Loi santé à l’Assemblée : qu’est-ce qui coince ?


 

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 (La manifestation de dimanche. Crédits photo Arthur Cerf.)

 

Le projet de loi santé sera examiné ce soir en commission des affaires sociales de l'assemblée nationale. Le texte ne fait pas l'unanimité. Nombre de médecins y sont opposés, et se sont réunis en masse, ce dimanche, dans les rues de Paris. Mais Marisol Touraine garde la main. Le point, juste avant la présentation devant le parlement.

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"Crétin", "tocard", "vermine" : le top 5 des insultes des politiques à l'égard des journalistes


 

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Capture d'écran de la photo du maire de Cholet Gilles Bourdouleix, sur son site internet. Le député-maire a parlé lundi d'une journaliste en ces termes " Une petite pétasse de Libération". 

 

 

Les étudiants de l’EDJ ont concocté un florilège des plus belles ou insolites insultes adressées par les politiques aux journalistes.

 

 

Lundi 16 mars, le maire de Cholet Gilles Bourdouleix s’est énervé lors du conseil municipal. Comme le rapporte le quotidien régional Ouest-France, le député-maire a eu un langage fleuri contre une journaliste de Libération.

 

« Contrairement à ce qu’a écrit une petit pétasse de Libération, je ne suis pas un maire anti-gens du voyage ».

 

 

En 2013, le député UDI avait déclaré « Comme quoi, Hitler n’en a peut-être pas tué assez… » au sujet des gens du voyage. Condamné en appel à 3 000 euros d’amende pour ses propos, Gilles Bourdouleix siège maintenant avec les non-inscrits à l’Assemblée. Et ce n’est pas la première fois qu’il s’en prend aux journalistes.

 

 

Quand les élus insultent les journalistes. 

 

Notre top 5 :

 

1. « Crétin », « abruti », « vermine » : Jean-Luc Mélenchon est un spécialiste de ces sorties virulentes contre les journalistes. Cette fois-ci, l’objet de ses foudres était un journaliste de Canal +. En mai 2012, il avait traité un journaliste du Parisien de « facho patenté ».

 


Jean-Luc Mélenchon traite un journaliste de... par puremedias 

 

2. « Cette pute de M. » : En mars 2014, Louis Aliot, vice-président du Front national, a envoyé par erreur un SMS insultant à une journaliste de L’Indépendant. Une belle bourde et une grosse surprise pour la journaliste à la réception de ce message qui parlait d’elle :

 

« Je viens de signifier à cette pute de Michalac que dimanche je ne me déplacerai pas dans sa boutique. Elle courra derrière l'info ».

 

3. « Vous êtes une merde intégrale » : Entre Nicolas Dupont-Aignan et Frédéric Haziza, le courant ne passe pas. En février 2014, ils s’écharpent devant les caméras, dans le très cossu Hôtel de Lassay.

 

 

 

 

 4. « Des vrais tocards » : Chez Rachida Dati, pas d’attaques ad personam. Dans une interview chez Jean-Jacques Bourdin, en mars 2014, elle affirmait ceci :

 

« Alors moi, ces tocards-là, j'en ai soupé, je ne les supporte plus. Ils vous appellent et disent : 'Allo, bonjour Madame Dati. Il paraît que vous avez fait ça ? Non, c'est faux. Alors, ou vous nous donnez une interview pour démentir ou sinon on l'écrit'. Voilà ce que font certains de vos confrères".

 

5. « Couillon va » : C’est dit d'un ton presque sympa, mais c'est tout de même insultant. En mai 2012, un journaliste de LCI s’est vu gratifier de cette mignonnerie par Nicolas Sarkozy.

 

 

 

 

Des insultes qui peuvent échapper aux politiques, mais qui sont parfois préparées. Dans un entretien accordé à la revue Charles (n° Journalisme et Politique) Jean-Luc Mélenchon affirmait au sujet des journalistes :

 

« Cela ne sert à rien de jouer avec eux les rapports intelligents … Ce qu’il faut, c’est leur donner du sang, ils aiment ça ! (…) Ce sont des marionnettes dont j’ai trouvé comment tirer leurs fils ».

 

 

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Couverture du n°7 de la revue Charles, "Journalisme et Politique.

 



 

Elections départementales : ce qui va changer en 2015


 

 

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Infographie réalisée par le ministère de l'Intérieur. 

 

 

 

Les 22 et 29 mars prochains, auront lieu les élections départementales.  Les étudiants de l'EDJ ont joué au jeu des différences. 

 

 

Ce qui change

 

 

1.     Pour la première fois, les électeurs vont élire la totalité des conseillers. Auparavant, ils étaient renouvelés par moitié.

 

2.     Le nom : en 2015, dites au revoir aux conseils généraux : ils s'appelleront désormais conseils départementaux.

 

3.     2054 : c'est le nombre de nouveaux cantons. Ce chiffre est réduit de moitié par la réforme de 2013. La carte des cantons a été redessinée, afin de mieux s'adapter aux réalités socio-démographiques. Un redécoupage qui n'a pas plu à tous les élus.

 

4.     Le mode de scrutin : c'est un scrutin majoritaire binominal qui est mis en place, soit un homme et une femme, pour les deux tours. En 2015, dites donc adieu à la prédominance masculine dans ce scrutin et bonjour à l'égalité des sexes.

 

Ce qui ne change pas

 

1.     La durée du mandat des conseillers départementaux sera de 6 ans. Soit la même que pour les conseillers généraux.

 

2.     L'abstention : malgré une volonté évidente de simplifier cette élection, l'abstention risque d'être la grande gagnante de ce scrutin selon les sondages. Selon une enquête de l'Ifop réalisée pour Sud Ouest Dimanche, le taux estimé s'élèverait à 57%.

 

Tout comprendre

 

Pour tout comprendre, certains sites d'information ont réalisé des vidéos, comme celle du Monde.fr ou du JDC.

 


Comprendre le scrutin des départementales en 5... par lemondefr 

 

 

 

 

De son côté, le ministère de l'intérieur a réalisé ces infographies.

 

 

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  Infographie réalisée par le ministère de l'Intérieur



 
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