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"Cartocrise", la carte interactive des projets culturels sacrifiés

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Détail de la "cartocrise" de la culture en France
Crédit photo : Emilie Jersol
 

"Culture française, tu te meurs", c'est le cri d'alerte d'Emeline Jersol, médiatrice culturelle aux Turbulentes, un festival d'arts de la rue près de Valenciennes. Fin janvier, la jeune femme a créé une carte interactive et participative de la France, la "Cartocrise". Le principe : recenser les festivals et établissements culturels annulés ou supprimés en France.

 

Avec cette carte, Emeline espère provoquer «une prise de conscience collective et une remise en question des politiques sur la place de la culture dans la société, qui n’est pas qu’un espace de loisir, mais aussi de réflexion», confie-t-elle à Libération

 

La carte de France, parsemée de points multicolores, recense les manifestations culturelles annulées aux quatre coins de l'hexagone. Arts plastiques, arts de la rue, théâtre, cinéma, musique... pour la plupart des projets concernés, c'est le manque de budget des collectivités locales et des municipalités qui est en cause.

 

 

 

Emeline Jersol, à l'origine du site internet, a créé une adresse mail (cartocrise @ openmailbox.org), à laquelle les internautes peuvent envoyer les noms des initiatives culturelles laissées de côté. Le principe rencontre un grand succès : le jour de son lancement le 23 janvier, le site comptabilisait 40 entrées, il en compte aujourd'hui 130.

 


 

La créatrice du site explique sa démarche dans les colonnes de Libération : "L'idée me trottait dans la tête depuis un petit moment, à force de voir défiler des listes d'événements annulés. J'ai eu envie de matérialiser tout ça sur une carte, le résultat est plus parlant. Et plus flippant, aussi".

 

Aux quatre coins de la France, les projets meurent

 

En France, les collectivités territoriales résistent peu à la baisse des subventions. Bien que le ministère de la Culture et de la Communication ait annoncé une hausse de 0,3% de son budget pour l'année 2015, cela ne suffit pas à garantir le maintien de manifestations et de structures financées par les DRAC (directions régionales des affaires culturelles), qui voient leur budget global diminuer de 0,4% cette année.

 

La "cartocrise" relève l'annulation de nombreux festivals de musique, théâtre, danse, de manifestations d'art de rue et d'art plastiques. Parmi les initiatives abandonnées, le Festival Jazz de Montauban, qui n'offrira pas d'édition en 2015 pour la première fois depuis sa naissance en 1982. Tous les ans, le festival accueillait des artistes français et internationaux, comme le talentueux guitariste et chanteur George Benson :

 

 

 

Coté théâtre, le festival de Collioure (Langedoc-Roussillon) a été définitivement supprimé. En 2014, France 3 avait consacré un reportage à la polémique autour de son annulation :

 


 

En Basse-Normandie, c'est le Centre d'art contemporain de basse Normandie, le Wharf qui doit fermer ses portes au cours de l'année 2015. La décision a été prise par la DRAC et la Région Normandie, qui évoque "une réduction de 26% des budgets de l'Etat au cours des six dernières années". 

 



 

Existe-t-il une génération Charlie ?

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 Article publié le 12-02-2015

 
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Crédit photo : Flickr/CC/Adrien Fauth
Montage : Laura Wojcik

 

21 étudiants de l'École de journalisme de Sciences Po. Une enseignante, Cécilia Gabizon, par ailleurs rédactrice en chef au Figaro. 9 tablettes de chocolat dont 2 aux noisettes. 124 cafés. Une semaine de travail, du 19 au 22 janvier. Et, au final, 1 blog, pour faire le portrait des jeunes de 20 à 30 ans après les attentats des 7, 8 et 9 janvier. Comment ont-ils réagi face à l'attentat de Charlie Hebdo? Comment imaginent-ils l'après-Charlie? Quels changements veulent-ils faire dans leur vie? Les apprentis journalistes ont interrogé leurs congénères, une semaine durant, pour mieux connaître leurs engagements politiques, leurs confessions religieuses, mais aussi le rôle qu'ils voulaient jouer dans l'évolution de leur société.

 

S'il en est une, cette "génération Charlie" n'est pas homogène. Beaucoup ne se sentent pas des Charlie. Plusieurs défendent même les théories du complot. Beaucoup veulent s'engager, mais tous ne sont pas d'accord sur les modes d'action.

 

François, 30 ans, chef d'entreprise, domicilié en banlieue parisienne, croit dur comme fer aux théories du complot. La version officielle de l'histoire est fausse, forcément. Dans sa tête, ça ne peut être qu'ainsi. Il y a évidemment quelque chose derrière, qui relève de l'invisible, du secret, et qui régit tout.

