Le climat peut-il s'inviter à la table du Conseil Européen?

 Article publié le 20-03-2014 par PEYRONNET Charlotte

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Image diffusée par Greenpeace après l'échec du sommet de Copenhague en 2009

Crédit photo: Flickr/CC/ franzblogtube

 

Le climat doit être le point clé du Conseil Européen ce jeudi et vendredi à Bruxelles. Cet objectif, fixé depuis plus d'un an devrait cependant passer à la trappe... derrière la crise ukrainienne. Les récentes inondations en France et en Angleterre rappellent pourtant que les changements climatiques sont aux portes de l'Europe.

 

Les 28 pays membres de l'Union Européenne sont divisés sur les objectifs climatiques à fixer à l'horizon 2030 alors que neuf Européens sur dix estiment que le changement climatique constitue un «problème grave», selon un sondage de l'Eurobaromètre publié en début de mois.

 

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"Made in France", le documentaire qui interroge les injonctions d'Arnaud Montebourg



Il a vécu pendant un an 100 % Made in France par leparisien

http://videos.leparisien.fr/video/il-a-vecu-pendant-un-an-100-made-in-france-19-03-2014-x1iadzm

Bande annonce du documentaire «Made in France. L'année où j'ai vécu 100 % français» diffusé mercredi 19 mars sur Canal Plus

 

Marinière sur les épaules, béret sur la tête et fois gras dans l’assiette. Est-il possible de vivre 100% Made in France? C’est le défi que s’est lancé Benjamin Carle, journaliste, lors du reportage «Made in France. L'année où j'ai vécu 100 % français» diffusé mercredi 19 mars sur Canal Plus. Si le défi est jugé «aussi excessif qu'instructif» par l’Express, il est aussi compliqué quand 96,9 % de nos produits quotidiens proviennent de l’étranger.

 

Un projet jusqu’au-boutiste, vivre 100% Made in France

 

Première étape, vider son appartement des objets fabriqués à l'étranger, soit 90% de ces objets. Les jeans et les réfrigérateurs n'étant plus fabriqués en France, le journaliste a dû se contenter d'un petit sac plastique accroché à l'extérieur de sa cuisine en guise de garde-manger.

 

Ensuite, il doit lire toutes les étiquettes dans les supermarchés pour connaître l’origine de chaque denrée. Résultat, il doit tirer un trait sur le café et le thé pour son petit déjeuner, et se contenter de chicoré. "Je me suis assez vite désaccoutumé de beaucoup d’objets inutiles. Mais aujourd’hui encore, je tuerais pour un café", reconnaît-il. Rapidement, Benjamin achète des produits de saison sur le marché pour respecter son engagement bleu-blanc-rouge.

 

Enfin, notre cobaye hexagonal doit aussi changer ses habitudes culturelles. Exit David Bowie, Arcade Fire, Mickael Jackson et Daft Punk, groupe français mais produit aux Etats-Unis. Place à Daniel Balavoine, Benjamin Biolay et Téléphone. L'an dernier, il a aussi renoncé à voir le film Gravity, grand gagnant des Oscars 2014 avec sept statuettes. "Un déchirement", selon Benjamin Carle.

 

Le "100% Made in France", un mode de vie cher

 

L’enseignement principal de ce documentaire: les prix sont souvent plus élevés lorsqu'on achète du Made in France. 900 euros pour une dizaine d'habits, un canapé à 900 euros, des enceintes à 1.200 euros, un parapluie bleu et blanc payé 140 euros, la facture grimpe très vite. Pour vivre français, il faut être riche ou opter pour un mode de vie sommaire. Benjamin a ainsi contracté un prêt de 3.000 euros pour pouvoir vivre à peu près normalement.


Le fact checking in situ

 

Au delà de l’inventaire des produits 100% français, son documentaire relève aussi d’une démarche journalistique singulière. Le principe? Prendre au pied de la lettre ce que disent les politiques qui invitent les Français à consommer français. Une démarche à rapprocher avec celle de Super Size Me, sorti en 2004 où un homme se lance le défi de ne manger que dans des fast-foods.

 

"Quand j'ai commencé, Le Parisien Magazine venait de faire sa couverture avec Arnaud Montebourg en marinière. Le ministre appelait les consommateurs à acheter français. Tout le monde parlait de patriotisme économique, j’ai simplement voulu savoir si c’était possible", raconte Benjamin Carle. L’obsession de ce type de journalisme est de connaître la part de fantasmes et de réalités, à l’ère du consomm'acteur, attentif aux conditions de fabrication des biens.

 

Sur Twitter, si certains félicitent la démarche journalistique, d’autres critiquent la vision réductrice du concept Made in France dans un commerce désormais mondial. 

 


 


 

Même avis des experts comme Lionel Fontagnié, le porte parole du groupe d'universitaires le cercle des économistes, qui tempère : "la préférence nationale relève plus de la passion politique que de la stratégie économique". Il précise alors sur un post nommé l'illusion du Made in France que "le protectionnisme à outrance est contre-productif", "pour un pays exportateur, c’est prendre le risque de se mettre à dos l’ensemble de nos partenaires commerciaux".

 

Le journaliste est également accusé par Christophe Lavialle, historien de l'Economie, de faire le jeu du Front national en exacerbant la préférence nationale. Il s’en défend: "à chaque crise, il faut être solidaire. Mais le plus fort, c’est que j’ai eu l’impression de faire une immersion dans une culture et un pays que je ne connaissais pas, la France".

 

Martin Rivoire (en apprentissage à Canal Plus cellule reportage sport)



 

Plus d’élections et de mandats public pour Berlusconi : le destin du Caiman

 Article publié le 19-03-2014 par ORTONA Filippo

 

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Silvio Berlusconi vu par Michele Petrella

 

Suite à sa condamnation définitive pour fraude fiscale en octobre, les juges de la « Corte di Cassazione » (équivalent de la Cour de Cassation française) ont décidé mardi de rejeter les questions d’inconstitutionnalité de la sentence, soulevées par les avocats du « Cavaliere ».

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