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Le conducteur : une espèce en voie de disparition ?

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par LEFEBVRE Augustin


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Un des premiers prototypes de voiture autonome par Google
Crédit photo : Flickr/CC/Smoothgroover22 /Google self-driving car

 

Dans le film Blade Runner, Ridley Scott imaginait la ville de Los Angeles remplie de voitures volantes. Une telle vision relève aujourd'hui de l'utopie. Il est en revanche probable qu'une autre forme de véhicule révolutionnaire commence à circuler à Los Angeles en 2019 : la voiture autonome. 


Renault-Nissan, PSA ou Audi misent sur ces véhicules dans lesquels la conduite est effectuée entièrement ou en partie par un ordinateur qui remplace ou assiste le conducteur. Google aussi, avec sa "connected car ". Lancé en 2010, le projet de Google a commencé par l'adaptation de véhicules commerciaux pour les rendre automatiques. Fin 2014, la firme a présenté une version fonctionnelle de sa propre voiture. 

 

 

 

 

Apple serait en train de travailler sur son propre modèle de voiture électrique et autonome, le projet Titan, selon les informations de Reuters publiées samedi.  


La veille, la Grande-Bretagne a autorisé la circulation de voitures autonomes sur certaines routes de Bristol, Greenwich, Coventry et Milton Keynes à titre expérimental. Les habitants Milton Keynes vont même pouvoir bénéficier du projet "Autodrive", un service d'autopartage avec des petits véhicules autonomes, la Lutz Pathfinder. Le programme devrait commencer dans les prochains mois.  

 

Ce bond technologique soulève de nombreuses questions. Voici les réponses.


Une voiture sans pilote, vraiment?

 

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L'évolution de la voiture autonome, du contrôle de la vitesse à l'inaction totale du conducteur
Crédit photo : Flickr/CC/James Provost/Self-Driving Cars Timeline Icons
 


Il y a plusieurs degrés d'autonomie, et certains modèles haut de gamme intègrent déjà des éléments d’autonomie (contrôle de la trajectoire, de la vitesse...). Ces dispositifs, qui relèvent de l'aide à la conduite, vont être de plus présents dans nos véhicules, jusqu'à arriver à une voiture dans laquelle personne n'aura à se soucier de la route : la voiture se guidera toute seule à l'aide de GPS et de capteurs, elle ne sera même plus équipée d'un volant ou de pédales.


Est-ce dangereux ?

La sécurité routière est l'une des principales raisons du développement de ce projet. Puisque la grande majorité des accidents sont causés par les conducteurs, supprimer le conducteur permettrait de supprimer les accidents.


Les constructeurs sont conscients qu'il faudra imposer ces nouveaux véhicules, qui peuvent faire peur. Confier sa vie à une machine, même si elle est réputée sûre, risque d'en effrayer certains. Google a bien compris cela avec son prototype dont le design se veut rassurant et qui rappelle un jouet : la voiture est ronde avec une sorte de visage. Le modèle ne peut pas dépasser les 40 km : pas question d'aller sur l'autoroute avec.
 
Et que dit la loi ? Est-ce que ces véhicules sont légaux ?


C'est l'un des principaux problèmes de ce projet : la législation n'évolue pas aussi vite que la technologie. Il va falloir adapter les lois et les polices d'assurances à ces nouveaux véhicules.

Il faudra notamment modifier la convention de Vienne, qui règle le trafic routier dans plus de 70 pays (elle n'a toutefois pas été signée par les Etats-Unis).  Selon l'article 8, "tout véhicule en mouvement ou tout ensemble de véhicules en mouvement doit avoir un conducteur". Ce conducteur "doit constamment avoir le contrôle de son véhicule" et "doit éviter toute activité autre que la conduite". Le texte n'est donc absolument pas prévu pour ces véhicules.


Il a été amendé en mai dernier : le nouveau texte permettra un certain degré d'autonomie mais il faudra que le conducteur puisse reprendre le contrôle du véhicule à tout moment. La voiture sans volant n'est donc pas encore envisageable sur les routes européennes.

