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A propos de l'Ecole de journalisme de Sciences Po

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Ecole de journalisme de Sciences Po

 

Les formations de l'Ecole de journalisme de Sciences Po


Les formations proposées à l’Ecole de journalisme de Sciences Po, l'une des quatorze écoles reconnues par la profession, reposent sur une double exigence: l’approfondissement de savoirs académiques en sciences sociales, propre à Sciences Po, indispensables aujourd’hui à de futurs journalistes; et l’apprentissage pratique du métier de journaliste par l’intervention de professionnels des médias. Deux aspects qui se nourrissent l’un l’autre, dans les salles de classe comme sur le terrain. Le tout est combiné à un fort ancrage international et à une immersion numérique omniprésente.

En formation initiale 

 

  • Le master en journalisme  

  • Le double diplôme en journalisme Columbia / Sciences Po

  • Le double master "Journalism and International Affairs" PSIA / Ecole de journalisme de Sciences Po

  • Le double cursus entre l'Ecole de journalisme de Sciences Po et l'Ecole 42

    En formation continue

  • l'Exécutive Master en management des médias et du numérique

  • des formations sur mesure pour les professionnels
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    Le mot de Bruno Patino, directeur de l'Ecole

    «Il y a deux façons de considérer l'Ecole de journalisme de Sciences Po. L'une consiste à relever la capacité d'innovation d'un établissement créé dans les premières années du XXIe siècle pour former des journalistes avec une ambition renouvelée, à la fois plus éthique, numérique et critique. L'autre démarche revient à constater une réalité plus que centenaire : les diplômés de Sciences Po sont présents en force au sein des rédactions françaises.

     

    Ces deux approches sont à retenir si l'on veut comprendre ce qu'offre d'unique une jeune école de journalisme fonctionnant au sein d'une institution traditionnellement vouée à la formation des cadres de la vie politique, économique et sociale. L'étroite imbrication d'une pratique journalistique et d'une formation intellectuelle est en effet le trait essentiel d'un enseignement de haut niveau majoritairement donné par des journalistes, des acteurs de la vie publique, et des universitaires prestigieux.

     

    L'école ne prépare pas ses étudiants à entrer dans la presse, elle les y place d'emblée par son programme d'études menées dans les conditions d'une salle de rédaction. Les méthodes, les travaux, la dynamique même de sa pédagogie reposent sur un va-et-vient continu entre les procédures et les techniques des métiers de presse et la réflexion sur leur champ d'application.


    Le Master de journalisme de Sciences Po a été créé alors que le média Internet entrait dans sa deuxième décennie d'existence et que la nécessité d'une réinvention des formes de presse traditionnelles s'imposait à tous. Loin d'assister passivement à la captation traditionnelle de ses diplômés par le journalisme, Sciences Po a donc souhaité prendre sa part à un moment de redéfinition du quatrième pouvoir, en mettant en œuvre sa vision de la formation aux métiers de la presse. De là, un cocktail de cours et d'exercices très précisément dosés afin de mêler à une formation très poussée aux techniques du journalisme, une exigence de culture historique, une solide culture économique, la maîtrise de l'écriture et l'apprentissage de la distance critique au moment de se saisir de données ou de faits.

     

    Le journalisme est certes affaire de talent, mais aussi de techniques, de droits, de devoirs et même de responsabilité sociale. C'est désormais tout sauf une activité qui s'apprend complètement sur le tas. Au tour de main, propre à tout métier, s'ajoutent en effet des compétences devenues incontournables : la capacité à accompagner une profession qui se réinvente et change sa technologie, la prise en compte continue de la dimension mondiale de toute activité (illustrée par la présence, souvent pour moitié, d'étudiants étrangers dans chaque promotion) et, bien sûr, l'intelligence du champ social et sémiologique ouvert par la participation des audiences à une communication qui, hier, était encore le monopole de la presse.

