par RONFAUT Lucie
57 tonnes de viande de mouton britannique - illégale en France - ont été découvertes
au sein de l'entreprise d'élaboration de produits alimentaires
Spanghero. Cette dernière était déjà incriminée dans l'affaire de la viande de
cheval.
Des merguez au goût de scandale. D'après RTL
, la brigade nationale d'enquêtes vétérinaires a découvert en février
dans les entrepôts de Spanghero deux lots de viande de mouton d'origine
britannique. Interdite à l'importation en Europe du fait d'un risque de
contamination par le prion (maladie de la vache folle), cette viande
était destinée à la fabrication de merguez.
(crédits photo : Flickr/CC/dnartreb89 )
Une nouvelle enquête
On ignore pour le moment si cette viande de mouton a déjà été mise sur
le marché par Spanghero. Guillaume Garot, ministre délégué à
l'Agroalimentaire, se veut rassurant
: «Par mesure de prévention, nous avons enjoint à rappeler tous les
produits fabriqués à partir de cette viande», a-t-il déclaré. Le pôle de
santé public de Paris devrait prochainement ouvrir une enquête sur le
sujet.
C'est un nouveau coup dur pour Spanghero, déjà pointée du doigt lors de
l'affaire de la viande de cheval. Après la découverte de viande bovine
dans ses plats préparés, l'agrément alimentaire de l'entreprise avait
été suspendu. Elle l'avait finalement récupéré fin février et avait officiellement abandonné son activité de négoce de viande.
Victime ou coupable ?
Spanghero accuse de nouveau le groupe Draap Trading,
qui avait déjà supposément menti à l'entreprise dans l'affaire de la
viande de cheval. «Une nouvelle fois, Spanghero a été trompé par son
fournisseur», a déclaré le patron de l'entreprise à RTL «Cette viande
n'aurait tout simplement pas dû quitter la Grande-Bretagne. Ce n'est pas
notre faute».
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par RONFAUT Lucie
Aujourd'hui a lieu, pour la première fois, la journée nationale «à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc». Mais de nombreuses polémiques entourent le choix du 19 mars comme date de commémoration. La grogne vient notamment de l'opposition politique et des associations de harkis.
Un «non sens historique» voire même une «faute politique».
A droite, le choix de la date du 19 mars comme journée d'hommage aux
victimes de la guerre d'Algérie ne passe pas. Le Sénat avait pourtant
validé ce choix en novembre 2012, soit 10 ans après l'adoption de la loi
par les députés. Cette dernière avait été proposée par le gouvernement
Jospin. A l'époque déjà, les critiques allaient bon train.
Le 19 mars marque le cessez-le-feu au lendemain des accords d'Evian. (crédits photo : Flick/CC/Whisky&co)
Des origines historiques contestées
Mais pourquoi un tel débat ? Le choix du 19 mars n'a rien d'anodin.
Cette date fait référence au cessez-le-feu au lendemain des accords
d’Evian du 18 mars 1962. Un évènement qui n'a pour autant mis fin à la violence dans le pays. Le groupe UMP du Sénat dresse son propre bilan de l'après-19 mars : 145 tués, 162 disparus, et 422 blessés dans les rangs de l’armée française et de 60 000 à 150 000 tués chez les Harkis.
Elie Aboud, député UMP de la 6e circonscription de l'Herault, renchérit sur son site :
"Nous
comprenons que le 19 mars représente un réel soulagement pour les
soldats français du contingent et leurs familles, acteurs d’un conflit
qui bien souvent les dépassait. Mais n’oublions pas qu’après le 19 mars,
furent torturés et massacrés des dizaines de milliers de Harkis."
Une fronde des maires de l'opposition
De ce fait, de nombreux maires UMP refusent aujourd'hui de commémorer
cette journée d'hommage. C'est notamment le cas de Christian Estrosi,
maire de Nice. Une fronde qui n'inquiète pas trop le gouvernement. Le
ministère des Anciens Combattants a affirmé à France 24
que les maires étaient libres de leurs actions. "L’obligation légale,
c’est une cérémonie par département organisée par le préfet. Ce qui,
pour l’heure, devrait être respecté," a-t-on précisé. Le père du
ministre des anciens combattanrs, Kader Arif, était lui-même engagé comme harki au côté de
l'armée française.
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par MONIER Marie
Le Grand Paris favorisé au détriment de Marseille? C'est le "coup de gueule" de Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de la ville dans un entretien au Figaro lundi 18 mars. Alors qu'un nouveau règlement de compte a
fait un mort vendredi dans les quartiers nord de la cité phocéenne - le
quatrième en à peine quinze jours - , l'élu UMP réclame une aide supplémentaire à
l'État en matière de sécurité.
Dans un entretien au Figaro, Jean-Claude Gaudin interpelle le gouvernement pour obtenir davantage d'aides allouées à Marseille en matière de sécurité
Crédit photo: Flickr//CC//UMP Photos
"Il est scandaleux d'annoncer 30 milliards pour le Grand Paris et de donner zéro à Marseille. On nous fait un écran de fumée avec la Métropole dont on ne sait pas de quels moyens elle sera dotée". Le maire marseillais jaloux du Grand Paris? Le gouvernement a pourtant prévu une dotation de 51 milliards d'euros supplémentaires dans le cadre du projet de future métropole Marseille-Provence. Un projet réaffirmé par la ministre de la Réforme de l'État et de la Décentralisation Marylise Lebranchu en visite à Marseille début février, bien que contesté par la majorité des maires (105 sur 111) du département des Bouches-du-Rhône. "Quand bien même cette somme serait donnée, permettez-moi de comparer avec les 30 milliards du Grand Paris. Nous ne demandons pas l'aumône pour la deuxième ville de France et ses 860.000 habitants!", s'est justifié Jean-Claude Gaudin.