Et si jamais ma voiture autonome cause un accident, qui sera responsable ? Le propriétaire ? L'ordinateur ? Le constructeur ?


Là aussi, la loi va devoir définir de nouvelles règles. En France, l'Etat est conscient du travail à accomplir. Il faudra faire preuve d'imagination et repenser totalement les textes pour intégrer ces nouveaux véhicules. Autre problème à résoudre : le permis de conduire et l'habilitation à monter ou faire fonctionner un tel véhicule. Faudra-t-il un permis pour détenir un tel véhicule ? Faudra-t-il une formation spéciale ? Pourra-t-on laisser des enfants seuls dans un tel véhicule, pour aller à l'école par exemple ? Beaucoup des ces questions restent aujourd'hui sans réponses, elles viendront avec la généralisation de ces véhicules. 

 



 

L'homosexualité en Russie à l'honneur du World Press Photo 2015

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 Article publié le 13-02-2015 par LACHASSE Jérôme

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« Jon and Alex », la photographie de l'année selon le World Press Photo 2015

Crédit photo : Morten Rode


La World Press Photo a dévoilé jeudi 12 février la photographie de l'année 2015. Ce cliché, pris par le photographe danois Mads Nissen dans le cadre d'un projet intitulé "Homophobie en Russie", représente un couple homosexuel russe entrain de s'enlacer dans un chambre obscure. Un symbole fort. Jusqu'à l'année dernière, le World Press Photo privilégiait davantage le spectaculaire, des scènes de guerre ou de désastre. En 2014, le prix fut en effet accordé à un cliché du photographe américain John Stanmeyer où des migrants africains lèvent leur téléphone portable vers le ciel en quête de réseau pour appeler leurs familles. Ce prix marque-t-il le début d'une nouvelle tendance?

 

Pour Mads Nissen, sa photographie incarne une "version contemporaine de Roméo et Juliette", a-t-il déclaré au British Journal of Photography. À Saint-Petersbourg, deux hommes, Jonathan Jacques Louis, 21 ans, et Alexander Semyonov, 25 ans, s'aiment malgré la discrimination et les violences qu'ils subissent. Sur Twitter, le photographe a laissé exploser sa joie: "Aujourd'hui est vraiment vraiment un jour très particulier pour moi et les LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans) de Russie".

 


 

 

Mads Nissen a suivi pendant plus d'un an plusieurs militants homosexuels russes. C'est après l'agression de l'un de ses amis que le photographe danois s'est lancé dans ce reportage. "J'ai essayé de comprendre ce que c'est de vivre un amour interdit dans la Russie moderne", a-t-il écrit sur son site en introduction à son travail.

 

En récompensant une photographie moins spectaculaire et plus intimiste qu'à l'accoutumée, le jury du World Press Photo a voulu répondre aux organisations terroristes qui "utilisent aujourd'hui des images violentes comme propagande", a déclaré dans un communiqué de presse Alessia Glaviano, membre du jury du World Press Photo. "Nous devons [y] répondre de manière plus subtile, passionnée et réfléchie".

 

Michele McNally and Donald Weber on winner of the year 2014 from World Press Photo on Vimeo.


 

"C'est une chose qui manque souvent dans le photojournalisme, on a toujours l'impression qu'il faut chercher l'exotique", a indiqué au British Journal of Photography Donald Weber, également membre du jury. Le cas du World Press Photo n'est pas unique. Les photos spectaculaires et les scènes de guerre sont régulièrement primées dans les prix de photojournalisme.

 

À Visa pour Image, le Visa d'Or Arthus-Bertrand a récompensé en septembre 2014 le travail du photographe Guillaume Herbaut lors des affrontements en Ukraine. Un cliché de l'américain Josh Haner d'une victime des attentats de Boston a reçu le Prix Pulitzer en 2014. En 2013, la Robert Capa Gold Medal a été décerné au photojournaliste Tyler Hicks pour une photo de l'attaque du centre commercial de Westgate au Kenya.   

