Irak: Un instructeur islamiste fait exploser par accident 22 de ses élèves

 Article publié le 11-02-2014 par JACQUOT ALBRECHT Johanna

Cet instructeur de "l'État islamique en Irak et au Levant" a oublié la première règle du terroriste-enseignant : pas de démonstration avec une bombe chargée.

 

 

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Le New York Time a rapporté l'histoire de cet instructeur islamiste (Capture)

 

L'explosion d'une bombe le 10 février dans un camp de "l'Etat islamique en Irak et au Levant" (EIIL) a fait 22 morts et 15 blessés selon le New York Time. Plus insolite, ce serait une erreur humaine qui aurait été à l'origine de l'accident : un instructeur djihadiste aurait oublié de désamorcer sa ceinture d'explosif avant de montrer à ses élèves comment la déclencher.


Derrière l'anecdote, un groupe islamiste « dangereux »

L'instructeur étourdi officiait dans un camp d'entraînement isolé dans une zone rurale de la province de Samarra. D'après les Echos, les djihadistes filmaient une vidéo de propagande quand l'accident est survenu.


Ce camp d'entraînement est l'un des nombreux sites d'EEIL en Irak, où le groupe exerce une importante influence. Anciennement affilié à Al-Qaïda sous le nom d'Al-Qaïda en Irak, le groupe a été récemment désavoué. « EEIL est désormais officiellement le plus grand et le plus dangereux des groupes djihadistes globaux. Rien ne crie plus "extrémistes" que d'être banni par Al-Quaïda » a commenté William McCants, un spécialiste de l'islamisme du Brookings Institution à Washington, au New-York Time.


L'Irak s'enfonce dans la violence

L'influence d'EEIL en Irak, et d'autres groupes islamistes, n'a cessé de croître ces derniers mois, notamment grâce à l'interminable guerre civile de la Syrie voisine. Les djihadistes contrôlent désormais la ville de Falloujah, ainsi qu'une partie de celle de Ramadi, et progressent dans la province d'Anbar.


Selon le Conseil des Relations Étrangères (un think tank américain), 7 818 irakiens ont été tués et 17 891 blessés par des actes de terrorisme ou d'autres violences en 2013, année la plus meurtrière dans le pays depuis 2008.



 

VTC - Taxis : chronologie d'un interminable conflit

par JACQUOT ALBRECHT Johanna

Une nouvelle fois en grève pour protester contre la « concurrence déloyale » des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), les taxis ont paralysé la périphérique parisien toute la matinée du 10 février. Retour sur la genèse d'un conflit qui n'en finit plus.

 

 

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 Une station de taxis à Paris : seuls les taxis peuvent prendre des clients sans réservations (crédits : Johanna J.A)

 

 

Opérations escargots et barrages filtrants dans Paris, les taxis parisiens se sont une fois de plus mobilisés le 10 février pour protester contre le succès des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). Créés en 2009 par la loi de modernisation des services touristiques pour diversifier les modes de transports, ces derniers sont devenus les pires ennemis des taxis.

 

2009 : Naissance des VTC

 

La loi de modernisation des services touristiques met fin au statut des GR (grande remise et tourisme) et instaure le statut de véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC), plus flexible. Contrairement aux taxis, les VTC n'ont pas besoin d'acheter une licence qui peut coûter plus de 200.000 euros sur le marché parisien. Très vite, des entrepreneurs créent des applications mobiles qui permettent de commander sur son téléphone un VTC, qui arrive avec un délai moyen de 7 minutes.

 

Janvier 2013 : Les premières grèves des taxis

 

Des grèves très suivies par les conducteurs de taxis médiatisent le conflit. Les taxis protestent contre ce qu'ils appellent déjà une «concurrence déloyale » et particulièrement contre l'article 44 de la nouvelle loi de financement 2013 de la Sécurité sociale qui prévoit des procédures d'appels d'offres pour les transports de malades assis, notamment auprès des VTC. Ils craignent que les grandes entreprises de VTC, comme Allocab, Le Cab, Chauffeur-privé ou SnapCar, ne puissent proposer des prix trop compétitifs. À Avignon, la compagnie VTC Easy Take propose ainsi des tarifs ultra compétitifs : 7 euros jusqu'à 7 kilomètres, 15 euros jusqu'à 15 kilomètres.