"Les choses n'ont pas beaucoup changé"
Le sénateur-maire UMP dénonce ces inégalités de traitement pour justifier les besoins de Marseille sur le plan de la sécurité. "Nous faisons de gros efforts mais la sécurité des personnes et des
biens dépend essentiellement de l'État. Dans la deuxième ville de France
où on a vu défiler une procession ininterrompue de ministres ces
derniers mois, il est clair que les choses n'ont pas beaucoup changé",
a-t-il regretté. Encore un drame la semaine dernière: un homme a été
retrouvé mort carbonisé dans sa voiture. Ce nouveau drame porte à vingt-quatre le nombre de victimes de règlements de compte depuis le début
de l'année, d'après les chiffres de l'Express. Une aggravation
des violences essentiellement due aux trafics de drogue d'après Jean-Claude Godin.
Plus de policiers, plus de caméras
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls,a
dépêché jeudi près de 240 policiers et gendarmes supplémentaires en
renfort dans les quartiers sensibles de Marseille. Autre projet phare
marseillais: l'inauguration d' un centre de supervision urbaine début février. Son
but: contrôler les quelques cent-quatre-vingts caméras installées dans
l'hyper-centre de la ville. Mille autres appareils doivent être mis en
place avant la fin 2014. Coût de l'opération? 10 millions d'euros
co-financés par l'Etat à hauteur de 3,7 millions d'euros et le conseil
général qui, lui, s'acquitte de 400.000 euros. Une somme jugée insuffisante, lorsque le reste
du financement - soit 4,9 millions d'euros - reste encore dû par la ville,
a-t-il signifié.
Jean-Claude Gaudin en attend donc davantage du gouvernement dans une ville qui comptera pour les prochaines municipales dans un an. A ce propos, le sénateur-maire ne s'engage pas encore: «Je conduis ma réflexion et je dirai le moment venu si je me représente au pas».
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par MONIER Marie
Taxer les dépôts bancaires des habitants de Chypre, à hauteur de 6,75% à partir de 100.000 euros et 9,9% voire plus au-delà de ce seuil, c'est la condition imposée par l'Eurogroupe pour lancer un plan de sauvetage du pays. Une mesure inédite en Europe qui secoue déjà les marchés financiers et pourrait provoquer une vraie panique bancaire auprès de la population. Absence de consensus, report du processus de ratification du plan d'aide européen: le sauvetage de Chypre prend des allures d'épopée grecque. Pour autant, Chypre ne pourra pas faire l'économie d'un soutien financier tant ses difficultés économiques sont nombreuses: banques en berne, dette publique abyssale, soupçons de financements illégaux... Résumé de la situation avec cette infographie.
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par MONIER Marie
François Hollande a estimé jeudi soir lors du sommet européen de Bruxelles que la France était "le bon élève" européen sur le plan budgétaire. Pour le président français, le pays réussira à réduire ses déficits "au rythme prévu par ses engagements européens".
Le Premier ministre britannique David Cameron, le président français François Hollande et les 25 chefs d'États de l'Union européenne se sont réunis à Bruxelles, jeudi 14 mars, entre les défis de la croissance économique et les risques d'austérité.
Crédit photo: Flickr/CC/European Council
"Nous faisons en sorte de corriger nos déficits, les déficits que j'ai trouvés en arrivant aux responsabilités". A la fin du sommet européen consacré aux moyens de relancer la croissance et de lutter contre le chômage, François Hollande a été sans appel. Pour le président français, il est nécessaire de poursuivre "sur la trajectoire de retour à l'équilibre de nos comptes publics en 2017" et ne pas affaiblir "une croissance déjà anémiée compte tenu de la récession en Europe".
3,7% de déficit en 2013
Une économie anémiée? La nouvelle ne date pas d'hier. Fin février, l'Union Européenne a déjà revu à la baisse la croissance française: 0,1% pour 2013 au lieu des 0,8% promis par le gouvernement. Quant au projet de réduire le déficit budgétaire à 3%, c'est un vœu pieux pour 2013. François Hollande y a déjà renoncé tout en soulignant un redressement structurel "inédit tant il est considérable". "Le déficit public en 2011 s'élevait à un peu plus de 5% de la richesse nationale, à 4,5% fin 2012 et sans doute 3,7 % en 2013 même si nous essaierons de faire moins", a-t-il déclaré mardi 14 mars lors de sa visite à Dijon.
Sans consensus européen, difficile retour à l'équilibre en France
La Commission européenne n'a cependant pas exclu de repousser à 2014 l'objectif d'un déficit à 3% pour la France. De quoi "souffler" pour la France, mais sous certaines conditions. Bruxelles doit examiner ce potentiel report en détail en mai prochain. Mais le retour à des finances publiques saines en France ne se fera pas sans une politique économique consensuelle au niveau Européen. C'est d'ailleurs ce qu'ont réaffirmé de concert François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel en évitant le clash à l'issue des discussions européennes.
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