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Journalism in France: What Next?

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par ANTHEAUME Alice

Credit: Flickr/CC/valentinacala

 

Twelve dead in a newsroom, many injured people. Most of them were working for Charlie Hebdo, a Paris-based satirical magazine. They were writing and drawing the news to be published. And they found death during the first editorial meeting of the year.

After the Charlie Hebdo attack, on January 7, 2015, France has woken to a terrible atmosphere. It was a shocking beginning of year for the country, especially for journalism, freedom of speech and freedom of cartoons.

 

Knowing this tragic situation, here are six possible scripts for journalism in France in 2015: a display of solidarity, a switch to mobile, a fight over push notifications, a complicated equation between Web and TV, the return of the newsletter and more artificial intelligence within the news.

 

>> Please read this article on the European Journalism Observatory's website >>



 

Montrer ou ne pas montrer les caricatures de Charlie Hebdo

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par ANTHEAUME Alice

Crédit: Flickr/CC/valentinacala

Crédit photo: Flickr/CC/valentinacala

 

Après l’attentat à Paris contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, qui a fait 12 morts, dont les dessinateurs Charb, Cabu, Georges Wolinski, Tignous, le chroniqueur économique Bernard Maris et des blessés très graves, les rédactions du monde entier ont manifesté leur soutien et prôné la liberté de parole et de pensée.

Mais certaines, notamment aux Etats-Unis, ont choisi de “décrire” avec des mots – plutôt que de les montrer – les caricatures de l’hebdomadaire, comme CNN, Associated Press, MSNBC ou le New York Times. Pour quelle raison? Peur des représailles? Entrave à la liberté d’expression? Ou prudence?

 

>> Lire la suite sur W.I.P. (Work In Progress) >>



 

L’auto-défense, la nouvelle arme des femmes?

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Crédit photo : JD Hancock/Flickr

 

Une vidéo montrant deux jeunes Indiennes, deux soeurs de 19 et 22 ans, a fait le tour du Web. On les voit, filmées dans un bus à New Delhi, en Inde, par l'une des passagères, repousser à coups de ceintures trois hommes qui les harcèlent, sans que personne ne semble bouger. Depuis, ces Indiennes sont célébrées comme des héroïnes une semaine après la Journée mondiale contre les violence faites aux femmes.

 

En France, l'idée d'apprendre à celles-ci comment se défendre en cas d'agression fait florès. A Paris, la marche contre les violences faites aux femmes qui s’est tenue le 25 novembre a été rythmée par les slogans tels que “Femmes contre les violences, auto-défense !” ou encore “Ta main sur mon cul, ma main dans ta gueule.” Le message est clair.

 

 

 

Les stages d’auto-défense réservés aux femmes se multiplient. Le mouvement est née en Belgique où l’association féministe Garance fait figure de pionnière. Celle-ci organise de nombreux stages et compte parmi ses formatrices Irène Zeilinger qui a rédigé "Non c’est non. Petit manuel d’autodéfense à l’usage de toutes les femmes qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire". L’auteure affirme que les femmes “ont un rapport spécifique à la violence.” La dimension psychologique est donc fondamentale, il s’agit de rendre les femmes moins vulnérables en augmentant notamment leur capacité à mettre fin à une agression de façon verbale avant que la violence physique n’ait lieu, soutient Irène Zeilinger dans son livre.

 

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Crédit photo : Denis Bocquet/Flickr 

 

Plusieurs associations féministes en France défendent ce concept et mettent en place ce type d’ateliers. Il est possible d'apprendre ces techniques à Toulouse (association Faire Face) ou encore à Lyon (association Auto-défense et autonomie.  Garçes, le collectif féministe de Sciences Po fait de même.

 

L’idée? Réfléchir aux meilleures réactions à adopter pour se défendre. Eloïse Stark interrogée par l'Ecole de Journalisme de Sciences Po, nouvelle membre du collectif Garçes explique: “Nous voulons discuter pour définir des outils verbaux pour répondre au harcèlement de rue parce qu’on sait rarement quelle réaction avoir dans ce genre de cas.” Entre se taire, et s’énerver, l’équilibre est difficile à trouver. A terme les Garçes voudraient que les femmes aient des “réponses-réflexe” mais le collectif n'a pas de position uniforme sur la question de l'auto-défense et le débat reste ouvert. “Cela permet une prise de pouvoir des femmes, une reprise de confiance en soi”, reprend cette étudiante assidue à Sciences Po. L’auto-défense c’est l’anti-thèse de la passivité, mais attention “le féminisme ce n’est pas une guerre des sexes”, conclut-elle.