 

28 février 2013 : Le gouvernement cède face aux taxis

 

Le gouvernement recule : les VTC ne feront pas partie des appels d'offres pour le transport des malades.

 
Juin 2013 : Bagarre autour des délais entre la réservation et la prise en charge

 

Les chauffeurs de taxis organisent une nouvelle grève pour le 27 juin. Ils exigent qu'un délai de deux heures entre la réservation et la prise en charge soit imposé aux VTC. Les concernés dénoncent la volonté de tuer leur business. La grève est annulée après une rencontre des représentants des taxis avec le gouvernement, qui annonce vouloir renforcer l'obligation pour les VTC de justifier d'une réservation préalable et introduire un délai de 15 minutes.

 

20 décembre 2013 : L'Autorité de la concurrence en désaccord avec le gouvernement

 

L'Autorité de la concurrence émet un avis négatif (que le gouvernement n'est pas obligé de suivre) sur le projet de décret d'introduction du délai de 15 minutes. L'institution estime qu'il n'y a pas de concurrence déloyale car « les sociétés de VTC se différencient par le prix et la qualité, en proposant des services spécifiques » et « sur le marché de la maraude, les taxis et les VTC ne sont pas en concurrence » du fait du monopole légal des taxis.

 

28 décembre 2013 : Le délai de 15 minutes est obligatoire

 

Le décret relatif à la réservation préalable des voitures de tourisme avec chauffeur paraît au Journal Officiel. Il introduit le délai de 15 minutes, présenté comme une sorte de compromis par le gouvernement. Mais ni les VTC ni les taxis ne sont satisfaits.

 

13 janvier 2014 : Nouvelle grève des taxis, émaillée de violences

 

Les taxis protestent de nouveau contre la concurrence des VTC et le passage de 7 à 10% de la TVA. En marge des opérations organisées, des chauffeurs de taxis s'en prennent à des chauffeurs de véhicule de tourisme.

 

5 février 2014 : Le Conseil d'Etat suspends le délai de 15 minutes

 

Le Conseil d'Etat suspend l'application du délai de 15 minutes, jugeant que le décret « porte une atteinte grave et immédiate aux intérêts économiques » des sociétés de VTC qui se sont tournées vers lui. Toutefois, le Conseil d'Etat ne s'est pas prononcé sur la validité du décret.

 

10 février : Les taxis protestent contre la décision du Conseil d'Etat


 

Être une femme politique : récits de la Turquie à l’Australie en passant par l’Afghanistan

 Article publié le 10-02-2014 par JEAN Diane

A quoi ressemble la vie d'une femme politique au Royaume-Uni, en Afghanistan ou même en Turquie ? L'hebdomadaire britannique The Observer a lancé, ce dimanche 9 février, une série de portraits de ces élues aux quatre coins du monde.

 

 

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 Fawzia Koofi, vice-présidente de l'Assemblée nationale afghane, à Londres, le 17 février 2012.

Crédit photo: Flickr/CC/Chatam House

 

Des femmes d'Afghanistan, d'Australie ou du Royaume-Uni racontent leurs expériences politiques dans une série de portraits publiée, ce dimanche 9 février, par l'hebdomadaire britannique The Observer. Malgré les particularismes nationaux, trois points communs font office de fil conducteur entre ces témoignages. La Sud-Africaine Lindiwe Mazibuko, porte-parole nationale et chef du principal groupe parlementaire d'opposition, et Şafak Pavey, première femme députée en Turquie doivent briser les stéréotypes liés à leur condition féminine. Exaspérées d'être interrogées sur leurs tenues ou leurs coupes de cheveux, ces femmes de pouvoir racontent comment faire de la politique, une sphère le plus souvent empreinte d'un sexisme latent.


Les intimidations sont nombreuses. Fawzia Koofi, vice-présidente de l'Assemblée afghane, a survécu à deux tentatives d'assassinats. D'après The Observer, les Talibans ne supportent pas l'idée qu'une femme puisse envisager la présidence du pays. L'Italienne Laura Boldrini, présidente de la Chambre des députés, raconte avoir reçu un photomontage de son visage sur le corps d'une femme en train d'être violée.

Si l'expérience de ces femmes de pouvoir est marquée par des cultures politiques propres à leur pays, elles ont la conviction que "l'Histoire va dans le bon sens". L'ex Premier ministre australienne Julia Gillard assure ainsi que "ce sera plus facile pour la prochaine et (elle est) fière de ça".

 

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