Foot : les quatre satisfactions de Didier Deschamps

par MORIN Cyril

Après la qualification du 19 novembre face à l’Ukraine, l’Equipe de France a confirmé ses bonnes dispositions en remportant son match amical contre les Pays-Bas (2-0). A moins de cent jours du début du Mondial, les choix de Didier Deschamps vont s’avérer décisifs. Le sélectionneur peut déjà tirer quatre enseignements de ce match amical. 

 

 

 

 11103778416_a24033cbe0
Didier Deschamps, sélectionneur de l'Equipe de France depuis 2012
Crédit Photo: Flickr/CC/Calcio Streaming

 

Une victoire nette, une cage restée inviolée et une animation offensive percutante. Les motifs de satisfactions sont nombreux pour Didier Deschamps après la victoire contre les Pays-Bas (2-0, buts de Benzema et Matuidi), finaliste de la dernière Coupe du Monde. L'occasion pour le sélectionneur de tirer des conclusions importantes en vue du premier match des Bleus au Mondial contre le Honduras le 15 juin 2014.

  • Le 4-3-3, une évidence

La première conclusion pour le sélectionneur français correspond à son système tactique. Déjà une réussite contre Ukraine, le 4-3-3 reconduit par Deschamps a de nouveau tourné à plein. Ce milieu à trois Cabaye-Pogba-Matuidi permet au bloc français d'être placé plus haut et de mieux contrôler le milieu de terrain. Le profil des trois joueurs se complète avec un Cabaye en sentinelle de la défense permettant une relance propre, un Pogba à l'impact physique et technique intéressant et un Matuidi hyperactif dans le pressing et dans la projection vers l'avant et également auteur d'un but exceptionnel. Devant, les décrochages de Benzema et les mouvements constants des ailiers ont permis aux latéraux de prendre leurs couloirs respectifs et d'apporter le surnombre. Enfin, ce 4-3-3 permet surtout une meilleure assise défensive. Hier, les Pays-Bas n'ont été dangereux qu'à une seule reprise, sur coup de pied arrêté. Certes, cette équipe des Pays-Bas n'avait rien à voir avec un prétendant à la victoire final au Brésil en raison de l'absence de nombreux cadres (Robben, De Jong, retraite de Van Bommel) mais cela prouve la performance tactique de cette équipe de France.

 

  • Benzema est le numéro un

Il avait fait l'objet d'un vaste débat avant le match retour contre l'Ukraine. Manque d'investissement, manque d'efficacité et manque de présence en pointe de l'attaque. Hier, Karim Benzema a répondu de la meilleure manière possible en inscrivant le premier but d'une belle demi-volée (32') et en étant à l'origine du deuxième but français. Très juste techniquement, investi dans le pressing, le Français a clos le débat, ne serait-ce jusqu'au début du Mondial, sur sa place de titulaire en pointe. Habitué au plus haut niveau, actuellement indispensable avec son club du Real Madrid, il semble avoir pris trop d'avance sur son concurrent numéro un, Olivier Giroud. Des prédispositions à confirmer en juin où la France attendra les coups d'éclat de son attaquant dont les performances lors de grandes compétitions internationales n'ont pas encore marqué l'histoire.

 

  • Un groupe déjà quasi complet

Si les blessures épargnent les joueurs du groupe France, on peut légitimement penser que le groupe pour la Coupe du Monde sera un copier-coller du groupe contre les Pays-Bas à quelques exceptions près. La hiérarchie des gardiens est déjà bien établie autour d'Hugo Lloris qui sera capitaine. Derrière, le doute reste permis pour la place de quatrième défenseur central et celle de doublure de Patrice Evra. Pour l'axe, Eliaquim Mangala, titulaire contre les Pays-Bas a marqué beaucoup de points dans sa course à distance avec Eric Abidal, très expérimenté mais en délicatesse à Monaco. A gauche, Lucas Digne a profité du match pour se montrer sérieux et appliqué. C'est Gaël Clichy, le défenseur de Manchester City qui a souci à se faire pour sa place. Enfin, quid de Nasri ? De retour en forme avec son club, il n'est pas indispensable au groupe France. Son profil de meneur de jeu n'entre pas dans le 4-3-3 français et les places pour les couloirs offensifs sont déjà prises par Ribéry et Valbuena. En somme, la fameuse surprise de la liste des 23 pourrait ne pas en être une avec le bon match d'Antoine Griezmann. Juste techniquement, vif et toujours en mouvement, le joueur de la Real Sociedad a apporté un style encore absent en Equipe de France où son profil de gaucher polyvalent devrait lui garantir une place pour Rio.