     

    C'est dans cette perspective élargie, visant à former des professionnels capables de faire évoluer leur métier sur le long terme, que l'école dispose d'un environnement irremplaçable. Au travail mené au quotidien avec des journalistes occupant des positions opérationnelles dans les médias français s'ajoutent en effet les rencontres avec les professeurs, et dirigeants, de tous ordres qui prennent la parole au sein de Sciences Po. Pour ceux qui veulent tenir la chronique de nos temps en constant devenir il s'agit tout à la fois d'un gisement, d'une chambre d'écho et d'une aide supplémentaire pour acquérir une première certitude : le métier qu'ils ont choisi leur offre un regard central sur la marche du monde

     

    Au coeur d'un établissement universitaire, la qualité des savoirs


    L’Ecole de journalisme de Sciences Po est partie intégrante d’un établissement universitaire de premier plan. Comme tous les élèves de Sciences Po, ceux de l’Ecole de journalisme bénéficient des enseignements des professeurs titulaires de l'institution et des savoirs produits parles neuf centres de recherche de Sciences Po (le Centre de recherches internationales - CERI, le Centre de recherches politiques – CEVIPOF, l’Observatoire français des conjonctures économiques, le Centre de sociologie des organisations - CSO, le Centre d’histoire de Sciences Po, Observatoire sociologique du changement - OSC, le Groupement économie mondiale, le Centre d’études européennes de Sciences Po et le Centre de données sociales et politiques).
     
    Durant toute leur scolarité, ils sont aux prises avec la réflexion intellectuelle sur l’ensemble des grandes questions politiques, économiques, sociales et environnementales qui sont au fondement de l’actualité mondiale. La formation fait une large part à la macroéconomie et à la micro-économie, dont trop peu de jeunes journalistes maîtrisent les enjeux. De même, l’approfondissement de la culture historique leur permet de mieux analyser, hiérarchiser et mettre en perspective l'information, en acquérant le sens de la longue durée.
     

    Une immersion dans la profession

     

    L’Ecole de journalisme de Sciences Po offre à ses élèves les moyens de connaître leur environnement professionnel et de s’interroger sur leur futur métier. Ils suivent des enseignements consacrés à l’histoire et au droit des médias, à l'évolution du journalisme, à la déontologie. La méthode retenue est celle de l'immersion dans la profession, avec des conditions de production de contenus comparables à celles d'une rédaction professionnelle.

     

    Qu'il s'agisse de réaliser un reportage en temps réel avec un smartphone ou un documentaire au long cours, les ateliers professionnels aident les étudiants à s'approprier, de façon empirique et dynamique, l'exercice de leur métier en travaillant selon différentes temporalités. 

     

    Certaines semaines du cursus, que l'on appelle les semaines intensives, sont consacrées à des opérations spécifiques au cours desquelles les élèves réalisent des reportages. Ainsi des élèves de l’Ecole de journalisme de Sciences Po se sont rendus en Pologne, à l’occasion du 60e anniversaire de la libération des camps d’Auschwitz; à Bruxelles, au cœur des institutions européennes, en novembre 2009 et 2010; en Israël à l’occasion des élections législatives de mars 2006; à Berlin en février 2007 à l’occasion de la Présidence allemande de l’Union Européenne; au Maroc en octobre 2007 après les élections législatives; ou encore en Suisse en novembre 2008.

     

    Pendant les élections, présidentielles, municipales, européennes, les élèves couvrent en direct ces événements, encadrés par des journalistes professionnels. La présidentielle 2017 donne lieu à des productions dédiées. Lors des municipales 2014, ils ont conçu et développé Paris 5 sur 5  et  l'application mobile de Paris 5 sur 5, disponible sur l'App Store. Ils ont ratissé les meetings des cinq arrondissements clés de la capitale, le 5e, le 9e, le 12e, le 14e, le 15e, fiefs historiques de la droite, ou bastions convoités de la gauche, qui pouvaient virer d'un bord à l'autre et… faire basculer Paris. 

     

    De même, lors de la campagne présidentielle de 2012, les élèves ont couvert, sur un Tumblr dédié, les enjeux de la bataille pour la présidence de la République. Dès 2010, ils ont pu reprendre, une par une, les promesses électorales de Nicolas Sarkozy en 2007 et faire un bilan chiffré de ce que ces promesses sont devenues, quelques années après. De même, au cours de cette semaines intensives, ils ont enquêté sur ce que disent les policiers sur les réseaux en ligne, loin de leur uniforme, sur la signification de la "bouffe" pour les Français, ou sur les "déconnectés", ces personnes qui vivent sans téléphone ni Internet.

     

    En guise de point d'orgue de leur formation, les étudiants de Master 2 élaborent, sur un temps long, une enquête ou un reportage (image, son, écriture, etc.). Ils sont encadrés par un tuteur choisi parmi le corps enseignant de l’Ecole de journalisme. Et soutiennent, à la fin de l’année, leur projet de fin d'études devant un jury.

