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Un Royaliste en terre Delanoë

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 Article publié le 08-10-2008 par LEVERT Hélène

C’était le rendez-vous incontournable des militants de la section du 6e arrondissement de Paris : la présentation, mardi soir, à la Mutualité, des six motions socialistes pour le congrès de Reims. Une réunion que Jean-Marie Roussel a suivie d’un œil un peu particulier. Chef d’entreprise à la retraite, cet adhérent depuis 4 ans est surtout le mandataire de la motion E, celle de Ségolène Royal. Et en terre Delanoë cela n’a rien d’évident.
 
 
Pour entrer dans la Mutualité ce soir là, il faut d’abord franchir la haie de militants qui distribuent à tout va les tracts louant la motion qu’ils défendent. De tracts, Jean-Marie Roussel, lui, n’en a pas besoin. Son choix est déjà fait. Le 6 novembre prochain ,il votera pour la motion E.

Ce « sympathisant depuis toujours, adhérent depuis la retraite » sait que le rapport de force n’est pas à son avantage. Défendre la motion de Ségolène Royal dans un 6e arrondissement où Bertrand Delanoë a de nombreux sympathisants réclame une bonne dose de conviction. Mais c'est avant tout un leader qu’il cherche, et il pense l'avoir trouvé en Ségolène Royal.

Et la motion Delanoë ? « Pas très différente sur le fond, mais c'est une question de personnalité » répond Jean-Marie Roussel. Ségolène Royal, « elle », n’est pas « dogmatique » :


A l’entendre défendre sa candidate, on croirait presque qu’il connaît la motion de Ségolène Royal par cœur. En revanche, il est en une qu’il n’a même pas pris la peine de lire : celle de Martine Aubry. Cet ancien chef d’entreprise n’a pas de mots assez durs contre l’ancienne ministre des affaires sociales :


Après trois heures d'interventions, Jean-Marie Roussel ressort sans grand enthousiasme. « A la Mutualité, il n’y a pas de place pour le débat. Il y a eu des discours magistraux qui ne m’ont rien appris sur les motions. C’est dommage ».

Pas de place pour le débat : une manière de justifier l’absence, ce soir, de Ségolène Royal. La candidate avait sans doute peu d’intérêt à affronter Bertrand Delanoë sur ses terres. Mais pour Jean-Marie Roussel, sa favorite n’a pas fui : elle sait simplement se faire discrète :

 
En réalité, le dernier grand rendez-vous de Jean-Marie Roussel, c’était il y a quelques semaines, au Zénith. Là le spectacle était à la hauteur : il a adoré. « Réunir 4000 militants à Paris, c’est quand même mieux que d’en réunir 200 dans une fête de la rose ». Ce soir, à la Mutualité ils étaient environ 700. Mais sans Ségolène Royal.
 
Thibault Henocque et Hélène Levert.
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