 



 

Quatre initiatives originales contre le SIDA

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Crédit photo : Jacinta Iluch Valero / Flickr

 

Le 1er décembre, c'est la journée mondiale de lutte contre le SIDA, l'occasion de parler de cette maladie qui touche encore 150.000 personnes en France selon le rapport annuel de l'Institut de veille sanitaire. Comment faire de la prévention auprès de jeunes qui multiplient les comportements à risques - un sondage Harris interactive pour la mutuelle étudiante la Smerep, révèle qu’un étudiant sur trois n’utilise jamais de préservatif? Pour répondre à ce casse-tête, voici quatre initiatives originales qui valent le coup d'oeil.

 

  • Un café pour une capote


 

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 Crédit photo: Affiche "Café capote", ville de Paris

 

Pour une consommation achetée un préservatif offert, c’est l’initiative “café capote”. Une idée originale lancée dans plusieurs villes de France. A Paris, l’événement est organisé par la mairie dans les établissements partenaires du 1er au 6 décembre, plus de 170.000 préservatifs devraient être distribués dans une dizaine d’arrondissements de la capitale. L'institut de veille sanitaire a révélé que les Parisiens sont cinq fois plus touchés par le virus que le reste de la population nationale, un enjeu crucial donc. Mais l’initiative n’est pas réservée à Paris : à Brest ou encore à Saint-Brieuc, des “cafés-capote” sont organisés. L’idée est de profiter d’un moment de convivialité pour informer autour de cette maladie à travers des débats et la distribution de brochures et de préservatifs.


  • Danser pour alerter


La ville d’Armentières dans le Nord-Pas-de-Calais se veut originale en organisant un flashmob le 3 décembre 2014. Le but  Parler du SIDA et se montrer solidaires envers les personnes touchées. La mairie a mis en ligne une vidéo afin que tout le monde puisse apprendre la chorégraphie, le rendez-vous est donné à 17h sur la grand’place. Une initiative également mise en place chez nos voisins Suisses dans la ville de Fribourg, le 1er décembre, une centaine de danseurs amateurs est attendue dans le centre de la ville romande.

 

Flashmob contre le SIDA organisé à Mulhouse en 2013. 


  • Les coiffeurs mettent un coup de ciseau contre le SIDA


Depuis 2001, les coiffeurs s’engagent contre le SIDA. Aller se faire couper les cheveux, c’est un moment de pause, l’occasion ou jamais de faire passer un message. Près de 660.000 coiffeurs dans le monde ont rejoint l’initiative, il reçoivent un kit prévention et doivent profiter du moment privilégié qu’ils ont avec leurs clients pour informer sur la maladie. Une initiative lancée par la fondation L’Oréal en partenariat avec l’UNESCO, les parrains de l’édition 2014 sont le DJ Bob Sinclar et son coiffeur Jérôme Guézou. Cette année, une véritable plateforme est mise en place sur internet avec un test des connaissances sur le SIDA. La Fondation L'Oréal prolonge également sa campagne “rumeurs de salon”, lancée en 2013 elle vise à démonter les préjugés sur ce virus. Cette année, le message est clair : “On peut changer ce que nous avons sur la tête, mais le plus important c’est de changer ce qu’il y a dedans.”


  • Réaliser un film contre le sida


Les jeunes sont de moins en moins conscients des risques de contamination par le SIDA? Qu'à cela ne tienne, au lycée Pierre Larousse de Toucy dans l'Yonne, on compte bien changer les choses. Le proviseur adjoint Philippe Lin en poste depuis septembre a lancé un concours de mobil’films sur le thème “comment annoncer sa séropositivité?”. Les jeunes doivent réaliser avec leur téléphone mobile un film d’environ une minute sur ce sujet avec une ambition: être créatif pour faire passer un message efficacement. Seuls deux films sont en compétition pour cette première édition, l'un autour du thème d'une princesse qui rencontre une personne séropositive, le second se veut humoristique. De quoi démonter plus d’un préjugés sur le SIDA.

