Premier tour de la présidentielle en Afghanistan : la tension monte

par STERN Elise

Meurtres de journalistes, attentats suicide contre un poste de police, la situation en Afghanistan est de plus en plus tendue. Le premier tour de l' élection présidentielle débute aujourd'hui. Les Talibans ont juré de la perturber.

 

 

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 L'armée américaine en Afghanistan (2007)

Crédits Photo : Flickr/CC/TheU.S.Army

 

 

 

Attaques contre les journalistes


Nouvelle tragédie pour les journalistes implantés en Afghanistan. Une journaliste allemande de l'agence américaine AP (Associated Press) a été tuée par un homme habillé en policier. Sa collègue canadienne est grièvement blessée. Depuis la province de Khost, dans l'Est du pays, les deux journalistes devaient couvrir l'élection présidentielle, dont le premier tour commence aujourd'hui.  

 

Ce meurtre fait suite à la disparition de Sardar Hamad, correspondant de l'AFP, sa femme et deux de ses enfants, dans l'attentat de un hôtel de luxe de la capitale afghane il y a deux semaines. Plus tôt en mars, c'est en pleine rue de Kaboul que Nils Horner, grand reporter anglo-suedois, avait été abattu.

  

 

Un manque de sécurité organisé pour troubler la tenue de l'élection

 

Pour le média qatari Al Jazeera, cette attaque démontre le manque de sécurité dans le pays. Il rappelle que les Talibans ont promis de déranger le scrutin en utilisant "toute la force nécessaire". L'insécurité pourrait avoir un impact sur la participation : en 2009, elle n'avait été que de 33%.

 

 

L'enjeu de l'après Karzaï : le retrait américain


Le contexte semble donc particulièrement tendu a la veille de la fin de l'ère Hamid Karzaï, sur fond d'échec des négociations avec les Talibans. Malgré sa relation parfois ambiguë avec Washington, le départ d'Hamid Karzaï peut amener une plus grande instabilité encore. Installé depuis la chute des Talibans en 2001, il ne peut se présenter une troisième fois, sous peine d'entraver la Constitution. Son successeur aura du mal à affirmer son autorité dans le pays, particulièrement s'il refuse de signer l'accord avec les Etats-Unis pour le maintien de 10 000 soldats jusqu'en 2016.

 

 

Les efforts du pouvoir en place, illusion ou réalité ?

 

Ironie de la situation, le ministre de l'intérieur Umer Daudzai a promis que l'élection se déroulerait dans un "environnement sécurisé". Les régions de l'Est, proches de la frontière pakistanaise, sont les plus difficiles à contrôler pour le gouvernement. Les régions du sud sont également contrôlées par les Talibans. 200 000 soldats Afghans sont chargés de la sécurité des électeurs et des bureaux de vote. 10% des bureaux de vote ont cependant été fermés, a indiqué la Commission électorale indépendante. La participation viendra confirmer si le gouvernement a réussi à rassurer les électeurs...



 

Conflit gazier Moscou-Kiev : un scenario qui se répète

 Article publié le 03-04-2014 par SCHLIENGER Diane

 Début des négociations ce jeudi à Moscou entre Russie et Ukraine sur la question du gaz naturel. Des pourparlers qui s'annoncent tendus étant donnée l'invasion récente de la Crimée par la Russie. L'objectif est de ne pas revivre un conflit gazier qui aurait des retombées économiques non seulement sur l'Ukraine mais aussi sur toute l'Europe.

 

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Le gaz: un enjeu historique entre Kiev et Moscou

 

Depuis dix ans, les conflits gaziers se succèdent entre Russie et Ukraine et leurs entreprises respectives, Gazprom et Naftogaz.

 

Gazprom est une société russe, premier exploitant et premier exportateur de gaz au monde. Au sein de l'Union Européenne, la France dépend à 15,6% du gaz russe, un taux très faible comparé au 35,7% de l'Allemagne ou au 100% de la Finlande ou encore de la République Tchèque.

Naftogaz est une société détenue à 100% par le gouvernement ukrainien. Elle est connue pour l'extraction mais surtout pour le transport de gaz naturel.

 

 

Jusqu'en 2005, l'Ukraine profitait de prix avantageux de par son statut d'ex pays de l'Union soviétique. Gazprom voulait mettre fin à ce privilège. La raison principale ? l'Ukraine aurait revenu son surplus de gaz à l'Europe au prix fort , en empochant la différence. C'est le début des tensions entre les deux pays. Pendant 4 ans, des accords sont trouvés puis successivement cassés. La Russie augmente petit à petit ses prix en menaçant l'Ukraine de coupure de livraison de gaz et en réclamant le remboursement de la dette ukrainienne.