     

    En outre, l’Ecole de journalisme de Sciences Po a obtenu l’habilitation à former des journalistes sous contrat d'apprentissage. Une vingtaine de contrats peut ainsi être signée chaque année (uniquement pour les étudiants du master en journalisme). La formation se fait alors en alternance entre Sciences Po et l’entreprise. 

     

    Les étudiants qui ne sont pas en apprentissage sont intégrés à la vie des rédactions en effectuant, en M1 et M2, 10 semaines de stages par an, dans des médias installés en France ou à l'étranger. 

    Le numérique au centre des enjeux

     

    L'enseignement du journalisme numérique est un bagage fondamental offert à tous les étudiants, non une spécialité ni une option. Quelque soit le média auquel ils se destinent, les élèves apprennent à jongler entre les outils, les fonctionnalités et les enjeux du réseau, en ligne et sur mobile.

     

    Un très grand nombre d'ateliers sont ainsi dispensés, des fondamentaux du journalisme numérique aux contenus mobiles, en passant par la production de lives, les méthodes de fact checking, contenus et code, data investigation, vidéos pour le Web, engagement avec l'audience, etc.

     

    L'Ecole de journalisme de Sciences Po propose même à ses élèves de mettre la puissance du code informatique au service de leurs intentions journalistiques à travers la découverte de langages utilisés par les développeurs. Ils peuvent alors créer des projets éditoriaux en maîtrisant l'ensemble de la chaîne de production, développement compris. 

     

    Enseigner le code aux étudiants en journalisme from Sciences Po on Vimeo.

     

     
    Enfin, l'Ecole de journalisme de Sciences Po a noué un partenariat avec l'Ecole 42, qui permet aux élèves de chacun de ses programmes de se plonger dans la "piscine" de l'apprentissage du code, pendant l'été, et d'effectuer une année de césure au sein de 42, entre le M1 et le M2.
     

    Une réflexion sur le futur du journalisme et les nouveaux modèles

     

    L’Ecole de journalisme de Sciences Po offre à ses élèves les moyens de s’interroger sur leur futur métier. Chaque année se tient la conférence annuelle sur les nouvelles pratiques du journalisme. Un événement dans la vie de l’Ecole de journalisme de Sciences Po devenu un rendez-vous qui attire étudiants et professionnels, français et internationaux, et donne à voir les tendances à venir dans le journalisme et les innovations de part et d’autre de l’Atlantique. 


    En outre, les élèves explorent les modèles économiques passés et à venir des médias via un cours sur l’économie des médias.

     

    L'objectif est de les préparer les futurs journalistes au nouvel environnement économique et technologique de la presse, et de les aider monter, par petit groupe, une idée journalistique inédite et rentable. Le tout en les familiarisant avec les technologies Web, les business plans, l'économie des médias et du journalisme, et le marketing. 

     

    Les maquettes pédagogiques sont d'ailleurs réaménagées chaque année pour correspondre aux évolutions des rédactions, afin que les étudiants suivent une formation d'excellence propice à leur insertion professionnelle.

     

     

    Un positionnement international ambitieux

     

    Avec un double diplôme en journalisme entre Columbia et Sciences Po, un tiers d’étudiants internationaux dans ses promotions, des ateliers journalistiques dispensés en anglais, des partenariats avec des écoles de journalisme du monde entier, un corps enseignant composé de journalistes anglo-saxons, et un rayonnement qui dépasse largement les frontières de l’hexagone, les élèves de l’Ecole de journalisme de Sciences Po sont préparés à travailler sur un terrain et des sujets internationaux.

     

    Ils ont notamment la possibilité d'effectuer leurs stages dans des rédactions à l'étranger, de passer un semestre d'automne de leur Master 2 "hors les murs" (uniquement pour les étudiants du master en journalisme), au sein d’une école de journalisme bénéficiant de partenariats avec Sciences Po. Parmi celles-ci, on compte plusieurs écoles de journalisme prestigieuses, notamment aux Etats-Unis (University of Missouri, New York University, University of North Carolina at Chapel Hill).

     

    A la sortie de l'Ecole de journalisme de Sciences Po, 25% des diplômés ont intégré une rédaction à l'étranger (AFP Madrid, AFP Hong Kong, Buzzfeed New York, Associated Press, ABC News, The Daily Mail, The Guardian, Bloomberg News, etc.).

