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Le “che” abandonne la course à la présidentielle

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 Article publié le 01-02-2012 par LEUSSIER Héloïse

Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC (Mouvement Républicain et citoyen), a annoncé mercredi 1er février dans un communiqué à l’AFP qu’il retirait sa candidature. Celui qui avait renoncé à se présenter en 2007 pour se rallier à Ségolène Royal n’a pas encore dit s’il apporterait son soutien à François Hollande (PS) ouJean-Luc Mélenchon ( Front de Gauche).

 

"Ayant pu exercer, autant que je le pouvais, le rôle pédagogique que je m'étais assigné, et n'ayant plus aujourd'hui les moyens de continuer ma campagne, je décide de retirer ma candidature à l'élection présidentielle. Je continuerai cependant, demain comme hier, à faire entendre ma voix pour servir la République", explique Jean-Pierre Chevènement, 72 ans, dans son communiqué. Au regard des sondages qui le cantonnent depuis sa déclaration à la présidentielle  le 5 novembre 2011  à moins de 1% des intentions de votes, cette démission est aisément compréhensible. D’autant plus que Jean-Pierre Chevènement a déjà joué ce scénario en 2006, en retirant sa candidature au bout de quelques mois. “Mais c'était surtout l'accord trouvé avec le PS sur les circonscriptions – dix réservées à un candidat du MRC, dont M. Chevènement à Belfort – qui avait aussi motivé sa mise en retrait” rappelait récemment Hélène Bekmezian sur le monde.fr.

 

 Crédit photo : wikicommons/DavidMonniaux

 

En 2002, il avait mené sa campagne jusqu'au bout et obtenu 5,33% des suffrages exprimés au premier tour. Une partie du camp socialiste lui avait alors reproché d'avoir divisé la gauche et d'avoir permis l'élimination de Lionel Jospin le 21 avril, ce qui avait occasionné un second tour opposant Jean-Marie Le Pen à Jacques Chirac.

 


Les leaders des deux principaux partis de gauche n'ont pas tardé à réagir au retrait de Jean-Pierre Chevènement. Le candidat du PS, François Hollande a salué une “décision sage” sur RTL, tandis qu'Arnaud Montebourg rendait "hommage” au leader du MRC sur BFM TV. De son côté, Jean-Luc Mélenchon a fait part de sa “compréhension”, avant d’ajouter qu’il attendait “avec impatience de savoir” qui Jean-Pierre Chevènement soutiendrait. “Pour le Front de gauche, ce serait un honneur de l'avoir avec nous", a-t-il dit sur France Inter

 

Le sénateur de Belfort  a indiqué qu'il dirait sa préférence "le moment venu". "Je me donne une grande souplesse soit pour maintenir ma candidature, soit pour la retirer sur la base d'un accord politique en faveur d'un candidat qui peut-être François Hollande mais pas forcément", avait-il d'ailleurs fait savoir dès mercredi 25 janvier sur sur Canal +.  Des proches de l'ex-candidat auraient récemment assuré à Libération qu’il y avait “pas mal de passerelles avec Mélenchon". Mais le JDD rappelait dès mardi 24 janvier que “la question des législatives reste sous-jacente”, avant d’indiquer que “le "Che" aurait déclaré être prêt à retirer sa candidature en échange de six circonscriptions pour les siens et d’une place de choix dans le dispositif de campagne socialiste.” 

 

Du côté des journalistes, certains ironisent déjà sur ce report de voix, comme Bastien Hugues de FranceTVInfo :

 

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