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Qui sont les tireurs d'élite les plus célèbres de l'histoire ?

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par LECCIA Anna-Francesca

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Crédit photo: Flickr/DVIDSHUB

 

Le film American Sniper sort ce mercredi dans les salles françaises. Il raconte l'histoire de Chris Kyle le sniper américain qui a abattu le plus d'ennemis dans l'histoire militaire américaine. L'homme aurait abattu plus de 200 Irakiens avant d'être assassiné sur le sol américain par un ancien marine de 25 ans souffrant de stress post-traumatique. Appelé "The Legend" par son entourage, Chris Kyle dont tout le monde parle en ce moment n'est pourtant par le seul à avoir marqué l'histoire de ses balles.

 

Voici quelques tireurs d'élite parmi les plus célèbres : 

 

Simo Häyhä (1905-2002)

 

 

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crédit photo : Finnish Military Archives - Simo Häyha pendant la Guerre d'Hiver

 

Simo Häyhä, aussi appelé "La Mort Blanche" est considéré comme le meilleur tireur d'élite de toute l'histoire. Häyhä a fait entre 500 et 700 victimes parmi les soldats de l'armée soviétique au court de la guerre d'Hiver qui opposa la Finlande à la Russie de 1939 à 1940.

 

Häyhä avait pour tactique de garder de la neige dans sa bouche afin que la vapeur de sa respiration ne le trahisse pas. Il compactait aussi la neige devant lui pour que le tir n’agite pas la neige et ne révèle sa position.

 

En 1940 fut blessé par balle à la mâchoire et se réveilla quelques jours plus tard, au moment où la paix était déclarée.

 

Interrogé sur le nombre de personnes tombée sous ses balles, il répondait : "J’ai fait ce qu’on m’a dit de faire, du mieux que je l’ai pu. "

 

Lioudmila Mikhaïlovna Pavlitchenko (1916-1974)

 

 

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 Crédit Photo : Wiki Commons Lioudmila Mikhaïlovna Pavlitchenko

 

Elle est l'une des plus célèbres tireurs d'élite de la Seconde guerre mondiale. L'élimination de 309 ennemis lui a valu d'être distinguée par le titre de Héros de l'Union soviétique.

 

Elle intégra l'armé soviétique volontairement en 1941 alors que l'Allemagne nazie commençait à envahir le territoire soviétique et s'engagea auprès des 2 000 femmes tireurs d'élite de l'Armée rouge.

 

En 1942 elle fut envoyée aux États-Unis et fut reçu le premier citoyen soviétique à être reçu par le président Franklin Roosevelt à la Maison Blanche. 

 

Vassili Zaïtsev (1915 – 1991)

 

Vsiili Zaïtsev était un autre tireur d'élite de l'Armée soviétique. Au cours de la bataille de Stalingrad en 1942, il exécuta plus de 300 soldats et officiers de la Wehrmacht en seulement un mois.

 

Jean-Jacques Annaud a raconté l'histoire de ce tireur d'élite dans le film Stalingrad (2001) dans lequel Jude Law interprète le tireur russe en plein affrontement avec un homologue nazi le major König 

 

 

 

Rob Furlong (1976- )

 

Rob Furlong est un ancien caporal et tireur d'élite des Forces armées canadiennes. Il est connu pour avoir effectué le tir de sniper le plus long de l'histoire en 2002.

 

C'est au cours de l'opération Anaconda contre les Taliban en Afghanistan que Furlong tire à 2430 mètres et tue sa cible alors que la distance qui les séparait équivaut a peu près à 26 terrains de foot. En 2009 l'anglais Craig Harrison "battra" ce record en tirant à 2475 mètres au cours de la deuxième guerre d'Afghanistan.

 

 

 

Chris Kyle (1974-2013)

 

Chris Kyle, aussi appelé La Légende, est la vedette du film American Sniper sorti aujourd'hui dans les salles. Ce sous-officier de la marine américaine, membre des SEAL (mer, air et terre, la principale force spéciale de la marine de guerre des États-Unis)

et tireur d'élite revendique avoir abattu 255 irakiens. Le Pentagone a confirmé 160 tirs létaux, Chris Kyle est donc le tireur d'élite ayant fait tomber le plus d'ennemi sous les balles américaines.

 

Dans son film, Clint Eastwood fait le portrait d'un militaire militaire obsédé par l'idée de protéger et de sauver les siens. On voit évoluer un personnage d'un sans-froid sans mesure, tout de même affecté par les violences de la guerre et l'écart terrifiant entre la réalité commune et celle de la guerre, "de la poussière" comme il l'appelle. 

