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Live à la BBC

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Written by ANTHEAUME Alice

Crédit: AA

Crédit photo: AA

 

C’est la plus grande rédaction qui existe en Europe. Celle de la BBC, installée depuis un an dans la «Broadcasting House», en plein centre de Londres, dans un immeuble art déco qui a fait l’objet d’une décennie de rénovation (et plus d’un milliard de livres) avant de ré-ouvrir ses portes en janvier 2013 pour accueillir ses quelque 6.000 employés. Le pari? Réunir au même endroit, sur 80.000 mètres carrés, les équipes télé, radio, et numérique, ainsi que les studios qui vont avec. Le tout sous des téléviseurs qui diffusent BBC News, BBC World, CNN, Sky News et Al-Jazeera, et face à des écrans qui comptabilisent, minute par minute, le nombre de visiteurs sur tel ou tel contenu posté en ligne.

 

Côté rédaction, cela aboutit à un parterre de plusieurs centaines de personnes, départagées par une ligne imaginaire, une moitié travaillant pour le territoire britannique et l’autre pour l’international. Chacun a un poste dans cet open space géant, avec un ordinateur arrimé à un bras articulé et des écouteurs individuels. Une fourmilière? Vue du haut, comme sur la photo ci-dessus, oui. Mais lorsque l’on s’assoit à un poste, en bas donc, le niveau sonore est, contre toute attente, très raisonnable.

 

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A qui profitent les JO? Au journalisme

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Written by ANTHEAUME Alice

Crédit photo: Flickr/CC/Queen Yuna

Crédit photo: Flickr/CC/Queen Yuna

 

Le sport en général, et les JO en particulier, sont les meilleurs alliés du journalisme. Parce qu’ils sont souvent le lieu des innovations technologiques. Parce qu’ils voient émerger de nouveaux formats éditoriaux. Et parce qu’ils suscitent – toujours – un engagement inégalé de l’audience…

 

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Ukraine : la communauté internationale durcit le ton

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 Article publié le mercredi, 19 février 2014

Au lendemain de la journée du mardi 18 février, la plus violente depuis le début des manifestations, les réactions de la communauté internationale se multiplient. Accusés par la Russie d'être à l'origine d'une « guerre civile », l'Europe et les États-Unis condamnent unanimement le gouvernement du président ukrainien, Viktor Ianoukovitch. Certaines voix exigent même des sanctions immédiates.

  

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 Crédits : Wikicommons / Marya.dubovnickaya    

 

25 morts - 9 policiers et 16 civils, la plupart par balles - et plus de 240 blessés. Bilan provisoire. Les dernières 24 heures ont replongé l'Ukraine dans le chaos. A l'origine des violences, la tentative des forces spéciales ukrainiennes de reprendre la place de Maïdan, berceau de la contestation, où étaient regroupés des milliers de manifestants. 

  • Les ministres des affaires étrangères européens appelés à se réunir « en urgence »

La communauté internationale a exclu jusqu'à présent d'imposer des sanctions ciblées contre les dirigeants ukrainiens. Mais les événements du 18 février rouvrent le débat. Pour le ministre des affaires étrangères, Carl Bildt, le président Viktor Ianoukovitch a "du sang sur les mains" et "doit assumer la responsabilité des morts et de la violence". Son homologue allemand, Fran-Walter Steinmeir, a quant à lui brandi la "menace de sanctions de l'Union européenne" contre les dirigeants ukrainiens. Une demande soutenue par le Premier ministre polonais, Donald Tusk qui s'inquiète des conséquences d'une "guerre civile" pour la sécurité et la stabilité de la région. Jugeant la situation "hors de contrôle" et ses conséquences "imprévisibles", le chef du groupe libéral au Parlement européen, l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt a demandé à Mme Ashton de "convoquer d'urgence une réunion des ministres européens des Affaires étrangères". 

 

Prévue vraisemblablement jeudi 20 février, l'objectif de cette réunion est simple : parler d'une seule voix, de manière ferme. Car les capitales européennes restent divisés sur la question des sanctions. "Plusieurs pays voisins de l'Ukraine ne souhaitent pas s'avancer dans la voie des sanctions en disant que c'est un risque que l'on prend, un risque de voir le régime durcir encore le ton à l'égard de l'opposition" explique le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders. Avec précaution donc, les secrétaires généraux de l'ONU Ban Ki-Moon, de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen ont sommé le gouvernement ukrainien de "s'abstenir de toute violence et de reprendre immédiatement le chemin du dialogue". Silencieux jusque-là, le président français, François Hollande, et la chancelière allemande, Angela Merkel ont indiqué leur intention d'exprimer à l'issue de la réunion "une position commune".

