau gouvernement ukrainien était prêt à payer 387 dollars (280 euros) pour montrer son indépendance vis-à-vis de la Russie.  Le premier avril, Moscou a répondu par une mauvaise blague : la réduction de 2010 (accordée en échange de la présence de la flotte russe sur la mer Noire en Crimée) n'a plus de raison d'être étant donné le rattachement de la Crimée à la Russie.

Désormais les ukrainiens devront payer 480 dollars (348 euros), l'un des prix les plus élevés d'Europe alors que le pays est en pleine crise économique.

 

Quand aux 28 pays européens, ils ont du mal à s'entendre sur les sanctions à appliquer à la Russie suite à l'invasion de la Crimée. Et ce, parce que la Russie est le troisième partenaire commercial de l'Union Européenne et que les pays européens dépendent tous, à des degrés différents, du gaz russe. Personne ne veut revivre la situation de 2009.

 

Des négociations qui s'annoncent âpres

 

Les négociations qui s'ouvrent ce 3 avril sont cruciales pour l'ex-pays de l'URSS, en position de faiblesse. Elles sont conduites pour la Russie par Alexeï, président du géant gazier Gazprom, et, pour l'Ukraine, par le ministre par intérim de l'énergie accompagné du président de Naftogaz Ukraine.

L'Ukraine veut obtenir un nouveau rabais sur le prix du gaz. La Russie demande le remboursement de la dette ukrainienne (2,2 milliards de dollars) et réclame que l'Ukraine devienne une fédération, notamment pour donner plus d'autonomie aux minorités russophones. L'Ukraine refuse mais peut envisager une décentralisation.

C'est sur ce terrain là que devrait se jouer la rencontre. Mais aucun des deux pays ne peut politiquement se permettre de céder pour l'instant. Économiquement, la Russie a l'avantage. La première réunion a cependant été infructueuse. La société russe a annoncé en en sortant que "la nécessité de prendre des mesures immédiates pour que Naftogaz Ukraine rembourse sa dette accumulée pour les livraisons de gaz russe a été le principal sujet de la rencontre". Comme un air de déjà vu.

 


 




 

François Rebsamen, ministre des contradictions

Version imprimable Suggérer par mail
par STERN Elise

 

rebsamen

 

Présentation de François Rebsamen sur son compte Twitter

Crédits Photo : Capture d'écran Twitter

 

 

Sur son compte Twitter, il n'est encore que maire de Dijon et sénateur. Pourtant, François Rebsamen, fidèle de longue date de François Hollande, a bien été nommé ministre du Travail, de l'Emploi et du dialogue social. Président du groupe socialiste au Sénat, l'homme de 62 ans est l'un des deux seuls nouveaux entrants du gouvernement Manuel Valls, avec Ségolène Royal. Portrait du nouveau ministre en trois contradictions :

 

Celui qui se rêve à l'Intérieur, et finit au Travail

 

Considéré comme un spécialiste des questions de sécurité, sur lesquelles François Hollande « lui demande des fiches » pendant sa campagne, François Rebsamen s'attendait déjà à recevoir le poste de Ministre de l'Intérieur en mai 2012. Il a travaillé avec Pierre Joxe au ministère de l'Intérieur dans les années 1980-90. Mais François Hollande doit composer avec tous les courants de la gauche, quitte à écarter certains de ses amis.

 

 Deux ans plus tard, il rêve toujours de la place Beauvau, et ne voit pas comment elle peut lui échapper. Dans ce « gouvernement de combat » resserré au maximum, les négociations sont d'autant plus complexes entre Manuel Valls et François Hollande. Le compromis trouvé pour le ministre de l'intérieur surprend : Bernard Cazeneuve. François Rebsamen finit donc au Travail, un « lot de consolation » pas si hasardeux, pour celui qui a tant soutenu « l'inversion de la courbe » revendiquée par François Hollande.

 

Celui qui choisissait Dijon à Paris... jusqu'à ce que :

 

« Maire de Dijon pas encore élu, déjà parti », titre Bien public, journal régional de Dijon. Réélu dimanche 31 mars pour un troisième mandat à la mairie de Dijon, avec 52,84% des voix, François Rebsamen devrait laisser sa place à son 1er adjoint, Alain Millot.

 

Il avait pourtant affirmé qu'il ne quitterait pas Dijon. «Les Dijonnais n'ont-ils pas le sentiment d'avoir été bernés » demande Alain Houpert, sénateur UMP de l'opposition.

 

Celui qui voulait être partout

 

François Rebsamen reste conseiller municipal à Dijon. Il s'était par ailleurs fait remarquer pour une position contre la fin du cumul des mandats des sénateurs. Il s'était dit prêt à rester cumulard « jusqu'en 2020 », au grand dam de plusieurs hommes de gauche. Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée avait parlé de « comportement archaïque ». Même au lendemain du vote de la loi par les députés, François Rebsamen affirmait : « On devrait pouvoir être, je le redis, sénateur et maire ». Mais cumuler les postes de sénateur, maire et ministre, même lui a du renoncer.

 

Sa position sur le cumul des mandats est finalement son seul point de désaccord avec François Hollande. Car malgré ses contradictions, celui qui a salué la nomination de Manuel Valls avec enthousiasme a une des qualités les plus recherchées par le nouveau gouvernement : la fidélité. 

 

 

 



 
<< Début < Précédente 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivante > Fin >>

Résultats 46 - 54 sur 1270