 


 

 

Malgré tout, plusieurs prix de photojournalisme en 2013 et en 2014 ont commencé à remettre leur premier prix à des photos évoquant la vie quotidienne. En 2013, la Fondation Henri Cartier Bresson, qui décerne le Prix HCB tous les deux ans, a distingué un reportage de Patrick Faigenbaum sur l'artiste indienne Shreyasi Chatterjee. En 2014, le Sony World Photography Awards a récompensé (dans la catégorie "contemporary issues", où concourrait également pour le World Press Photo le cliché de Mads Nissen) le reportage de Sara Naomi Lewkowicz sur les violences domestiques.

  

 

 


 



 

"Cartocrise", la carte interactive des projets culturels sacrifiés

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Détail de la "cartocrise" de la culture en France
Crédit photo : Emilie Jersol
 

"Culture française, tu te meurs", c'est le cri d'alerte d'Emeline Jersol, médiatrice culturelle aux Turbulentes, un festival d'arts de la rue près de Valenciennes. Fin janvier, la jeune femme a créé une carte interactive et participative de la France, la "Cartocrise". Le principe : recenser les festivals et établissements culturels annulés ou supprimés en France.

 

Avec cette carte, Emeline espère provoquer «une prise de conscience collective et une remise en question des politiques sur la place de la culture dans la société, qui n’est pas qu’un espace de loisir, mais aussi de réflexion», confie-t-elle à Libération

 

La carte de France, parsemée de points multicolores, recense les manifestations culturelles annulées aux quatre coins de l'hexagone. Arts plastiques, arts de la rue, théâtre, cinéma, musique... pour la plupart des projets concernés, c'est le manque de budget des collectivités locales et des municipalités qui est en cause.

 

 

 

Emeline Jersol, à l'origine du site internet, a créé une adresse mail (cartocrise @ openmailbox.org), à laquelle les internautes peuvent envoyer les noms des initiatives culturelles laissées de côté. Le principe rencontre un grand succès : le jour de son lancement le 23 janvier, le site comptabilisait 40 entrées, il en compte aujourd'hui 130.

 


 

La créatrice du site explique sa démarche dans les colonnes de Libération : "L'idée me trottait dans la tête depuis un petit moment, à force de voir défiler des listes d'événements annulés. J'ai eu envie de matérialiser tout ça sur une carte, le résultat est plus parlant. Et plus flippant, aussi".

 

Aux quatre coins de la France, les projets meurent

 

En France, les collectivités territoriales résistent peu à la baisse des subventions. Bien que le ministère de la Culture et de la Communication ait annoncé une hausse de 0,3% de son budget pour l'année 2015, cela ne suffit pas à garantir le maintien de manifestations et de structures financées par les DRAC (directions régionales des affaires culturelles), qui voient leur budget global diminuer de 0,4% cette année.

 

La "cartocrise" relève l'annulation de nombreux festivals de musique, théâtre, danse, de manifestations d'art de rue et d'art plastiques. Parmi les initiatives abandonnées, le Festival Jazz de Montauban, qui n'offrira pas d'édition en 2015 pour la première fois depuis sa naissance en 1982. Tous les ans, le festival accueillait des artistes français et internationaux, comme le talentueux guitariste et chanteur George Benson :

 

 

 

Coté théâtre, le festival de Collioure (Langedoc-Roussillon) a été définitivement supprimé. En 2014, France 3 avait consacré un reportage à la polémique autour de son annulation :

 


 

En Basse-Normandie, c'est le Centre d'art contemporain de basse Normandie, le Wharf qui doit fermer ses portes au cours de l'année 2015. La décision a été prise par la DRAC et la Région Normandie, qui évoque "une réduction de 26% des budgets de l'Etat au cours des six dernières années". 

 



 

Existe-t-il une génération Charlie ?