 

Chris Kyle ne semble jamais éprouvé de remords, et si Clint Eastwood lui fait dire dans son film que "seul le Créateur pourra se faire juge de ses tirs", dans son autobiographie Chris Kyle a été jusqu'à dire qu'il aurait à répondre de ses pêchés devant Dieu, mais certainement pas de ses tirs.

 


 



 

Le 49-3, kézako ?

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par LEFEBVRE Augustin

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L'Assemblée nationale 
Crédit photo : Flickr/CC/Alex Guibord/Assemblée Nationale 

Le gouvernement a décidé mardi d'utiliser le troisième alinéa de l'article 49 de la Constitution pour faire adopter la loi Macron. Manuel Valls n'était pas certain d'obtenir une majorité de voix dans le camp socialiste : il a décidé d'utiliser cette procédure pour éviter un vote après un conseil des ministres exceptionnel en début d'après-midi. Mais le 49-3, qu'est-ce que c'est exactement?

 

Le 49-3 dans la Constitution
(L'article complet est disponible ici)

 

Le Premier ministre peut, après délibération du Conseil des ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l'Assemblée nationale sur le vote d'un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale. Dans ce cas, ce projet est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l'alinéa précédent. Le Premier ministre peut, en outre, recourir à cette procédure pour un autre projet ou une proposition de loi par session.

Sa naissance et ses évolutions

Cet article a été conçu dans la Constitution comme un moyen de contourner une absence temporaire de majorité. Les pères fondateurs de la Vème République étaient marqués par l'instabilité parlementaire des IIIème et IVème Républiques et ont voulu donner une arme à l'exécutif pour éviter tout blocage. 


En 2008, il a été amendé afin de restreindre son usage à une loi par session parlementaire. L'exécutif ayant l'initiative des sessions extraordinaires, il peut en théorie multiplier les sessions pour utiliser plusieurs fois cette article.

 

Qu'est-ce que cela signifie concrètement?  

 

"Dissuasion nucléaire", "arme ultime de l’exécutif", "coup de force"... L'utilisation de cet article par le gouvernement permet l'adoption d'une loi sans vote du parlement, qui est alors privé de sa fonction première de législateur. Cela implique que le gouvernement mette en jeu sa responsabilité, ce qui permet de limiter l'usage excessif de ce pouvoir.

 

Après l'utilisation de cette procédure, l'examen du texte est suspendu pendant 24 heures, le temps que les parlementaires décident s'ils veulent déposer une motion de censure. S'ils ne souhaitent pas le faire, le texte est considéré comme adopté.

 

Si la motion est déposée, un vote a lieu dans les jours suivants après au moins 48 heures de discussions. A savoir : elle doit être adoptée à la majorité absolue (289 voix). Cela signifie que ce n'est pas au gouvernement de prouver qu'il est soutenu par une majorité mais à l'opposition de montrer qu'elle dispose de cette majorité. 

 

Être en désaccord avec une loi ne signifie pas pour autant vouloir faire tomber le gouvernement : la motion de censure déposée par l'UMP hier n'a que peu de chances d'aboutir à la démission du gouvernement.

 

Il y a cependant un effet psychologique fort. Car y recourir peut sonner comme un aveu de faiblesse d'un gouvernement peu sûr de sa majorité qui ferait une sorte de chantage : soit moi, soi la loi. Pour Guy Carcassonne, professeur de droit constitutionnel décédé en 2013, cette mesure ne laisse pas de choix aux députés : "On mesure la pression qui s'exerce sur les députés de la majorité : ils n'ont d'alternative qu'entre se résigner à ce à quoi ils rechignent, voire répugnent, ou bien ouvrir une crise grave" (in La Constitution, Guy Carcassonne, Paris, Points, 2011).

 

Quand cette procédure a-t-elle été utilisée?

 

La procédure est donc conçue comme exceptionnelle : l'utiliser n'est pas un acte anodin. Pourtant, elle a été utilisée à plus de 80 reprises depuis la naissance de la Vème République, en 1958. Seuls deux Premiers ministres n'y ont pas eu recours : Lionel Jospin (1997-2002) et François Fillon (2007-2012).