 

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La spirale du complot :

 

 

 

  • "Jeunes journalistes, ils ont vécu Charlie", par Ilyass Malki

Ils ont la vingtaine, étudient et pratiquent le journalisme, depuis un ou deux ans. À l'annonce de l'attentat, il y a eu pour certains un sentiment «corporatiste», vite mis de côté : celui d'être «choqué en tant que journaliste». Puis au fil des événements, dans les marches, le citoyen a pris le pas.

 

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De plus en plus de jeunes se convertissent au Christianisme, à l'Islam et le Judaïsme. S'il n'y a pas encore de chiffres exacts, le dogme attire et rassure une nouvelle génération - surtout depuis les attentats des 7, 8 et 9 janvier. Cette évolution répond-elle à un attrait pour des confessions décriées, à une revendication publique, ou à un besoin de gueuler ? Rencontres avec six jeunes convertis aux trois religions monothéistes.

 

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Et si l'intégrisme religieux faisait sa loi? Mercredi 21 janvier, François Hollande a annoncé, lors de ses vœux aux enseignants, sa volonté de développer l'éducation à la laïcité dans les écoles. Le même jour, Manuel Valls a communiqué une série de mesures pour lutter contre la radicalisation des jeunes dans les prisons.


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  • "Qui pour représenter l'Islam en France ?", par Yanis Bacha

Savant, imam, théologien... tant d'acteurs pour incarner l'Islam en France. Au lendemain des attentats, la pluralité des voix s'exprimant au nom des musulmans a contribué à un brouhaha assourdissant, soulignant pour certains musulmans, le besoin d'une représentation légitime. Vers un représentant unique de l'Islam en France ?

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Pour prolonger le débat, nous avons interviewé l’anthropologue des religions, Malek Chebel sur la représentation de l’Islam :

 

 

 

  • "Humoristes d'aujourd'hui et demain : après Charlie, peut-on rire de tout ?", par Alice Vannoorenberghe

"Ils sont jeunes et drôles, et sont les maîtres du rire de demain. Quels impacts auront les événements Charlie Hebdo sur leur vision de l'humour ? Interviews de Baptiste Lorber, Sacha Behar, Hilal La Blague et Nicolas Dalin"

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  • "Des jeunes s'engagent dans l'après-Charlie", par Sabrina Myre

Dimanche 11 janvier : 4 millions de personnes marchent en France. Dans les rangs, beaucoup de jeunes, ébranlés par les attentats. Des questions plein la tête et l'envie de s'engager. Parfois fugace. Mais qui semble s'incarner avec la floraison d'initiatives de toutes les tailles et toutes les formes ces dernières semaines.

 

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Depuis les attentats de Charlie Hebdo, les jeunes se trouvent sur le devant de la scène médiatique. Incidents lors des minutes de silence, apologies du terrorisme sur les réseaux sociaux, ou encore théories du complot. Le visage de la jeunesse est entaché par cette vague de comportements insolents qui a déferlé suite aux événements du 7 janvier, et qui inquiète au plus haut rang. Les jeunes boudent-ils vraiment la République?

 

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Micro-trottoir "C'est quoi la théorie du complot de Charlie Hebdo ?"  

 

 

 

Assignation identitaire, éloignement du discours politique et médiatique, manque de perspectives d'avenir... Le racisme parmi les jeunes serait rattaché à un grand filet de problèmes. Et il est parfois difficile, dans ce cadre, de se forger une identité en tant que citoyen français. Rencontre avec Hadrien Lenoir, responsable pôle éducation et culture à SOS Racisme.

 

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  • "J'ai compris que je faisais un métier dangereux quand Ahmed Merabet a été exécuté", par Anna-Francesca Leccia

Margaux (le prénom a été modifié) est une jeune stagiaire dans un commissariat de Paris. Elle a eu envie d'intégrer la police nationale car elle voulait faire une profession d'utilité publique... et peut-être aussi à cause la série Engrenages, avoue-t-elle. Les attentats qui ont frappé la France lui ont fait prendre conscience des dangers qu'impliquait sa fonction.

 

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Après les attentats contre Charlie Hebdo, les étudiants des écoles d'art ont tous ressenti le besoin spontané de rendre hommage aux victimes. Malgré tout, ils restent peu nombreux à reconsidérer leur pratique et à vouloir s'engager politiquement.