 

  

La Maison blanche a de son côté appelé à "une reprise du dialogue immédiate avec les dirigeants de l'opposition". Laura Lucas Magnuson, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), le cabinet de politique étrangère du président Barack Obama, a déclaré "être consternée par les violences, notamment celles du centre-ville de Kiev". Dans une intervention plus mesurée, elle a indiqué que le gouvernement américain continuerait de "condamner les violences de rue et les recours excessifs à la force des deux côtés". "Nous pressons le président Ianoukovitch de calmer immédiatement la situation et de mettre fin aux affrontements au Maïdan pour rétablir la paix et la stabilité" a-t-elle ajouté.

 

  • La Russie accuse les occidentaux d'être à l'origine d'« une guerre civile »

La réaction russe à l'annonce des morts dans les violences a été immédiate. Le chef de la commission des Affaires étrangères, Alexeï Pouchkov,  a accusé les occidentaux d'être "responsables d'une guerre civile". "Ces violences sont la conséquence directe de la connivence de responsables politiques occidentaux et des structures européennes qui ont fermé les yeux sur des actions agressives de forces radicales."

 

L'Ukraine exige pour sa part une "évaluation objective des responsabilités". Le ministre suppléant des Affaires étrangères, Lenonid Kozhara a exprimé l'espoir du gouvernement ukrainien qu'une "évaluation juste impartiale de la situation" amènerait la communauté internationale à "condamner fermement les actions illégales des activistes radicaux qui ont initié une nouvelle vague de violence et d'anarchie".




 

Serge Dassault entendu par les juges : tout comprendre sur l'"affaire Dassault"

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Written by Théo Maneval avec Julie-Anne de Queiroz

Après la levée de son immunité parlementaire le 12 février, le sénateur et ancien maire de Corbeil-Essonnes Serge Dassault est en garde à vue depuis 9h ce mercredi 19 février. Entendu par les juges, il est soupçonné d'achats de votes, de corruption, de blanchiment d'argent et d'abus de biens sociaux. Des accusations que l'ancien maire conteste. Quels sont les faits ? Qui sont les personnes impliquées ? Décryptage de l'"affaire Dassault".

 

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 Serge Dassault, le 3 septembre 2009

Flickr/CC/Medef

 

 

40 ans de carrière politique

 

Né en 1925, diplômé de la prestigieuse école Polytechnique, Serge Dassault rejoint à la sortie de ses études l'entreprise familiale créée par son père, Marcel Dassault. Il se lance en politique en 1974 avec le Centre national des indépendants et paysans, mais c'est en 1983 que sa carrière politique débute réellement : il est élu conseiller municipal à Corbeil-Essonnes, ville alors ancrée à gauche. Il en devient maire en 1995, puis poursuit son ascension jusqu'à devenir sénateur de l'Essonne en 2004. Son parcours est entaché par l'invalidation de son élection municipale en 2008, début du volet judiciaire de l'affaire.

 

Trois scrutins invalidés

 

En juin 2009, le conseil d'Etat invalide l'élection municipale de Corbeil-Essonnes pour des soupçons d'achats de voix. Serge Dassault reconnaît avoir versé de l'argent à des habitants de sa commune, et "Ces faits ont été, eu égard à l'écart de voix (170, ndlr) de nature à altérer la sincérité du scrutin et à en vicier les résultats", estime le Conseil d'Etat.

 

Son bras droit, Jean-Pierre Bechter, prend la tête de la liste UMP pour les élections anticipées de septembre 2009, et les remporte. Mais elles seront elles aussi annulées quelques jours après, au motif que le nom de Serge Dassault apparait sur les bulletins de vote de Jean-Pierre Bechter. Un nouveau scrutin est organisé en 2010, et Jean-Pierre Bechter est réélu. Aujourd'hui mis en examen, il est encore candidat à sa succession. En trois ans, les électeurs de Corbeil-Essonnes se sont donc rendus trois fois aux urnes pour élire leur maire.