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 Article publié le 12-02-2015

 
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Crédit photo : Flickr/CC/Adrien Fauth
Montage : Laura Wojcik

 

21 étudiants de l'École de journalisme de Sciences Po. Une enseignante, Cécilia Gabizon, par ailleurs rédactrice en chef au Figaro. 9 tablettes de chocolat dont 2 aux noisettes. 124 cafés. Une semaine de travail, du 19 au 22 janvier. Et, au final, 1 blog, pour faire le portrait des jeunes de 20 à 30 ans après les attentats des 7, 8 et 9 janvier. Comment ont-ils réagi face à l'attentat de Charlie Hebdo? Comment imaginent-ils l'après-Charlie? Quels changements veulent-ils faire dans leur vie? Les apprentis journalistes ont interrogé leurs congénères, une semaine durant, pour mieux connaître leurs engagements politiques, leurs confessions religieuses, mais aussi le rôle qu'ils voulaient jouer dans l'évolution de leur société.

 

S'il en est une, cette "génération Charlie" n'est pas homogène. Beaucoup ne se sentent pas des Charlie. Plusieurs défendent même les théories du complot. Beaucoup veulent s'engager, mais tous ne sont pas d'accord sur les modes d'action.

 

François, 30 ans, chef d'entreprise, domicilié en banlieue parisienne, croit dur comme fer aux théories du complot. La version officielle de l'histoire est fausse, forcément. Dans sa tête, ça ne peut être qu'ainsi. Il y a évidemment quelque chose derrière, qui relève de l'invisible, du secret, et qui régit tout.

 

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La spirale du complot :

 

 

 

  • "Jeunes journalistes, ils ont vécu Charlie", par Ilyass Malki

Ils ont la vingtaine, étudient et pratiquent le journalisme, depuis un ou deux ans. À l'annonce de l'attentat, il y a eu pour certains un sentiment «corporatiste», vite mis de côté : celui d'être «choqué en tant que journaliste». Puis au fil des événements, dans les marches, le citoyen a pris le pas.

 

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De plus en plus de jeunes se convertissent au Christianisme, à l'Islam et le Judaïsme. S'il n'y a pas encore de chiffres exacts, le dogme attire et rassure une nouvelle génération - surtout depuis les attentats des 7, 8 et 9 janvier. Cette évolution répond-elle à un attrait pour des confessions décriées, à une revendication publique, ou à un besoin de gueuler ? Rencontres avec six jeunes convertis aux trois religions monothéistes.

 

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Et si l'intégrisme religieux faisait sa loi? Mercredi 21 janvier, François Hollande a annoncé, lors de ses vœux aux enseignants, sa volonté de développer l'éducation à la laïcité dans les écoles. Le même jour, Manuel Valls a communiqué une série de mesures pour lutter contre la radicalisation des jeunes dans les prisons.


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  • "Qui pour représenter l'Islam en France ?", par Yanis Bacha

Savant, imam, théologien... tant d'acteurs pour incarner l'Islam en France. Au lendemain des attentats, la pluralité des voix s'exprimant au nom des musulmans a contribué à un brouhaha assourdissant, soulignant pour certains musulmans, le besoin d'une représentation légitime. Vers un représentant unique de l'Islam en France ?

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Pour prolonger le débat, nous avons interviewé l’anthropologue des religions, Malek Chebel sur la représentation de l’Islam :

 

 

 

  • "Humoristes d'aujourd'hui et demain : après Charlie, peut-on rire de tout ?", par Alice Vannoorenberghe

"Ils sont jeunes et drôles, et sont les maîtres du rire de demain. Quels impacts auront les événements Charlie Hebdo sur leur vision de l'humour ? Interviews de Baptiste Lorber, Sacha Behar, Hilal La Blague et Nicolas Dalin"

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  • "Des jeunes s'engagent dans l'après-Charlie", par Sabrina Myre

Dimanche 11 janvier : 4 millions de personnes marchent en France. Dans les rangs, beaucoup de jeunes, ébranlés par les attentats. Des questions plein la tête et l'envie de s'engager. Parfois fugace. Mais qui semble s'incarner avec la floraison d'initiatives de toutes les tailles et toutes les formes ces dernières semaines.