 

 



 

Une manifestation provoque l’annulation d'Exhibit B de Brett Bailey

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par DI CARLI Gilda

A Saint-Denis, le spectacle de l' artiste Sud-Africain Brett Bailey, qui met en scène des acteurs noirs en cages, provoque la polémique. Considéré comme un « zoo humain », il a été menacé de plusieurs interdictions, pétition à l'appui - avec près de 20.000 signatures - après avoir été boycotté à Londres.
 Jeudi soir, une étape de plus est franchie lorsque des partisans d'un mouvement répertorié sur Twitter avec le hashtag #CONTREEXHIBITB ont témoigné de leur colère devant le théâtre Gérard Philippe ce jeudi soir. Récit.

 

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Des manifestants s’organisent devant le Théâtre Gérard Philippe

Crédit photo: Gilda Di Carli


Il est 18h, ce jeudi, lorsqu'une soixantaine de personnes se rassemble en bas de l’escalier du 

Théâtre Gérard Philippe à Saint Denis.

Dans l'entrée, la foule se bouscule. Des 

manifestants regardent, énervés, les organisateurs, qui les toisent du haut de l’escalier, pendant que 

les journalistes sont à l’affut des réactions quelques minutes avant le début du spectacle, attendu à 19h.

 

 

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Des journalistes prennent des photos des manifestants


Crédit photo: Gilda Di Carli

 


Le trottoir déborde de monde, si bien que des manifestants s'agglutinent sur la 

voie de bus. Les slogans sur les pancartes sont éloquents : « Je ne suis pas une chose », 

« Respectez nos ancêtres », « Exhibit B ou la banalisation des êtres humains », « mon 

corps n’est pas à vendre » « non au zoo humain ». 



 

Au fond du trottoir, d
es djembes résonnent. Soudain, parmi les manifestants, un homme 

avec un mégaphone s’exclame : « Je n’ai pas besoin d’être sodomisé pour savoir si 

j’aime ça. Je n’ai pas besoin d’être violé pour savoir si j’aime ça. » La foule applaudit. Un homme avec une casquette « Black Panthers » se demande si le spectacle va avoir lieu: 

« Pensez-vous que nous soyons assez nombreux? Il nous faut de la force. Non pas la force brute mais la force intellectuelle. »




Tensions

 

A ce moment-là, quatre manifestants se disputent verbalement avec un agent de sécurité du théâtre appelé en renfort par les organisateurs. L'agent tente l'apaisement, et argue qu'il n'est pas « à l’aise » avec leur comportement. « Nous non plus, nous ne sommes pas à l’aise avec l’expo ! », rétorque l'un d'eux.

 

18h45 : un brouhaha énorme émane de la foule. La barrière de sécurité s'est 

renversée et une vague humaine monte vite l’escalier du théâtre. La masse de manifestants et 

de journalistes se précipite vers l’entrée. 

Un affrontement vif entre les manifestants et une vingtaine de policiers appelée au renfort se déroule devant la porte principale du théâtre. Les policiers 

sortent les sifflets alors que quelques manifestants les traitent de « fachos ». Les esprits s'échauffent, si bien que l’homme à la 

casquette des Black Panthers se glisse entre les manifestants et les policiers.

 

Plus loin, une dispute verbale éclate entre un manifestant et deux membres de la Ligue des 

Droits de l’Homme, dont Jean-Michel Delarbre qui insiste : 

« Il faut voir l’exposition. Vous la jugez sans même l’avoir vue.» Ce à quoi il se voit répondre : « Je sais déjà de quoi il s’agit. Qu’est-ce qu’on gagne avec ça ? ». Pour Delarbre, le spectacle a une vertu testimoniale : « Il faut reconnaître l’histoire ! Et il y a encore du racisme. Toute forme de contestation par l'art est nécessaire. Ce n’est pas 

encore fini. » 



 

Valeur testimoniale

 

Et c'est bien l'intention avouée de Brett Bailey sur le site du théâtre Gérard Philippe : « Mon œuvre explore les dimensions et la complexité du paysage africain colonial et postcolonial. L’Afrique est si souvent considérée comme un "cas désespéré", le "continent sans espoir" ».

 

Une réunion publique d’information est prévue à 19h30 aujourd'hui devant le Théâtre 

Gérard Philippe.



 
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