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Miss Univers : l'envers du décor des concours de miss en Colombie

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Written by FLORIN Roxane

La Colombienne Paulina Vega a remporté dimanche le concours de Miss Univers.  Si la presse colombienne se réjouit de cette victoire, cette élection fait écho au récent scandale de Miss Tanguita dans le pays. 
 
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Défilé de Miss Tanguita à Barbosa, en Colombie, le 11 janvier 2015.
(Flickr/CC/
 
 
  Les 87 reines de beauté de la planète ont défilé dimanche 25 janvier sur les podiums de Miss Univers. Cette année encore, l'Amérique Latine est gagnante.  La candidate colombienne Paulina Vega a remporté le titre de Miss Univers 2015 lors de la 63e édition du concours organisé à Doral, près de Miami (Etats-Unis). La jeune étudiante en commerce de 22 ans succède à la Vénézuélienne Grabiela Isler. Elle est la deuxième Colombienne à accéder au titre de Miss Univers après Marina Zuluega en 1956.
 
Si la presse colombienne s'est réjouit de cette victoire, l'élection de Paulina Vega intervient deux semaines après le scandale du concours de Miss Tanguita, qui fait défiler en maillot de bain des petites filles de moins de 12 ans.
 
 
 Inquiétudes autour des droits de l'enfant 
 

Tous les ans, à la mi-janvier, la ville de Barbosa, en Colombie, organise ce défilé, qui rassemble des milliers de personnes. Mais cette année, les images d'enfants en petite tenue ont rapidement envahi les réseaux sociaux, provoquant l'indignation des internautes. La stupeur des Colombiens a été d'autant plus grande que l’événement est organisé maintenant depuis 20 ans. La BBC s'est également interrogée sur une réaction si tardive de la population face à l’exhibition de ces petites filles.  

 

La directrice de l'Institut des affaires familiales de Colombie s'est empressée de dénoncer  cette manifestation sur Twitter : "Un événement en présence d'adultes, sponsorisé et avec des brasseries, où on expose des fillettes entre 5 et 10 ans en String, ce n'est pas CULTUREL! Les droits bafoués!, s'insurge-t-elle sur le réseau social. 

Acto con presencia d adultos, patrocinado x cervecería,donde exponen a niñas entre 5 y 10 años en Tanguita NO es CULTURAL! Vulnera derechos!

— Cristina Plazas M. (@cristinaplazasm) 13 Janvier 2015

 

La Colombie est l'un des pays d'Amérique latine les plus touchés par la prostitution et tente d'évoluer vers une meilleure protection des droits de l'enfant. Cependant, depuis de nombreuses années, les médias colombiens ont largement participé  à banaliser l'image des corps de mineurs dans les divers programmes de téléréalité de concours de beauté, de chant et de danse. La chaîne Discovery Home & Health diffuse par exemple depuis 2009 le programme "Princesitas" (Les Petites Princesses). Dans ce reality show,  des fillettes se battent pour gagner le titre de la plus belle. Leurs mères, obsédées par leur victoire, les épaulent dans cette course à la perfection. 

 

Sur le plan psychologique, certains commencent à s'inquiéter de cette exhibition poussée de l'enfant. Le quotidien colombien El Universal  explique comment les jeunes adolescentes sont de plus exposées à des troubles du comportement alimentaire et à la dépression. Pour le pédopsychiatre  Álvaro Franco, leur malaise est la conséquence directe des stéréotypes de beauté imposés dès l'enfance.

 
Le culte de la beauté poussé à l'extrême en Amérique latine
 
Dans certains de ces pays, notamment au Venezuela, la beauté est un marché florissant : directeurs d'agence de mannequins, organisateurs de concours de beauté, industrie de la télévision... Les chirurgiens esthétiques sont les grands bénéficiaires de ce culte du corps. Les familles très aisées n'hésitent pas investir des fortunes dans la fabrication du corps parfait. Les nombreux concours organisés  sont aussi un moyen pour des parents avec des difficultés financières de tirer un revenu de leur petite fille miss.
 
La semaine dernière, la miss équatorienne Catherine Cando Cornejo  est morte des suites d'une liposuccion. A 19 ans, elle venait d'être élue reine de beauté de Duran en Equateur. La jeune mannequin avait gagné cette intervention, offerte par le jury du concours. 

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La victoire de la gauche radicale en Grèce inquiète Bruxelles

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Written by MOUREN Léo

Le parti Syriza, mené par son leader Alexis Tsipras, a remporté une victoire historique lors élections législatives dimanche 25 janvier. Ce qui n'est pas sans inquiéter les différents responsables européens.  
 
syriza
 (Flick/cc/Thierry Ehrmann)
 
"La Troïka appartient maintenant au passé." C'est par ces mots qu'Alexis Tsipras s'est félicité de la victoire historique de Syriza aux élections législatives grecques, dimanche 26 janvier, lors d'un discours devant l'Université d'Athènes. Le parti du charismatique nouveau Premier ministre a recueilli 36,3% des suffrages, ce qui lui confère 149 sièges au Parlement. Il manque cependant à Syriza deux sièges pour obtenir la majorité absolue. Au total, ce seront sept partis qui seront représentés au Parlement grec. 
 
Cette victoire ne fait pas que des heureux en Europe. Alexis Tsipras a fait de la lutte contre l'austérité budgétaire imposée par la "Troïka" (le trio d'institutions composée de l'Union européenne, le Fond monétaire international, et la Banque centrale européenne) la priorité absolue de son programme. La Grèce a été très sévèrement touchée par la crise économique de 2008. Depuis, le niveau de son PIB a chuté de 25%, une dégringolade sans comparaison possible en Europe, comme l'illustre ce graphique publié par un journaliste du Guardian sur Twitter. L'évolution des PIB d'une dizaine de pays européens depuis 2008 y est représentée. 
 