 

 

Le paroxysme est atteint en 2009: pendant 20 jours, Gazprom coupe le gaz  et donc le transit du gaz vers l'Europe à travers l'Ukraine. Les Balkans, très vite, ne reçoivent plus rien, la Hongrie, la Grèce et la Bulgarie sont très touchées. La France subit une baisse de livraison de plus de 70%. Gazprom perd aussi de l'argent, 1,1 milliard de dollars de chiffre d'affaire, d'après Dimitri Medvedev. Après plusieurs rencontres, d'accords brisés et la présence d'experts européens, Vladimir Poutine et le premier ministre de l'Ukraine, Ioulia Tymochenko, trouve un terrain d'entente.

 

Moscou joue la dépendance ukrainienne et européenne à son gaz

 

La chute du régime pro-russe en Ukraine et l'invasion de la Crimée font ressurgir la question du gaz. La Russie l'utilise comme moyen de pression pour éviter de trop lourdes sanctions économiques de l'Europe et pour continuer de tenir l'Ukraine dans une situation de dépendance, malgré le gouvernement pro européen.

 

Kiev dépend en effet pour  trois cinquièmes des livraisons du gaz russe. En novembre 2013, le président ukrainien,Viktor Ianoukovitch renonça à se rapprocher de l'Union européenne justement parce que Vladimir Poutine menaçait Kiev de "conséquences sur les exportations ukrainiennes". C'est de là que commencèrent les grandes manifestations place de l'Indépendance.

Poutine fait d'ailleurs payer très rapidement le changement  d'orientation politique de l'ex pays de l'URSS.

En décembre, Kiev déboursait 268,5 dollars (194,7 euros) pour 1000 mètres cubes de gaz. Le nouveau gouvernement ukrainien était prêt à payer 387 dollars (280 euros) pour montrer son indépendance vis-à-vis de la Russie.  Le premier avril, Moscou a répondu par une mauvaise blague : la réduction de 2010 (accordée en échange de la présence de la flotte russe sur la mer Noire en Crimée) n'a plus de raison d'être étant donné le rattachement de la Crimée à la Russie.

Désormais les ukrainiens devront payer 480 dollars (348 euros), l'un des prix les plus élevés d'Europe alors que le pays est en pleine crise économique.

 

Quand aux 28 pays européens, ils ont du mal à s'entendre sur les sanctions à appliquer à la Russie suite à l'invasion de la Crimée. Et ce, parce que la Russie est le troisième partenaire commercial de l'Union Européenne et que les pays européens dépendent tous, à des degrés différents, du gaz russe. Personne ne veut revivre la situation de 2009.

 

Des négociations qui s'annoncent âpres

 

Les négociations qui s'ouvrent ce 3 avril sont cruciales pour l'ex-pays de l'URSS, en position de faiblesse. Elles sont conduites pour la Russie par Alexeï, président du géant gazier Gazprom, et, pour l'Ukraine, par le ministre par intérim de l'énergie accompagné du président de Naftogaz Ukraine.

L'Ukraine veut obtenir un nouveau rabais sur le prix du gaz. La Russie demande le remboursement de la dette ukrainienne (2,2 milliards de dollars) et réclame que l'Ukraine devienne une fédération, notamment pour donner plus d'autonomie aux minorités russophones. L'Ukraine refuse mais peut envisager une décentralisation.

C'est sur ce terrain là que devrait se jouer la rencontre. Mais aucun des deux pays ne peut politiquement se permettre de céder pour l'instant. Économiquement, la Russie a l'avantage. La première réunion a cependant été infructueuse. La société russe a annoncé en en sortant que "la nécessité de prendre des mesures immédiates pour que Naftogaz Ukraine rembourse sa dette accumulée pour les livraisons de gaz russe a été le principal sujet de la rencontre". Comme un air de déjà vu.

 


 




 

Marie Monier gagne la 2e place de la bourse Jean-Baptiste Dumas de RTL


 

 

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Félicitations à Marie Monier, étudiante en Master 2 de l’École de journalisme de Sciences Po! 

 

Après délibération du jury, elle remporte la 2e place de la bourse Jean-Baptiste Dumas 2014 - du nom du journaliste de RTL décédé après la catastrophe de Furiani, en 1992 - organisée chaque année. Elle obtient ainsi un CDD de trois mois au sein de la rédaction de RTL. 

 

Marie Monier s'est illustrée cette année en ayant l'idée de Paris 5/5, qui a été le grand projet des étudiants de l'Ecole de journalisme pour couvrir les élections municipales à Paris. Ils ont ratissé les meetings des cinq arrondissements clés de la capitale (le 5e, le 9e, le 12e, le 14e et le 15e) fiefs historiques de la droite ou bastions convoités de la gauche, qui étaient susceptibles de virer d'un bord à l'autre et... faire basculer Paris.

 

La bourse Dumas est attribuée chaque année à des étudiants en journalisme issus d'écoles reconnues par la profession. Tous les ans, les candidats planchent sur un thème d'actualité. Cette fois-ci, le sujet était "Les premiers pas d'un maire".

 

La première place a été gagnée par un étudiant de l'IUT de Tours, Jacques Serais. En 2012, Laura Maucci, alors étudiante de l'Ecole de journalisme de Sciences Po, avait emporté le premier prix de la bourse Dumas.



 
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