Interdiction de rire de Fukushima

 Article publié le 12-09-2013 par AYOUB Nadine, ARONICA Laura

 

Le dessin de presse du Canard Enchaîné qui irrite le gouvernement japonais, le 12 septembre 2013
 Crédit photo : Alice Antheaume

 

Le journal hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné publie le 11 septembre deux caricatures qui ironisent sur les problèmes que rencontre encore la centrale nucléaire Fukushima au Japon après son accident, provoqué par un séisme en mars 2011. Le premier dessin, réalisé par Cabu, montre deux lutteurs de sumo avec trois jambes et trois bras. Le deuxième, signé Mougey, met en scène deux personnes en combinaison de protection, au bord d'une piscine, avec le titre suivant: "la piscine olympique est déjà construite à Fukushima".

 

Le gouvernement japonais proteste, ce jeudi 12 septembre, contre ces deux caricatures et a décidé de déposer plainte auprès de l'ambassade française à Tokyo. "Ce genre de caricatures blesse les sinistrés de la catastrophe du 11 mars 2011 et véhicule des informations fausses sur le problème de l'eau radioactive à la centrale Fukushima Daiichi. C'est extrêmement regrettable", a répondu Yoshihide Suga, porte-parole du gouvernement, à la publication du Canard Enchaîné. 

 

"Je ne vois pas sur quoi on devrait présenter nos excuses ... chacun est libre d’apprécier ou de ne pas apprécier les articles du Canard", explique Louis-Marie Horeau, rédacteur en chef du Canard Enchaîné, dans une interview pour France Info jeudi matin. 

 

  





Les plaisanteries sur les conséquences de Fukushima ne sont pas appréciées au Japon, surtout depuis que la capitale Tokyo a été élue le 7 septembre ville hôte des Jeux Olympiques 2020. Le Japon veut tourner la page Fukushima et restaurer son image sur l'échiquier mondial. "Durant les Jeux olympiques 2020 de Tokyo, je suis déterminé à montrer au monde un Japon qui accomplit une reconstruction remarquable après la catastrophe et se trouve à nouveau au premier rang dans le monde", a annoncé Shinzo Abe, premier ministre japonais. Il veut croire aussi "qu'il n'y pas eu, qu'il n'y pas et qu'il n'y aura pas de problème sanitaire d'aucune sorte". 

 

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L'autre 11 septembre

 Article publié le 11-09-2013 par ARONICA Laura, AYOUB Nadine

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Une statue de Salvador Allende, Santiago de Chili

Crédit photo: Flickr/CC/magical-world

 

11 septembre. Au Chili, cette date ne symbolise pas seulement l'attaque contre les tours du World Trade Center à New York. C'est l'anniversaire de la mort de Salvador Allende, ex-président de la République, survenu le 11 septembre 1973.

 

Retour en arrière. Alors président socialiste du Chili, Salvador Allende est renversé par le général Pinochet et ses troupes armées. Pour ne pas être pris par les militaires, il choisit de se suicider en se tirant une balle dans le menton avec un fusil d'assaut AK-47, offert par Fidel Castro. C'est le début d'une dictature sous laquelle "quelque 3.200 personnes ont été tuées, 38.000 torturées et des centaines ont disparu", selon les chiffres fournis par l'AFP.

 

C'était il y a quarante ans, au Chili

 

Dans les esprits des Chiliens, Salvador Allende vit toujours. Extraits sonores, documentaires, dernier discours du chef de l'Etat... 40 ans après, on exhume les documents d'archive qui montrent, aujourd'hui encore, que le Chili est un pays à la "mémoire schizophrène", accablé par une contestation étudiante qui dure. Sur Twitter, le cinéaste Nicolás Lasnibat (@nicolasnibat), chilien expatrié en France, propose même un rétro-livetweet du dernier jour du président:

 



 

Le coup d’Etat de 1973 "est l’un des sept renversements de gouvernements étrangers dont les Etats-Unis sont officiellement coupables pendant la deuxième moitié du XXe siècle (et beaucoup plus officieusement)", rappelle Pierre Haski, cofondateur de Rue 89. Une coïncidence historique à l'heure où l'administration de Barack Obama hésite à intervenir en Syrie pour contrer le régime de Bachar El Assad.

 

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La solution russe sur la Syrie: une entreprise longue et dangereuse

 Article publié le 11-09-2013 par AYOUB Nadine, ARONICA Laura

 

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Homs, en Syrie, 27 février 2012

Crédit photo: Flickr/CC/Freedom House

 

La réunion d'urgence du Conseil de sécurité sur la Syrie, prévue le mardi 10 septembre, a été reportée. Le président américain, Barack Obama, son homologue français, François Hollande, et le premier ministre britannique, David Cameron, se sont finalement dits prêts à examiner devant l'ONU la proposition de la Russie de placer l'arsenal chimique sous contrôle international.

 

Pour la Russie, qui s'est prononcée contre l'intervention militaire en Syrie, la responsabilité de l'attaque chimique du 21 août dans la banlieue de Damas n'est pas imputable au régime du président syrien, Bachar Al-Assad. Après plusieurs jours de silence, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a appelé la Syrie à placer sous contrôle international son stock d'armes chimiques afin de le détruire.

 

Alors que le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, affirme que son pays est "prêt à cesser la production d'armes chimiques", les experts rappellent que la destruction ne sera pas immédiate ni facile à mettre en œuvre. Olivier Lepick, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, explique au Figaro qu'il "faut au minimum une bonne dizaine d'années pour conduire un tel programme". Il évoque une "entreprise dangereuse qui nécessite la construction, à proximité immédiate des sites de stockage, d'infrastructure industrielles particulièrement complexes et coûteuses ..." 

 

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