 

Le premier usage date de 1960 : c'est avec le 49-3 que Michel Debré a fait adopter la dissuasion nucléaire. Le record d'utilisation revient à Michel Rocard : il l'a utilisé 28 fois entre 1988 et 1991, en faisant un outils presque ordinaire de la vie législative française.

 

Avant Manuel Valls, le dernier Premier ministre à avoir utilisé le 49-3 était Dominique de Villepin. Il a fait adopter la loi sur le CPE, la contrat de première embauche, sans vote en 2006. Cela n'avait pas suffi à faire appliquer la loi : devant l'ampleur des manifestations dans la rue contre le texte, il avait dû reculer et le retirer.

 

L'adoption de cette loi était très importante pour le gouvernement de Manuel Valls : elle regroupe de nombreuses mesures destinées à relancer la croissance en France.



 

La fin de vie fait toujours débat

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par LECCIA Anna-Francesca

 

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Crédit Photo : Alex Proimos - The Stethoscope / Flickr

 

Pour la première fois l'Assemblée nationale a sollicité ses citoyens pour une consultation citoyenne en ligne sur la proposition de loi sur la fin de vie. Cette consultation, qui a eu lieu entre le 2 et le 16 février, a donné la possibilité à plus de 12.000 internautes d'exprimer leur avis sur chacun des 11 articles de la loi proposée par Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (UMP). Après cette consultation, la proposition de loi a été discutée mardi 17 février à la Commission des affaires sociales, puis fera l'objet d'un examen à l'Assemblée en mars.


"Au moment de la mort, nos citoyens ne sont pas tous égaux"

 

C'est par ce constat que Leonetti et Claeys commencent leur rapport sur la fin de vie, rendu à François Hollande en décembre 2014. Les deux parlementaires se sont penchés sur la loi de 2005, loi dite "Leonetti" pour renforcer la reconnaissance de l'autonomie du patient et de son droit de refuser des traitements qu'ils jugent disproportionnés ou inutiles.

 

Au cœur du débat relancé par l'affaire Vincent Lambert, deux injonctions relevées par les parlementaires, celles des patients : "je veux être entendu" et "je veux une fin de vie apaisée". Entre ceux qui défendent la légalisation du suicide assisté et ceux qui s'y opposent, tous sont d'accord avec ces deux injonctions. Mais les interprétations et les solutions défendues divergent.

Quelles sont les différentes pratiques médicales qui font débat?

 

Quelle différence entre l'euthanasie, le suicide assisté, les soins palliatifs et la sédation?


Ces termes fusent dans les discussions, ainsi que dans nombre de commentaires laissés par les internautes sur le site de l'Assemblée nationale. Chacun de ces termes est relatif à la fin de vie, mais ils représentent des traitements et des intentions différentes. Quelle différence entre chacun de ces traitements?

  • l'euthanasie : en grec ancien euthanasie signifie la mort bonne, ou la mort douce. Aujourd'hui lorsque nous parlons d'euthanasie dans le cadre de la fin de vie, il s'agit d'une pratique médicale visant à provoquer le décès d'une personne en phase terminale d'une maladie incurable. En France l'euthanasie est interdite par la loi. La proposition de loi de Claeys et Leonetti n'envisage pas de légaliser l'euthanasie, mais certains des internautes qui se sont exprimés sur le site de l'Assemblée nationale craignent que la sédation profonde ne soit qu'une euthanasie cachée.

  • le suicide assisté : le suicide assisté se fait dans un environnement médical, qui fournit les moyens au patient de se suicider, et un contrôle du bon déroulement de la procédure. Le suicide assisté est différent de l'euthanasie car il implique que la mort n'est pas induite par un tiers (le médecin), mais par le patient lui-même. 

  • les soins palliatifs : une brochure du gouvernement définit les soins palliatifs comme "des soins associés aux traitements de la maladie. Ils ont pour objectif de préserver la qualité de vie, de soulager les douleurs physiques et tous les autres symptômes gênants. Ils prennent également en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle de la personne malade et de sa famille." Dans leur rapport Claeys et Leonetti regrettent un manque d'application de la loi sur les soins palliatifs qu'ils attribuent à un manque de moyens, à une inégalité territoriale des structures délivrant ces soins, ainsi qu'à un manque de formation des soignants.