 
 
Mettre fin à l'austérité et relancer la consommation
 
En échange de l'aide financière reçue par le pays depuis 2007, estimée à environ 400 milliards d'euros, l'Union européenne a imposé aux différents gouvernements grecs, socialistes comme conservateurs, d'"assainir" les dépenses publiques. La Grèce a dû mettre en place une drastique cure d'austérité. Au programme: gel des salaires, augmentation des taxes, ou encore réduction des retraites. Ces mesures, terriblement impopulaires, ont laissé le pays exsangue.
 
Et les partis traditionnels en ont payé le prix fort dans les urnes. En 2009, le Pasok de Georgios Papandréou avait remporté les élections législatives avec  43,9% des voix. Cette année, le parti socialiste grec a fini sixième, avec 4,88% des suffrages. Un score raillé Le graphique ci-dessous récapitule les résultats électoraux des différents partis politiques du pays depuis 2004, mettant clairement en relief la dégringolade du Pasok. 
 
Pour marquer la rupture avec ses prédécesseurs, Alexis Tsipras a promis de mettre fin à l'austérité et de faire passer le salaire minimum de 580 à 751 euros, ou de réduire certaines taxes. Objectif : relancer la consommation des Grecs. 
 
  Le remboursement de la dette en question
 
La dette publique du pays culmine toujours à 170% de son PIB, contre 95% en France par exemple. Elle est détenue à 70% par des créanciers publics internationaux comme le Fond européen de stabilité financière (FESF), ou la BCE. 
 
Si Alexis Tsipras a fait du non remboursement de la majorité de la dette son cheval de bataille, il a néanmoins tenu à rassurer les dirigeants européens en évacuant leur scénario cauchemar : la "Grexit", à savoir la sortie de la Grèce de l'euro. Pressenti vainqueur depuis plusieurs semaines, le nouveau Premier ministre avait rappelé à de nombreuses occasions que la Grèce ne comptait pas quitter la zone euro
 
C'est maintenant un vrai bras de fer qui va s'engager entre lui et les institutions européennes. La Grèce pourrait consentir à diminuer ses dépenses publiques, en échange de la suppression des intérêts de sa dette. C'est d'ailleurs bien là tout l'enjeu des négociations qui vont débuter entre Athènes et Bruxelles. Fin janvier, la BCE rappelait qu'elle "ne pouvait pas être d'accord avec l'allègement d'une dette qui comprend des obligations grecques détenues par la BCE"'.    
 

Si les négociations n'aboutissent pas, la Grèce pourrait décider de faire défaut sur sa dette, c'est  à dire choisir de ne pas la rembourser. Ce qui obligerait les autres Etats de la zone euro à payer pour elle. Selon les estimations de Patrick Artus, analyste pour la banque de financement Natixis, cela entrainerait une hausse de 2,6% de la dette publique de la zone euro dans son ensemble.   

 



 

Charlie, millennials, data, modèles et robots à la conférence DLD 2015

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Written by ANTHEAUME Alice

Crédit: Flickr/DLD

Crédit photo : Flickr/DLD

Journalisme après les attentats de Charlie Hebdo, nouvelle génération consommant des informations autrement, sociétés de nouvelles technologies dirigées par les data qu’elles récoltent, modèles économiques des plates-formes d’information, et robots… Voici quelques uns des mots qui ont occupé le devant de la scène à Munich, en Allemagne, lors de la conférence annuelle DLD consacrée à l’innovation, qui a accueilli près de 1.000 participants avant le forum économique de Davos. Compte-rendu.

 

>> Lire la suite sur W.I.P. (Work In Progress) >>

 



 

Journalism in France: What Next?

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Written by ANTHEAUME Alice

Credit: Flickr/CC/valentinacala

 

Twelve dead in a newsroom, many injured people. Most of them were working for Charlie Hebdo, a Paris-based satirical magazine. They were writing and drawing the news to be published. And they found death during the first editorial meeting of the year.

After the Charlie Hebdo attack, on January 7, 2015, France has woken to a terrible atmosphere. It was a shocking beginning of year for the country, especially for journalism, freedom of speech and freedom of cartoons.

 

Knowing this tragic situation, here are six possible scripts for journalism in France in 2015: a display of solidarity, a switch to mobile, a fight over push notifications, a complicated equation between Web and TV, the return of the newsletter and more artificial intelligence within the news.

 

>> Please read this article on the European Journalism Observatory's website >>



 

Montrer ou ne pas montrer les caricatures de Charlie Hebdo

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Written by ANTHEAUME Alice

Crédit: Flickr/CC/valentinacala

Crédit photo: Flickr/CC/valentinacala

 

Après l’attentat à Paris contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, qui a fait 12 morts, dont les dessinateurs Charb, Cabu, Georges Wolinski, Tignous, le chroniqueur économique Bernard Maris et des blessés très graves, les rédactions du monde entier ont manifesté leur soutien et prôné la liberté de parole et de pensée.

Mais certaines, notamment aux Etats-Unis, ont choisi de “décrire” avec des mots – plutôt que de les montrer – les caricatures de l’hebdomadaire, comme CNN, Associated Press, MSNBC ou le New York Times. Pour quelle raison? Peur des représailles? Entrave à la liberté d’expression? Ou prudence?

 

>> Lire la suite sur W.I.P. (Work In Progress) >>



 
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