Quand le monde entier se met à la cuisine made in France

par RONTEIX Marthe

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  Le restaurant Benoît New York d'Alain Ducasse.

Crédit photo : Pierre Monetta

 

 

Les étrangers qui évoquent la France pensent à la Tour Eiffel, le Mont Saint-Michel et... la gastronomie. L'UNESCO a même inscrit le "repas gastronomique des Français" sur sa liste du patrimoine immatériel mondial en 2010. Pour fêter cet distinction, 1.300 chefs cuisiniers présenteront un menu en hommage au "Goût de/Good France" ce jeudi 19 mars dans le monde entier.

 

  

Sélection de restaurants qui proposent un menu "à la française" ce 19 mars pour Goût de/Good France

Source : Goût de/Good France

 

  • La cuisine française, une tradition qui ne date pas d'hier


La première initiative destinée à faire rayonner la cuisine française apparut en 1912 avec "Les Dîners d'Epicure" d'Auguste Escoffier. Le grand chef français concoctait des menus qu'il faisait déguster dans plusieurs villes du monde le même jour. C'est cette tradition qui a inspiré Alain Ducasse pour mettre en place le projet "Goût de/Good France".

 

Le principe est le même : un jour, un menu dégusté dans des restaurants du monde entier. 1300 chefs de toutes nationalités, mexicains, russes, chinois, polonais présenteront un menu qui met en valeur des produits frais et leur terroir local.
Mais chaque cuisinier devra respecter un rituel bien précis dit "à la française" avec un apéritif au champagne ou au cognac, une entrée froide, une entrée chaude, un poisson ou crustacé, une viande ou volaille, un fromage français (ou une sélection), un dessert au chocolat, des vins et un digestif.

"Le rayonnement de la cuisine française, c’est donc d’abord cela : une chaîne humaine – des hommes et des femmes dont les racines professionnelles plongent très loin dans la grande tradition culinaire française," s'est réjoui Alain Ducasse face au succès de Goût de/Good France.

 

 

  • Le menu "à la française", un argument touristique


Parmi les motivations citées par les touristes attirés par la France, 60% évoquent la gastronomie, selon le portail officiel du tourisme en France. Alors à travers Goût de/Good France, c'est la culture française que le Ministère des Affaires étrangères cherche à promouvoir à travers cet événement qu'il soutient. "La gastronomie fait partie de notre identité, déclare Laurent Fabius dans un communiqué de presse. C’est aussi un facteur de rayonnement de la France [...]."

 



Les ambassades de 150 pays se mobilisent pour organiser, elles aussi, des dîners "à la française". Versailles, haut lieu touristique, accueille d'ailleurs ce soir, un grand repas pour les ambassadeurs étrangers en poste en France. De quoi aiguiser les papilles des plus fins gourmets.

De la table d'hôte au restaurant de haute gastronomie, l'initiative se veut accessible à un large public. Le prix des menus reste à la discrétion des établissement qui sont tout de même engagés à reverser 5% de leur recette à une ONG locale.


Mais derrière cette promotion de la gastronomie française, on devine une tentative pour reconquérir les bonnes grâces des critiques culinaires au niveau mondial. En 2014, le titre de meilleur restaurant du monde est revenu au Noma de Copenhague pour la quatrième fois. Le premier établissement français n'est apparu qu'à la onzième place. Goût de/Good France permettra peut-être aux chefs français de revenir sur le devant de la scène.

 



 

Adeline Percept en master class



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L'Ecole de journalisme de Sciences Po a le plaisir de vous inviter à la master class d'Adeline Percept, diplômée 2006 de l'Ecole de journalisme de Sciences Po, fondatrice de Berliner News Fabrik.

 

Sujet de la master class (en anglais) : Being a correspondant abroad

 

La master class, ouverte au public dans la limite des places disponibles (inscription obligatoire auprès de Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ) se déroulera le mercredi 18 mars 18h à 19h30 à l’École de journalisme de Sciences Po, 117 boulevard Saint Germain, 75006 Paris.
 

La présence des étudiants de première année de master en journalisme et du master "Journalism and International Affairs" est obligatoire.

 

 

 



 

Non, les Irlandais ne boivent pas autant de bière que vous l'imaginez


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Saint Patrick à Dublin, 17 mars 2015 Crédits:Flickr/Giuseppe Milo 

 

 

Même en période de Saint-Patrick, les Irlandais veulent gommer leur image d'assoiffés de houblon. Le Premier ministre australien Tony Abbot l'a bien compris, quand, début mars, il publie sur YouTube son message de vœux officiel pour la Saint-Patrick. Le chef du gouvernement s’y dit désolé de ne pas pouvoir se joindre aux festivités, pour partager “une Guinness, ou deux, ou peut être même trois.” Un message jugé condescendant la communauté irlandaise d’Australie, et critiqué par le premier ministre irlandais Enda Kenny, qui a dénoncé cette “image stéréotypé des Irlandais”.

 

 

 

 

Ce petit incident diplomatique révèle le ras-le-bol des Irlandais face aux clichés. Avec une consommation équivalente à 411 pintes de bière par an et par personne, les Irlandais sont loin d’être les plus grands accros à la boisson en Europe.

 


 


S’ils restent parmi les plus grands consommateurs de bière au monde, leur consommation reste comparable à celle de leur voisins européens et … loin derrière l’Allemagne et la République Tchèque.

  

 

 

 

 

L’alcool est même consommé de façon moins régulière que dans d'autres pays d’Europe.

 

 

 

   

 

De quoi tordre le coup à certains clichés historiques omniprésents dans la culture anglo-saxonne.

 

 

 

 

 



 
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