  • la sédation consiste à endormir le patient pour apaiser ou faire disparaître la perception d'une situation qu'il jugerait insupportable. Pour procéder à une sédation le patient doit être informé et consentant. L'article 2 de la loi de 2005 précise que cet endormissement n'a pas pour but de provoquer le décès mais de "soulager, quelles qu'en soient les conséquences, un malade qui présente une situation de souffrance qu'il juge insupportable". La sédation prévue par la loi de 2005 est dite intermittente ou provisoire, c'est à dire que le personnel soignant réveille régulièrement le patient pour s'assurer qu'il est toujours consentant. Cette pratique est considérée par certains comme une forme de maltraitance.

Où l'euthanasie est-elle légale ? Aux Pays-Bas depuis avril 2001, en Belgique depuis mai 2002, ainsi qu'au Luxembourg depuis 2009.

 

Où le suicide assisté est-il autorisé ? Le suicide assisté est autorisé dans certains États des États-Unis, mais aussi en Suisse. L'aide au suicide est autorisée par le Code pénal suisse depuis 2001, à condition que celle-ci ne soit pas motivée par un "mobile égoïste". Une enquête fournie par le Journal of Medical Ethics révèle que les 611 personnes décédées par suicide assisté en Suisse entre 2008 et 2012 étaient de 31 nationalités différentes, et 66 d'entre elles étaient françaises.

 

En France, le suicide assisté est considéré comme un homicide volontaire. La proposition de loi Claeys-Leonetti ne prévoit pas non plus la légalisation du suicide assisté.

Qu'il y a-t-il de nouveau dans la proposition de loi Claeys - Leonetti ?

 

Les deux parlementaire veulent renforcer la reconnaissance du droit du patient à vivre de manière plus apaisée sa fin de vie. Pour cela, deux nouveautés dans la loi qu'ils proposent : la sédation "profonde et continue" et les directives anticipées.

 

- la sédation "profonde et continue"

L'article 3 de la proposition de loi prévoit qu' "A la demande du patient d'éviter tout souffrance et de ne pas prolonger inutilement sa vie, un traitement à visée sédative et antalgique provoquant une altération profonde et continue de la vigilance jusqu'au décès associé à l'arrêt de l'ensemble des traitements de maintien en vie est mis en œuvre." La sédation profonde et continue est mise en œuvre dans trois cas : lorsque le patient est en phase terminale d'une affection grave et incurable et présente une souffrance réfractaire au traitement ; lorsque la décision du patient d'arrêter un traitement engage son pronostic vital à court terme ; enfin lorsque le patient ne peut pas s'exprimer. 

 
Les sédatifs et les antalgiques peuvent donc avoir pour "double effet" qu'ils abrègent la vie en même temps qu'ils soulagent le patient. Pour Patrick Bouet, président du Conseil national de l'Ordre des médecins, cela ne peut pourtant pas être associé à ce que certains appellent une "euthanasie déguisée" puisque l'intention n'est pas la même.


- les directives anticipées

Enfin, les médecins devront appliquer les "directives anticipées" laissées par les patient à leurs proches. Deux exceptions sont prévues dans la loi proposée : lorsque le médecin n'a pas le temps d'avoir accès aux souhaits du patient et lorsque les directives sont "manifestement inappropriées". 


Ces directives anticipées donneront donc la priorité à la volonté du patient. Encore faut-il que celui-ci ait rédigé ces directives anticipées. Car d'après Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), pour l'instant, "seulement 2,5% des mourants écrivent des directives anticipées".



 

Télé-réalité : jusqu'où iront-ils ?

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par LEFEBVRE Augustin

 

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Crédit photo : Flickr/CC/Daniel Go/Television

 

Jusqu'à Mars ! C'est en tout cas le but du projet Mars One, qui a dévoilé hier les noms des 100 candidats retenus pour participer au dernier tour des sélections. L'occasion de revenir sur les projets de télé-réalité les plus originaux, extrêmes ou insolites. Toujours se renouveler, c'est le défi de ces émissions qui sont donc constamment à l'affut de nouveaux concepts.

Présentation de 6 émissions récentes ou à venir qui changent de ce que l'on a l'habitude de voir.


Dans la catégorie "survie"


L'émission la plus "space" : Mars One (diffusion mondiale, date inconnue)

 

 

 

 

 

Établir une colonie sur Mars en finançant le projet avec une émission de télé : c'est le pari étonnant de la mission Mars One. Ils étaient 202 586 à vouloir tenter l'aller simple pour la planète rouge, ils ne sont plus que 100.