 

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L'hommage des étudiants de l'École nationale supérieure des beaux-arts à Charlie Hebdo

 

 

 

Ils sont étudiants, musiciens ou profs. Ils l'ont appris comme tout le monde par la télévision ou le coup de fil d'un proche. Seule différence: fille ou garçon, ils s'appellent Charlie. Rare hier, leur prénom les a propulsés sur le devant de la scène. Ces Charlie se sont vus sans cesse interpellés durant les événements qui ont secoué la France. Entre vannes vaseuses et overdose. Rencontre avec quatre Charlie. Des vrai(e)s.


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  • "Français depuis peu, mais républicain pour toujours", par Florian Perrier

Franco-algérien sur le papier, il se définit avant tout comme républicain. Quelques jours après les événements liés à l'attaque de Charlie Hebdo, Ammar Benallaoua se livre. Sur sa peine face à ces jeunes Français qui se revendiquent de leur pays d'origine. Sur son manque de repères face à une Kabylie qu'il ne reconnaît plus. Sur la tolérance et sur la démocratie comme armes pour combattre le fascisme. Portrait d'Ammar, 22 ans, étudiant en masters de droit et de biologie.

 

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  • "Une génération "pas raciste, mais...", par Eloise Stark

Mais non, les jeunes ne sont pas racistes. Le racisme, c'est un truc de papy grognon qui n'est jamais sorti de sa ville natale. Nous, nous sommes la génération internet. Mondialisés. Cosmopolites. Un quart d'entre nous a au moins un grand parent étranger. Et pourtant...

 

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  • "Être ou ne pas être Charlie en banlieue", par Léo Mouren

Les jeunes de banlieue étaient peu présents à la grande marche républicaine du 11 janvier. Le comique Jamel Debbouze, souvent présenté comme porte-parole de la France métissée, l'a lui-même constaté, déclarant que c'était là son « seul regret ». Mais à Epinay, Mantes-la-Jolie ou Saint-Denis, si les jeunes se sentent loin d'être Charlie c'est surtout qu'ils se sentent loin de tout, et surtout de la France. Des propos qui semblent résonner en échos à ceux du Premier ministre Manuel Valls qui vient de dénoncer la présence d'« un apartheid territorial, social et ethnique » en France.

 

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  • "La jeunesse FN : "La situation nous a donné raison"", par Laura Wojcik

Depuis les attentats les demandes d'adhésion au Front national ont triplé. Les jeunes militants du FN ont aussi vécu la terreur des attentats de Paris derrière leurs écrans. Comme les autres, mais avec l'impression d'avoir toujours su que le drame était proche. Rencontre avec la jeunesse frontiste, au lendemain du drame.

 

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Romain, 21 ans, militant UMP depuis 2009 et conseiller municipal à Villebon-sur-Yvette (Essone depuis mars 2014, croit en un nouvel équilibre entre religions et République.


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Les attentats contre Charlie Hebdo le 7 janvier dernier ont provoqué une vague de réactions, notamment de la part du monde catholique. Les cloches de Notre-Dame ont sonné pour rendre hommage aux dessinateurs assassinés, à un journal qui n'a pourtant jamais caché son athéisme et qui a fréquemment attaqué toutes les religions. Le Pape ou le prophète Mahomet ont plusieurs fois fait la Une du journal. Comment ont réagi les jeunes catholiques face à l'attaque d'un journal qui les a souvent critiqué ? Deux d'entre eux nous ont confié leurs réactions.

 

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Le Premier ministre a parlé d'« apartheid territorial, social, ethnique » en référence aux quartiers sensibles, lors de ses vœux, mardi 20 janvier. Julia et Paul, deux étudiants inscrits au Parti socialiste, évoquent leur engagement face à ces banlieues défavorisées.


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  • "Ces couples mixtes dans la tourmente de Charlie Hebdo", par Théa Ollivier

La religion dans un couple, un sujet sensible pour certains. Ces derniers jours, de nombreux couples mixtes, de confessions différentes, ont subi de plein fouet les débats de l'après Charlie...

 

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  • "Pour les jeunes profs, difficile de défendre la laïcité", par Marthe Ronteix

Les valeurs républicaines : on ne sait pas trop comment s'y prendre. » Le constat d'Arnaud, 27 ans, professeur d'EPS dans un collège de La Courneuve semble résumer la situation des jeunes enseignants. Face aux questionnements de leurs élèves sur des notions comme la laïcité, la liberté d'expression ou encore la fraternité, ils sont souvent restés muets. Difficile d'expliquer des notions aux plus jeunes qu'on a déjà du mal à définir. Une situation dénoncée par ceux qui sont confrontés au terrain tous les jours.

