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Les candidats sous le scalpel du "Véritomètre"

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par NOYON Rémi

Capture d'écran du site Au moment où Nicolas Sarkozy et François Hollande s’accusent mutuellement de "mensonges" et de "falsifications", le site Internet OWNI et la chaine i>Télé lancent le Véritomètre, "une application web permettant à tous de vérifier, au quotidien, la parole politique des candidats."
 
"Correct", "Incorrect", "Imprécis." L’outil, en ligne depuis jeudi après-midi, a pour ambition d’évaluer la crédibilité des différents candidats en "confrontant en permanence leurs verbes à la réalité des chiffres officiels." Du fact-checking donc, mais aussi du data-journalism puisque l’analyse des déclarations s’appuie sur la mise en ligne d’une large base de données statistiques.
 
Prenons un exemple. Dans son interview du 11 février au Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy déclare que "chaque année, 30 milliards d'euros sont consacrés à la formation professionnelle." Jusque-là tout va bien, mais il poursuit : "Sur les dix dernières années, les effectifs de fonctionnaires des intercommunalités ont augmenté de 177 %." Vérification faite par le Véritomètre: les effectifs ont augmenté de moins de 100%. Indice de crédibilité de l’interview : 55 %
 
A ce petit jeu, Marine Le Pen est la moins crédible avec un taux de 28% tandis que François Hollande atteint les 79%. Nicolas Sarkozy est largement en dessous avec 42%.
 
L’idée d’un tel baromètre n’est pas neuve. Elle naît aux États-Unis lors de la campagne présidentielle de 2008. Le site américain Politifact.com remporte en 2009 le prix Pulitzer pour son truth-o-meter. En France, tout le monde ou presque fait désormais du fact-checking : Les Décodeurs pour Le Monde.fr, Désintox pour Libération, ou encore Contrôle Technique pour Rue89. Le Véritomètre d’OWNI-i>Télé débarque donc dans un paysage déjà bien habité.
 
Une telle prolifération ne va pas sans critiques. Si la vérification d’information est la base du journalisme, le fact-checking pose un certain nombre de problèmes. "Il est important que les fact-checkeurs ne jouent pas les maîtres d'école. Le but est de renouveler l'interview politique, mais il ne faut pas la transformer en grand oral de l'ENA", expliquait Christophe Deloire, directeur du Centre de formation des journalistes (CFJ), le 23 janvier au Social Media Club France. Et Dominique de Villepin d’ajouter : "Qui vérifie les vérificateurs ?"…
 
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Photo: capture d'écran du Véritomètre
 
 
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