     

    Des conditions de travail dignes des plus grandes rédactions

     

    L'Ecole de journalisme de Sciences Po, située en plein cœur du quartier Saint Germain des Prés, à Paris, est installée dans un bâtiment de 1.800 m2 et possède des locaux qui lui sont dédiés. Salle de rédaction, unités de reportage vidéo et audio, studios de radio et de télévision…

    Au quotidien, les élèves travaillent dans la newsroom, une vaste salle de rédaction entièrement renouvelée en septembre 2015, qui dispose de très nombreux postes informatiques en libre accès, dotés de logiciels de montage son et vidéo, connectés au fil de dépêches AFP, aux EVN (Eurovision) et à Internet, ainsi que des écrans plasma recevant une dizaine de chaînes françaises et étrangères. C'est là que les élèves rédigent leurs articles et montent leurs sujets, après avoir réalisé leurs reportages, sur le terrain, avec des caméras HDV. 

     

    Sciences Po leur offre également un accès privilégié à de très nombreuses ressources documentaires : sa bibliothèque est l’une des plus riches d’Europe continentale avec des dossiers de presse constitués depuis 1945, plus d’un million de volumes et de nombreuses bases de données numériques.

     

    L’Ecole de journalisme de Sciences Po a, de plus, conclu un partenariat avec l’AFP, qui offre l’accès au flux des dépêches, des photos et des vidéos sur l'actualité française et internationale.

     

    Plateau TV

     

    Le journal TV se fait sous la direction d’un rédacteur en chef. Il est présenté par un ou deux présentateurs. Il intègre les reportages réalisés dans la journée par les étudiants, plusieurs duplex en direct, des sujets montés à partir d’images d'agence (desk) et des interviews sur plateau ou par téléphone.

     

    Le plateau télé multi-caméras fonctionne autour d’un mélangeur vidéo informatique (Tricaster 460). Il est équipé de trois caméras, d’une table de mixage, d’un éclairage type plateau avec des projecteurs uniflood et d’un fond vert pour les incrustations Chromakey. Une quatrième caméra est installée dans la salle de rédaction pour des exercices de duplex. Les sujets peuvent être diffusés en direct depuis le mélangeur via le serveur de données. L’enregistrement s’effectue directement en H264. Le résultat final, stocké sur le serveur, peut être téléchargé sur tous les postes de travail et diffusé sur n'importe quel écran de l'Ecole de journalisme de Sciences Po. 

     

    Studio radio

     

    Le studio radio permet un travail de qualité professionnelle. Les élèves présentent des flashes d’information et élaborent des journaux en diffusant des chroniques en direct, ainsi que leurs reportages.

     

    Ce studio est équipé d’une cabine insonorisée comprenant 4 micros Shure SM7B et d’une console de mixage Soundcraft RM105, d’un système d’écoute et de deux inserts téléphoniques. Il est possible de diffuser des sujets en direct depuis un ordinateur via un serveur. 

     

    Week-ends compris

     

    Un matériel de qualité (caméras, micros de reportage, micros cravates, perches, valise d'éclairage, enregistreurs numériques, casques, appareils photo numériques, etc.) est mis à disposition des étudiants, y compris les week-ends. 

     

    Une insertion professionnelle exceptionnelle

     

    De Jessica Lederman, embauchée comme reporter à TF1 dès l'obtention de son diplôme, à Louis Moulin, localier au Parisien, en passant par Cécile Dehesdin, journaliste à Slate.fr avant de devenir rédactrice en chef à Buzzfeed France, après un double diplôme en journalisme Columbia/Sciences Po, et Aurélie Charon, qui a fait ses premiers pas à France Inter pendant qu'elle étudiait encore à l'Ecole de journalisme de Sciences Po, aujourd'hui à France Culture... Les "anciens" de l'Ecole de journalisme de Sciences Po racontent leur parcours et leur ascension professionnelle en vidéo.

     


    Et après... l'Ecole de journalisme de Sciences Po par ecoledejournalisme 

     

    Le taux d’insertion professionnelle de l’Ecole de journalisme de Sciences Po défie les statistiques du marché : 96% des diplômés de l’Ecole de journalisme de Sciences Po travaillent, soit en CDI (52%) soit en CDD (21%) soit en piges régulières (19%). Tels sont les résultats d'un sondage réalisé auprès des diplômés 2005 à 2016 de l'Ecole de journalisme de Sciences Po.

     

    C’est sans doute la seule école de journalisme française où des étudiants se voient proposer des embauches en CDI dans des rédactions professionnelles avant même d’être diplômés.