Ouverture d'une enquête judiciaire portant sur les soupçons de fraude électorale

 

En 2010, ces soupçons de pratiques électorales illégales font l'objet d'une enquête préliminaire. Mais c'est en mars 2013 que l'affaire décolle vraiment, avec l'ouverture d'une information judiciaire pour achat de votes, corruption, blanchiment et abus de biens sociaux. 

 

Le "système" Dassault expliqué de l'intérieur

 

Pour étayer les accusations relatives à l'achat de voix, les juges Guillaume Daieff et Serge Tournaire s'intéressent en particulier à des mouvements de fonds entre la France et le Liban. Dix-huit millions d'euros auraient ainsi transité par le pays du cèdre, et trois auraient ensuite regagné le territoire français, selon eux. Les enquêteurs soupçonnent une partie de cet argent d'avoir servi à l'achat de voix dans les cités de la ville. Dans le dernier rapport des sources judiciaires, il serait même désormais question de 7 millions d'euros. Des carnets auraient également été retrouvés au domicile de l'homme d'affaires, sur lesquels figureraient des annotations telles que "payé", "pas payé" aux côtés de noms d'habitants.

 

Mamadou Kébé a lui expliqué au Monde début février comment fonctionnait ce "système" Dassault, notamment les rétributions (avantages en nature ou grosses sommes d'argent) distribuées peu après les élections. D'après ses avocats, il est arrivé à l'ancien maire "d'accorder un soutien financier, mais toujours en dehors de toute démarche électorale", précisent-ils. 

 

Plusieurs protagonistes mis en examen

 

Début janvier, plusieurs proches de Dassault sont mises en examen dans le cadre du dossier portant sur des soupçons d'abus de biens sociaux, corruption, blanchiment et achat de votes en marge des élections municipales de 2008, 2009 et 2010.

 

Jean-Pierre Bechter, actuel maire de Corbeil-Essonnes, est ainsi poursuivi pour recel du produit d'achat de votes, financement illicite de campagnes électorales et dépassement du plafond des dépenses électorales.

 

Cristela de Oliveira, adjointe à la mairie, a été mise en examen au même titre à la mi-janvier. Serge Dassaut lui aurait remis 12.000 euros pour financer sa campagne aux législatives de 2012. Ce transfert dépasse le cadre légal, fixé à 4600 euros lors d'un don d'un particulier à un candidat, et à 7500 euros par parti dans le cas ou ce don est destiné à un parti politique.

 

Younès Bounouara est poursuivi pour avoir servi de relais entre Serge Dassault et les électeurs des quartiers sensibles de Corbeil. Il est mis en examen pour complicité et recel d'achat de votes, financement illicite de campagnes électorales, et blanchiment de fraude fiscale. Il est aussi accusé de tentative d'homicide : il aurait tiré sur Fatah Hou, autre protagoniste du dossier, avant de partir se réfugier en Algérie, où il est resté 9 mois.

 

Levée de l'immunité de Serge Dassault, après deux tentatives infructueuses

 

Serge Dassault lui-même a longtemps été protégé par l'immunité parlementaire dont il jouissait en tant que sénateur. S'il pouvait déjà être entendu par les juges et mis en examen, il ne pouvait pas être placé en garde à vue. Son immunité a finalement été levée mercredi 12 février, après l'échec de deux premières demandes de la Justice en ce sens en juillet 2013 et janvier 2014. Serge Dassault avait devancé cette décision sans surprise en appelant lui même à la levée de cette immunité le 10 février.

 

Désormais sous le coup du droit commun, il doit être entendu ce mercredi sous le régime de la garde à vue. Celle-ci pourrait durer deux jours, et aura lieu dans un cadre médicalisé à l'Hôtel Dieu du fait de l'âge du sénateur. Serge Dassault s'est félicité de cette décision, déclarant sur son blog : "je vais pouvoir enfin dire la vérité au juge et dire ce que je n'ai pas fait concernant les mensonges et tout ce qui est raconté contre moi qui est complètement faux".

 

En garde à vue mercredi, Serge Dassault pourrait être confronté à d'autres protagonistes de l'affaire, convoqués en même temps que lui : son directeur de cabinet, Jacques Le Bigre, accusé d'être "le porteur de valises" ainsi que Mamadou Kébé, mis en examen pour extorsion de fonds.

 

 

Retrouvez l'intégralité de cet article de Julie-Anne De Queiroz à cette adresse.