 

Les sélections vont se poursuivre pour tester la capacité des candidats à travailler en équipe et désigner ceux qui pourront, à partir de 2024, partir explorer l'espace. Le projet d'émission prévoit de filmer l'entraînement des candidats et devrait être produit par une filiale d'Endemol. La faisabilité scientifique et économique du projet est très controversée et certains voient dans ce projet une vaste campagne de publicité pour l'émission.

 

 

 

L'émission la plus lourde : Fat guys in the wood (Etats-Unis, 2014) 

 

 

 

 

En 2014, la chaîne américaine The Weather channel a envoyé des personnes obèses survivre dans la forêt. Oui, c'est le concept de Fat guys in the wood : envoyer des personnes vues comme des "couch potatoes" dans les Appalaches pour faire d'eux des "hommes" avec un spécialiste de la survie. L'émission présenterait trop de discussion et pas assez d'action pour certains commentateurs

 

 

 

Dans la catégorie "expérience psychologique"

 

L'émission la plus mortelle : la Zone Xtrême (France, 2010)

 

 

 

 

 

Dénoncer la télé-réalité en créant volontairement une émission polémique : c'est le but de cette émission diffusée en 2010 sur France 2, qui a recréé l'expérience de Milgram à la télévision.

 

Cette expérience vise à évaluer l'obéissance des candidats à l'autorité en les forçant à infliger des décharges électriques à un cobaye, décharges qui sont en fait simulées. La totalité des candidats ont accepté de faire souffrir un inconnu si celui-ci n'arrivait pas à se souvenir d'associations de mots. 

 

 

L'émission la plus "so 1984" : Diktatorn (Suède, 2014)

 

 

 

 

 

Elle a le titre d'une comédie de Charlie Chaplin mais elle ne fait pas rire : Diktatorn, le dictateur, est une émission suédoise qui présente 8 jeunes enfermés dans un hôpital désaffecté sous les ordres d'un dictateur invisible. Ils sont privés de leurs libertés individuelles, n'ont plus de notion du temps et doivent réaliser des ordres absurdes pour essayer de gagner 11 000 euros.

Là encore, le but est louable (faire comprendre aux jeunes l'importance de la démocratie) mais le résultat est controversé : au-delà du concept, les propos anti-islam d'un candidat d'extrême-droite dans la bande-annonce ont provoqué un tollé avant la diffusion de l'émission.

 

 

 

Dans la catégorie "Gens nus"

 

L'émission la plus "on n'a pas de budget costume mais c'est pas grave" : Adam recherche Eve (France, 2015)

 

 

 

 

 

D8 a récemment annoncé sa prochaine émission, dans laquelle elle va filmer des jeunes gens sur une île paradisiaque en train de se séduire. Rien de neuf, si ce n'est que ces candidats seront nus. Le but, selon la production, supprimer les conventions sociales, les masques imposés par les habits et retrouver une sorte de paradis originel.

 

Pour la production, il n'est pas question de voyeurisme : « L'idée n'est pas de faire de la provocation. (...) On a essayé de fabriquer un programme qui soit dans la norme. Et de rendre les gens beaux en les filmant sous leur meilleur jour" a déclaré au Parisien Xavier Gandon, directeur des divertissements de D8. Les parties génitales ne seront en effet pas visibles (mais les fesses et les seins le seront...). 

 


L'émission la plus interdite aux moins de 18 ans : The Sex factor (Etats-Unis, 2015)

 

 

 

 

 

Celle-ci n'est pas diffusée à la télévision mais sur Internet : aucune chaîne n'a pour l'instant voulu diffuser le projet, même si les producteurs auraient une annonce à faire "prochainement". Le principe de l'émission ? Trouver les nouvelles stars du porno. 8 hommes et 8 femmes n'ayant jamais tourné de film X vont tenter de gagner 1 million de dollar et une notoriété dans un monde très concurrentiel grâce aux votes du public. Le jury est composé de professionnels du secteur.

 

 

Et si la télé-réalité prenait fin ? Même si c'est un débat qui revient régulièrement, cette longue liste de projets prouve que leur arrêt n'est pas programmé.

 

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Le débriefing numérique #1

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par ANTHEAUME Alice

Crédit: Flickr/CC/wiredforsound23

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Chiffres sur les médias en ligne et les applications mobiles, formats éditoriaux innovants, bons liens, citations des acteurs du journalisme, coulisses de conférences… Ce qu’il ne fallait pas rater ces derniers jours se trouve dans “le débriefing numérique”, un nouveau rendez-vous à retrouver sur WIP, deux fois par mois.

 

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