Written by MOUTOT Anaïs
Continuer
à être payé en étant malade : cette revendication phare des syndicats de
fonctionnaires, portée par la ministre de la Fonction publique Marylise
Lebranchu, a finalement été entendue par Matignon.
Crédits photo: Flickr/CC/Parti socialiste
Depuis
plus d'un an, le premier jour d'arrêt maladie des 5,3 millions de
fonctionnaires n'est plus rémunéré. Le gouvernement Fillon avait présenté
cette réforme comme une arme contre l'absentéisme et une mesure d'égalité,
censée soumettre les fonctionnaires à un régime se rapprochant de celui des
salariés du secteur privé. Ces derniers doivent attendre trois jours avant que
la Sécurité sociale ne leur verse des indemnités maladie.
Un jour "injuste, inutile, inefficace et
humiliant"
Dans
une interview aux Echos, la ministre de la Fonction publique a
qualifié cette mesure d'"injuste, inutile, inefficace et humiliante
pour les agents". Injuste, car la comparaison avec les salariés
du secteur privé ne tiendrait pas. Les Echos estiment que pour « les deux
gros tiers des salariés » du privé, les employeurs compensent la carence par le
biais de contrats passés avec les mutuelles pour indemniser le salarié en arrêt
maladie. Les fonctionnaires, eux, subissent une véritable perte sèche.
Inefficace ensuite, car cette mesure n'aurait pas fait reculer
l'absentéisme et l'effet sur la réduction des dépenses publiques serait donc
limité. "L'impact budgétaire du jour de carence est très limité, de
l'ordre de 60 millions d'euros pour l'Etat", estime la ministre. Soit
la moitié de ce qui était escompté. Pourtant, cette mesure aurait permis
d'économiser 70 millions d'euros dans les hôpitaux, en faisant reculer le taux d'absentéisme de 3 à 7%, d'après deux études réalisées auprès d'établissements représentant entre
20% et 24% de la fonction publique hospitalière. Le Conseil d'administration de la Fédération Hospitalière de France demande donc le maintien du jour de carence.
Une concession accordée face au gel des salaires
Selon
Les Echos, la décision de Marylise Lebranchu sert surtout à « faire
retomber la pression ». Face à la poursuite du gel des salaires initiée en
2010 et à la consigne envoyée par Matignon aux différents ministères de
réaliser des économies, cette mesure fait figure de concession accordée aux
fonctionnaires.
Marylise Lebranchu propose d'autres solutions pour lutter contre l'absentéisme: contrôles accrus des
arrêts maladie pour lutter contre les abus ou retenue sur salaire en cas
d'arrêt non justifié dans un délai de 48 heures.
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Written by MORENO Camilo
Membre de la Légion étrangère depuis 1999, le soldat est décrit par le ministère de la Défense comme « dévoué à son métier ». Portrait.
Crédit Photo : Wikimedia/CC/Frikar
Lesergent-chef Harold Vormezeele, tué mardi 19 février au Mali,à 33 ans, était d'origine belge, naturalisé français en 2010, et s'était engagé dans la Légion étrangère en février 1999, a confirmé mardi soir, le ministère de la Défense.
"Né le 24 juillet 1979 en Belgique, Harold Vormezeele aura servi la France durant près de 14 ans", écrit la note présentée par le ministère. « Il s'était engagé comme volontaire dans la légion à 19 ans, le 24 février 1999. » Selon la note, il a fait « preuve depuis toujours d'un remarquable dévouement à son métier et d'une disponibilité sans faille ».
Le second soldat français tué
Harold Vormezeele a été tué lors d'une mission de reconnaissance dans le massif de l'Adrar dans le nord-est du pays. Son décès porte à deux le nombre de militaires mortspour la France au Mali depuis le début de l'opération Serval, le 11 janvier.
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Written by MORENO Camilo
Une lettre virulente de la part du PDG de Titan fustige les employés de Goodyear d'Amiens Nord et les méthodes du gouvernement.
Crédit Photo : Flickr/CC/Parti socialiste
Dans le but d'éviter la fermeture de l'usine Goodyear d'Amiens Nord, Arnaud Montebourg attendait que Titan international revienne à la table des négociations.
Le journal Les Echos s'est procuré le courrier qu'a adressé le PDG du groupe américain au ministre, qui critique à la fois les méthodes de production françaises, jugées trop peu efficaces, et l'arrogance du gouvernement.
« Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? »
"J'ai visité cette usine à plusieurs reprises. Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Monsieur, votre lettre fait état du fait que vous voulez que Titan démarre une discussion. Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? », écrit Maurice taylor, PDG de Titan.
Le 11 février, le ministre du Redressement productif avait déclaré que le groupe ne « reviendrait pas », sans faire aucune mention à la lettre virulente envoyé le 8 février.
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Written by MORENO Camilo
Après
avoir annoncé lundi matin les priorités de la politique de la ville,
le Premier ministre a réalisé, lundi après-midi, une visite à Clichy.
Crédit Photo : Flickr/CC/jmayrault
Jean-Marc
Ayrault était lundi après midi à Clichy-sous-Bois, entouré de François
Lamy, ministre de la Ville, du maire PS Olivier Klein et du sénateur
socialiste Claude Dilain dans le but de défendre l'égalité pour la
banlieue. C'était la première fois qu'un Premier ministre en exercice
visitait cette ville symbole des attentes de la banlieue.
Au
centre social, Jean-Marc Ayrault a parlé de cohésion - « il n'y a pas
deux sortes de Français », « il faut que la nation française reconnaisse
tous ses atouts », a-t-il dit. Il a également insisté sur la volonté du
gouvernement de ne pas réduire les quartiers à la seule question de la
sécurité.
Des rumeurs lors de la visite
Les
habitants de Clichy-Sous-Bois ont suivi la visite du Premier ministre
avec attente mais aussi avec ironie. Pour Ramy, 23 ans, un BTS en
aménagement et finition et pas de travail. « La rénovation urbaine
(qui traverse la ville) est bien de l'extérieur mais ça ne change rien...
» Pour Ali, boucher de viande Halal « Ça fait du bien de voir le
Premier ministre à Clichy, ça veut dire qu'ici aussi c'est la France ».
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Written by MORENO Camilo
Toujours
soupçonnés d'exister mais niés par le gouvernement nord-coréen, les
goulags ont été trouvés grâce aux témoignages d'anciens captifs et à un
nouvel allié inattendu : Google Earth.
"Le
terme ‘prisonnier politique' n'existe pas dans le vocabulaire de la
République populaire démocratique de Corée (RPDC)",
déclarait en décembre 2009 le représentant nord-coréen au Conseil des
droits de l'homme des Nations unies.
Pendant
longtemps, les informations sur l'existence de camps en Corée du Nord,
ont été parcellaires. C'étaient les anciens responsables de l'Agence de
sécurité d'Etat (bowibu) et puis d'anciens prisonniers, qui ont commencé
à témoigner sur le système des camps de travail où le régime envoie les
dissidents. Selon les organisations de défense des droits de l'homme il y en aurait cinq Goulags, où seraient détenus jusqu'à 200
000 personnes.
Un
espion nommé Google Earth
Le
rapport republié en 2012 par David Hawk, Le Goulag caché (en
anglais) c'est appuyé sur les images satellites de plus en plus
précises de Google Earth pour corroborer les localisations données par
les réfugiés.
"Google Earth a permis de zoomer sur les camps et de voir les clôtures
de fils barbelés entourant les camps et les installations
supplémentaires",
Google
Map a annoncé 29 janvier une nouvelle version de sa carte de la
Corée du Nord, qui inclue les camps de prisonniers politiques.
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