 

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Depuis les attentats de Charlie Hebdo, les jeunes se trouvent sur le devant de la scène médiatique. Incidents lors des minutes de silence, apologies du terrorisme sur les réseaux sociaux, ou encore théories du complot. Le visage de la jeunesse est entaché par cette vague de comportements insolents qui a déferlé suite aux événements du 7 janvier, et qui inquiète au plus haut rang. Les jeunes boudent-ils vraiment la République?

 

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Micro-trottoir "C'est quoi la théorie du complot de Charlie Hebdo ?"  

 

 

 

Assignation identitaire, éloignement du discours politique et médiatique, manque de perspectives d'avenir... Le racisme parmi les jeunes serait rattaché à un grand filet de problèmes. Et il est parfois difficile, dans ce cadre, de se forger une identité en tant que citoyen français. Rencontre avec Hadrien Lenoir, responsable pôle éducation et culture à SOS Racisme.

 

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  • "J'ai compris que je faisais un métier dangereux quand Ahmed Merabet a été exécuté", par Anna-Francesca Leccia

Margaux (le prénom a été modifié) est une jeune stagiaire dans un commissariat de Paris. Elle a eu envie d'intégrer la police nationale car elle voulait faire une profession d'utilité publique... et peut-être aussi à cause la série Engrenages, avoue-t-elle. Les attentats qui ont frappé la France lui ont fait prendre conscience des dangers qu'impliquait sa fonction.

 

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Après les attentats contre Charlie Hebdo, les étudiants des écoles d'art ont tous ressenti le besoin spontané de rendre hommage aux victimes. Malgré tout, ils restent peu nombreux à reconsidérer leur pratique et à vouloir s'engager politiquement.

 

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L'hommage des étudiants de l'École nationale supérieure des beaux-arts à Charlie Hebdo

 

 

 

Ils sont étudiants, musiciens ou profs. Ils l'ont appris comme tout le monde par la télévision ou le coup de fil d'un proche. Seule différence: fille ou garçon, ils s'appellent Charlie. Rare hier, leur prénom les a propulsés sur le devant de la scène. Ces Charlie se sont vus sans cesse interpellés durant les événements qui ont secoué la France. Entre vannes vaseuses et overdose. Rencontre avec quatre Charlie. Des vrai(e)s.


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  • "Français depuis peu, mais républicain pour toujours", par Florian Perrier

Franco-algérien sur le papier, il se définit avant tout comme républicain. Quelques jours après les événements liés à l'attaque de Charlie Hebdo, Ammar Benallaoua se livre. Sur sa peine face à ces jeunes Français qui se revendiquent de leur pays d'origine. Sur son manque de repères face à une Kabylie qu'il ne reconnaît plus. Sur la tolérance et sur la démocratie comme armes pour combattre le fascisme. Portrait d'Ammar, 22 ans, étudiant en masters de droit et de biologie.

 

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  • "Une génération "pas raciste, mais...", par Eloise Stark

Mais non, les jeunes ne sont pas racistes. Le racisme, c'est un truc de papy grognon qui n'est jamais sorti de sa ville natale. Nous, nous sommes la génération internet. Mondialisés. Cosmopolites. Un quart d'entre nous a au moins un grand parent étranger. Et pourtant...

 

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  • "Être ou ne pas être Charlie en banlieue", par Léo Mouren

Les jeunes de banlieue étaient peu présents à la grande marche républicaine du 11 janvier. Le comique Jamel Debbouze, souvent présenté comme porte-parole de la France métissée, l'a lui-même constaté, déclarant que c'était là son « seul regret ». Mais à Epinay, Mantes-la-Jolie ou Saint-Denis, si les jeunes se sentent loin d'être Charlie c'est surtout qu'ils se sentent loin de tout, et surtout de la France. Des propos qui semblent résonner en échos à ceux du Premier ministre Manuel Valls qui vient de dénoncer la présence d'« un apartheid territorial, social et ethnique » en France.