 

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Montage Prezi : Les Valeurs de la République

 


 

 



 

Après la tuerie de Chapel Hill, Twitter s'enflamme

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Message de soutien posté par @SamDeghout sur Twitter
 

"Parlons d'eux si les médias ne le font pas". Le tweet, posté mercredi matin par @SamDeghout, un internaute français, sonne comme un lourd reproche aux journaux français et américains, accusés de n'avoir pas suffisamment relayé le meurtre de trois étudiants musulmans mardi après-midi, dans la ville de Chapel Hill aux Etats-Unis. Retour sur la mobilisation des réseaux sociaux dans les heures qui ont suivi le drame. 

 

Dans la nuit de lundi à mardi, Deah Barakat, un étudiant en deuxième année de faculté dentaire, sa femme, Yusor Abu-Salha et sa belle-soeur, Razan Abu-Salha, sont tués par balle sur le campus de l'Université de Chapel Hill, en Caroline du Nord.

 

Le soir-même de la fusillade, la toile s'empare du drame : sur Twitter, les allusions à Chapel Hill explosent, pour atteindre près de 38.000 occurrences dans la matinée de mercredi. A titre de comparaison, les émeutes de Ferguson ont été citées 259.000 fois sur Twitter... depuis le 9 août 2014, soit en 6 mois.

 

Sur le modèle du #blacklivesmatter lancé lors des émeutes à Ferguson, qui visait à dénoncer le moindre intérêt pour les victimes issues de minorités, le hashtag #muslimlivesmatter a atteint 161.000 occurrences en deux jours.

 

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Jon Stewart : sa carrière en 10 vidéos

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 Article publié le 11-02-2015 par LACHASSE Jérôme

 

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  Jon Stewart en 2011

Crédit photo : Mass Communication Specialist 1st Class Chad J. McNeeley/Wikipedia Commons

 

L'humoriste américain Jon Stewart a annoncé le mardi 10 février qu'il quittait son poste de présentateur du Daily Show, émission satirique qu'il anime quatre soirs par semaine depuis près de 17 ans. Comment cet humoriste, issu de la scène new-yorkaise du stand-up, est-il devenu, comme le surnomma en 2008 le New York Times, « l'homme le plus fiable des Etats-Unis », détrônant par la même occasion les journalistes Anderson Cooper et Brian Williams? Retour sur sa carrière en 10 vidéos.  

 


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Sommes-nous prêts à vivre avec les robots ?

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Personnel robotisé pour accueillir les clients d'un hôtel, commercialisation d'un robot personnel, films au cinéma avec pour héros des robots... Les robots sont partout cette semaine. Au Cube, l'exposition de France Cadet, Robot pour être vrai, interroge avec humour notre rapport à la machine.

 

 

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Robby The Robot

Robots et humains sont-ils faits pour vivre ensemble ?

Crédit photo: Flickr/CC/hastingsgraham

 

 

 

"Robot pour être vrai", le jeu de mot dans le titre de l'exposition de France Cadet fait sourire. Trop beaux pour nous, les robots ? Provocante et déstabilisante, la formule souligne l'ironie derrière le travail de l'artiste, jeune scientifique passionnée et robotique.

 

A travers Robot mon Amour, sa série des photographies retouchées où elle se transforme en cyborg, créature mi-femme mi-robot, l'artiste laisse poindre une série de questions perturbante : les robots peuvent-ils séduire? Peut-on recréer avec eux un lien affectif, comme avec un animal de compagnie ou même un autre être humain ?

 

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Photographie issue de la série Robot mon amour de France Cadet, visible à l'exposition Robot pour être vrai (jusqu'au 25 juillet 2015).

 


 

Le travail de France Cadet n'est pas militant, mais interpelle. Face à ses oeuvres, les spectateurs sont surpris, décontenancés mais finalement heureux de partager leurs opinions sur la place des robots dans nos vies.

 

"Je trouve que les robots sont chanceux, parce les robots sont censés ne pas avoir de sentiments, et c'est un avantage, quelque part", confie Alice, étudiante en informatique. Un avis pas du tout partagé par Ilyass, qui trouve "flippante" l'idée d'avoir des relations intimes avec un robot... 

 

Ecoutez les autres réactions des spectateurs ici :

 

 

Pas si beaux, les robots ?

 

Les visiteurs ne sont pas les seuls à s'inquiéter des questions que soulève l'évolution exponentielle de la robotique. Fin janvier, un groupe de scientifiques américains et de chefs d'entreprises lançait un appel à l'arrêt des recherches, comme le raconte Le Monde.

 

Parmi ceux-ci, le célèbre physicien et mathématicien Stephen Hawking. "Les formes primitives d'intelligence artificielle que nous avons déjà se sont montrées très utiles. Mais je pense que le développement d'une intelligence artificielle complète pourrait mettre fin à la race humaine", a-t-il affirmé à la BBC

 

 



 
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