 

  • Une réconciliation avec le public

Si la qualification contre l'Ukraine avait été marquée par une prestation footballistique aboutie, elle avait également montré une certaine réconciliation entre les joueurs et le public du Stade de France, notamment avec cette Marseillaise improvisée par les joueurs dans le rond central. Si le public du Stade de France n'est pas réputé comme très actif, il a eu le mérite d'encourager les joueurs hier et d'ovationner chaque titulaire à sa sortie, comme pour Mathieu Valbuena, pourtant souvent sifflé sur les pelouses de Ligue 1. De plus, les chiffres d'audimat montrent que près de 7,6 millions de Français ont regardé le match hier avec une part d'audience très importante (31,1% de parts d'audience). Même les quotidiens nationaux semblent suivre le mouvement avec notamment la Une de l'Equipe du 6 mars au titre suggestif : « Il se passe un truc... ». Une satisfaction pour le sélectionneur qui sait qu'un appui populaire important permet généralement de travailler dans une autre ambiance que celles connues par l'Equipe de France entre 2008 et 2012.

 

 

 

 

 



 

Vincent Amalvy et Pierre Galy en master class



Vincent Amalvy et Pierre Galy

 

L'Ecole de journalisme de Sciences Po a le plaisir de vous inviter à la master class de Pierre Galy, chef du reportage Sports de l'AFP, et de Vincent Amalvy, chef du département Sports de l’AFP, de retour des Jeux Olympiques de Sotchi.

 

Sujet de la master class: De l'art de couvrir le sport pour une agence, enjeux commerciaux et défis éditoriaux

 

La master class, ouverte au public dans la limite des places disponibles (inscription obligatoire auprès de Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ) se déroulera le jeudi 6 mars de 18h à 19h30 à l’École de journalisme de Sciences Po, 117 boulevard Saint Germain, 75006 Paris.
 

La présence des étudiants de première année de master en journalisme et du master "Journalism and International Affairs" est obligatoire.

 

  



 

Live à la BBC

par ANTHEAUME Alice

Crédit: AA

Crédit photo: AA

 

C’est la plus grande rédaction qui existe en Europe. Celle de la BBC, installée depuis un an dans la «Broadcasting House», en plein centre de Londres, dans un immeuble art déco qui a fait l’objet d’une décennie de rénovation (et plus d’un milliard de livres) avant de ré-ouvrir ses portes en janvier 2013 pour accueillir ses quelque 6.000 employés. Le pari? Réunir au même endroit, sur 80.000 mètres carrés, les équipes télé, radio, et numérique, ainsi que les studios qui vont avec. Le tout sous des téléviseurs qui diffusent BBC News, BBC World, CNN, Sky News et Al-Jazeera, et face à des écrans qui comptabilisent, minute par minute, le nombre de visiteurs sur tel ou tel contenu posté en ligne.

 

Côté rédaction, cela aboutit à un parterre de plusieurs centaines de personnes, départagées par une ligne imaginaire, une moitié travaillant pour le territoire britannique et l’autre pour l’international. Chacun a un poste dans cet open space géant, avec un ordinateur arrimé à un bras articulé et des écouteurs individuels. Une fourmilière? Vue du haut, comme sur la photo ci-dessus, oui. Mais lorsque l’on s’assoit à un poste, en bas donc, le niveau sonore est, contre toute attente, très raisonnable.

 

>> Lire la suite sur W.I.P. (Work In Progress) >>



 
<< Début < Précédente 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 Suivante > Fin >>

Résultats 222 - 234 sur 1245