 

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  • "La jeunesse FN : "La situation nous a donné raison"", par Laura Wojcik

Depuis les attentats les demandes d'adhésion au Front national ont triplé. Les jeunes militants du FN ont aussi vécu la terreur des attentats de Paris derrière leurs écrans. Comme les autres, mais avec l'impression d'avoir toujours su que le drame était proche. Rencontre avec la jeunesse frontiste, au lendemain du drame.

 

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Romain, 21 ans, militant UMP depuis 2009 et conseiller municipal à Villebon-sur-Yvette (Essone depuis mars 2014, croit en un nouvel équilibre entre religions et République.


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Les attentats contre Charlie Hebdo le 7 janvier dernier ont provoqué une vague de réactions, notamment de la part du monde catholique. Les cloches de Notre-Dame ont sonné pour rendre hommage aux dessinateurs assassinés, à un journal qui n'a pourtant jamais caché son athéisme et qui a fréquemment attaqué toutes les religions. Le Pape ou le prophète Mahomet ont plusieurs fois fait la Une du journal. Comment ont réagi les jeunes catholiques face à l'attaque d'un journal qui les a souvent critiqué ? Deux d'entre eux nous ont confié leurs réactions.

 

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Le Premier ministre a parlé d'« apartheid territorial, social, ethnique » en référence aux quartiers sensibles, lors de ses vœux, mardi 20 janvier. Julia et Paul, deux étudiants inscrits au Parti socialiste, évoquent leur engagement face à ces banlieues défavorisées.


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  • "Ces couples mixtes dans la tourmente de Charlie Hebdo", par Théa Ollivier

La religion dans un couple, un sujet sensible pour certains. Ces derniers jours, de nombreux couples mixtes, de confessions différentes, ont subi de plein fouet les débats de l'après Charlie...

 

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  • "Pour les jeunes profs, difficile de défendre la laïcité", par Marthe Ronteix

Les valeurs républicaines : on ne sait pas trop comment s'y prendre. » Le constat d'Arnaud, 27 ans, professeur d'EPS dans un collège de La Courneuve semble résumer la situation des jeunes enseignants. Face aux questionnements de leurs élèves sur des notions comme la laïcité, la liberté d'expression ou encore la fraternité, ils sont souvent restés muets. Difficile d'expliquer des notions aux plus jeunes qu'on a déjà du mal à définir. Une situation dénoncée par ceux qui sont confrontés au terrain tous les jours.

 

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Montage Prezi : Les Valeurs de la République

 


 

 



 

Après la tuerie de Chapel Hill, Twitter s'enflamme

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Message de soutien posté par @SamDeghout sur Twitter
 

"Parlons d'eux si les médias ne le font pas". Le tweet, posté mercredi matin par @SamDeghout, un internaute français, sonne comme un lourd reproche aux journaux français et américains, accusés de n'avoir pas suffisamment relayé le meurtre de trois étudiants musulmans mardi après-midi, dans la ville de Chapel Hill aux Etats-Unis. Retour sur la mobilisation des réseaux sociaux dans les heures qui ont suivi le drame. 

 

Dans la nuit de lundi à mardi, Deah Barakat, un étudiant en deuxième année de faculté dentaire, sa femme, Yusor Abu-Salha et sa belle-soeur, Razan Abu-Salha, sont tués par balle sur le campus de l'Université de Chapel Hill, en Caroline du Nord.

 

Le soir-même de la fusillade, la toile s'empare du drame : sur Twitter, les allusions à Chapel Hill explosent, pour atteindre près de 38.000 occurrences dans la matinée de mercredi. A titre de comparaison, les émeutes de Ferguson ont été citées 259.000 fois sur Twitter... depuis le 9 août 2014, soit en 6 mois.

 

Sur le modèle du #blacklivesmatter lancé lors des émeutes à Ferguson, qui visait à dénoncer le moindre intérêt pour les victimes issues de minorités, le hashtag #muslimlivesmatter a atteint 161.000 occurrences en deux jours.

 

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