Il a été publié sur le Tumblr des étudiants de l'Ecole de journalisme de Sciences Po Etat des (ban)lieux, consacré à l'actualité des banlieues.

 



 

PSA : ce que change l'accord avec DongFeng et l'Etat

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Written by MANEVAL Théo

Après avoir été voté par la famille Peugeot lundi, le protocole d'accord avec DongFeng est soumis mardi 18 février en Conseil de Surveillance du groupe PSA. Il doit être signé dans la foulée et présenté mercredi en même temps que les résultats annuels du groupe. Que change cet accord pour le deuxième constructeur français ?


 

 

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 Le stand de Peugeot au Salon mondial de l'automobile en 2010

Flickr/CC/Ricardo Giaviti

 

  • Ce qui change pour l'actionnariat et le capital du groupe

L'accord recompose l'actionnariat du groupe : l'Etat français et le constructeur chinois DongFeng entrent au capital et prennent chacun une participation de 14%. Alors que la famille Peugeot détenait jusqu'à présent 25% des parts, elle se retrouve à égalité avec les deux nouveaux entrants, avec 14% des parts également.

Au total, le capital du groupe est augmenté de 3 milliards d'euros, explique TF1. DongFeng et l'Etat français injectent chacun 800 millions d'euros (1,6 milliard à eux deux), et la vente de nouveaux titres aux actionnaires complète l'autre moitié.


  •  La famille Peugeot perd le contrôle de PSA 

Les propriétaires historiques perdent la tête du groupe. La famille Peugeot détenait jusqu'alors 25 % du capital et 38,1 % des droits de vote, mais en voyant sa participation ramenée à 14 % au même titre que DongFeng et l'Etat, elle perd le contrôle de PSA. Thierry Peugeot n'a pas réussi a garantir la conservation par la famille de ses actions à droit de vote double.

C'est la fin d'une épopée qui a commencé en 1810 avec la création de la société "Peugeot Frères", raconte France Info.


A écouter sur France Info : "PSA, une page qui se tourne " :

 

 

 

  • La tête du groupe remaniée 

Deux changements vont intervenir : à la présidence du Directoire (organe chargé de la gestion de l'entreprise) et à la présidence du Conseil de Surveillance (organe chargé de contrôler la qualité de cette gestion, et qui nomme et révoque les membres du Directoire).

 

L'actuel président du Directoire, Philippe Varin, sera remplacé par l'ancien n°2 de Renault Carlos Tavares (dont vous pouvez lire ici le portrait réalisé par La Tribune). Ce dernier est présent de manière officieuse chez PSA depuis le mois de décembre, rapporte Le Point, et doit prendre la tête de la branche automobile du groupe dès ce mercredi. Il ne deviendra officiellement président du Directoire qu'à la fin du mois de mars.

Le président du Conseil de Surveillance, qui est actuellement Thierry Peugeot, doit également changer. L'Etat pousse la candidature de l'ancien patron d'EADS Louis Gallois. Mais deux nouveaux noms ont émergé dernièrement : celui de Gérard Hauser (ancien dirigeant de l'entreprise de câbles Nexans ), poussé par la famille Peugeot, et celui de... Philippe Varin. Son entourage a cependant démenti sa candidature.

 

Dernier changement : chacun des trois principaux actionnaires aura deux représentants au Conseil de Surveillance, et non trois comme il en était question. Une situation délicate pour la famille Peugeot, qui a trois branches emmenées par Robert, Thierry et Jean-Philippe. L'un d'entre eux va donc devoir abandonner son siège.

 

  • Les finances du groupe renflouées

Grâce à cet accord, PSA Peugeot-Citroën bénéficie d'une rentrée d'argent de trois milliards d'euros. De quoi soulager un peu les finances du groupe, mal en point : PSA a subi une perte nette de 5 milliards d'euros en 2012, et son chiffre d'affaires a reculé en 2013 avec des baisses de 6,5% au premier trimestre et 3,7% au troisième trimestre notamment. Le plan d'économies et de restructuration mis en place jusqu'ici s'est notamment soldé par l'annonce du gel des salaires et de la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois en 2014.

 

En compagnie de DongFeng, l'Etat vient donc une nouvelle fois au secours de PSA. C'était déjà le cas il y a un an et demi, avec le déblocage d'une garantie publique de 7 milliards d'euros pour sauver la branche bancaire du groupe.

 



 
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